leçons d’Ukraine et du Moyen-Orient
4 avril 2026Reuters.com
4 avril 2026Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « L’intelligence artificielle réduit-elle vraiment la charge mentale ? – franceinfo ».
Points importants
L’utilisation de l’intelligence artificielle est censée nous faire gagner du temps et nous rendre plus productifs au travail. Or une nouvelle étude américaine montre qu’avec certains usages, l’IA produit l’effet inverse et épuise le cerveau.
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Temps de lecture : 3min
L’étude du cabinet BCG et de l’université de Californie Riverside sur l’utilisation de l’IA au travail a été menée auprès de 1.500 salariés américains dans des grandes entreprises et dans différents secteurs.
Ils ont été interrogés sur leur fréquence d’utilisation de l’intelligence artificielle, leurs expériences professionnelles, ou leurs capacités à s’adapter et à résoudre un problème. Résultat : 14% des salariés affirment avoir déjà ressenti une surcharge cognitive en travaillant avec des outils d’intelligence artificielle, c’est-à-dire le réalité de se sentir complètement submergé, dépassé.
Ils décrivent une sorte de « gueule de bois » du cerveau, une sensation de brouillard mental, accompagnée de difficultés de concentration, d’une prise de décision plus lente et de maux de tête. Et des conséquences bien concrètes, puisque ces derniers sont plus nombreux à déclarer commettre des erreurs et notamment des erreurs importantes.
Mais quel est l’usage de l’intelligence artificielle qui éprouve le plus le cerveau ? L’étude montre que c’est la supervision intensive d’agents IA. Un travailleur qui recourt à l’intelligence artificielle doit en effet vérifier la qualité et la véracité des données produites.
« Or l’IA va à une vitesse fulgurante, et si une personne travaille avec plusieurs outils en même temps, son travail de supervision est décuplé », explique Yann Ferguson, docteur en sociologie à LaborIA, un laboratoire français dédié à l’impact de l’IA dans le milieu professionnel. « Passer très vite d’une tâche à une autre met notre cerveau en difficulté, car ce dernier n’aime pas gérer une grande quantité d’information rapidement. »
La vitesse de l’intelligence artificielle n’est pas adaptée à notre rythme biologique, ajoute Yann Ferguson qui conclut : « Ce type de situation peut créer un épuisement cognitif. » Dans l’étude américaine, un travailleur donne un exemple parlant. En jonglant avec plusieurs outils IA, il avait la sensation d’avoir une douzaine d’onglets ouverts dans sa tête, chacun disputant son attention. Au point de ne plus arriver à travailler.
L’étude montre que, dans certains cas de figure, l’Intelligence artificielle peut nous rendre moins productif. La productivité d’un travailleur décline lorsqu’il travaille avec plus de trois intelligences artificielles. À méditer.
Au vu de ces résultats, les auteurs appellent les managers et les directions à la vigilance. En définissant, par exemple, des limites dans la collaboration entre un humain et une intelligence artificielle. Ils recommandent aussi de concevoir des outils d’IA qui sollicitent moins l’attention et la mémoire, et plus la créativité, l’interaction sociale ou le situation des compétences, bref qui procurent du plaisir.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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