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4 avril 2026Nassira El Moaddem dénonce le « silence » des autorités après les menaces du sénateur Thierry Meignen
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Nassira El Moaddem dénonce le « silence » des autorités après les menaces du sénateur Thierry Meignen ».
Les faits essentiels
Nassira El Moaddem (à gauche) a porté plainte contre l’ancien maire du Blanc-Mesnil Thierry Meignen (à droite) pour menaces de mort.
• la collaborateur dénonce le « silence » des autorités et l’absence de réaction du gouvernement face à ces menaces.
• Dans son livre, elle décrit des pratiques douteuses au Blanc-Mesnil, notamment pour l’attribution des marchés publics.
« C’est un silence des autorités, c’est un silence du gouvernement ». la journaliste spécialisé Nassira El Moaddem, qui a déposé plainte contre le sénateur et ex-maire LR du Blanc-Mesnnil (Seine-Saint-Denis) Thierry Meignen pour menaces de mort, a dénoncé l’absence de réaction des autorités, dans une interview ce samedi 4 avril sur France Inter.
« Je ne comprends pas pour quelle raison, dans ce pays, les autorités ne s’indignent pas lorsqu’une rédacteur est menacée de mort, uniquement, uniquement, pour avoir fait son travail de journaliste », a déploré l’autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, au micro de la radio publique. Les propos de Thierry Meignen auquel Nassira El Moaddem fait référence ont été publiés le 23 mars dans le quotidien Le Monde.
« Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue », avait déclaré le sénateur lors d’un entretien au quotidien du soir, qui précisait dans son article que l’élu de droit avait « laissé éclater sa colère » et répété « six fois » l’expression « fouetter ». « C’est la mienne, je vais vous la ressortir parce que c’est ce qu’elle mérite », avait-il lancé.
L’élu de droite défait lors des municipales
« Toujours choquée », la observateur, qui a déposé plainte dès le lendemain avec son éditeur, souligne que « personne n’a pris la parole », pas même le président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui a saisi le président du comité de déontologie de la chambre haute. Dans son livre-enquête Main basse sur la ville, publié le mois dernier chez Stock, la observateur retrace les deux mandats de Thierry Meignen, qui avait ravi en 2014 ce bastion longtemps tenu par les communistes.
Elle y dénonce des pratiques douteuses, notamment pour l’attribution des marchés publics, la « chasse aux sorcières » visant l’ancienne équipe ou encore le copinage avec l’extrême droite. Autant d’éléments qui ont pu jouer dans la campagne des municipales dans la ville de Seine-Saint-Denis, remportée au second tour par la liste d’union de la gauche menée par le candidat DVG Demba Traoré.
Le soir de sa défaite, Thierry Meignen s’est fait copieusement huer par les supporters de son adversaire, comme l’ont rapporté Le Parisien et Le Monde. « Au revoir ! », « Dehors » ou « Prends tes affaires et rentre chez toi », lui ont-ils notamment lancé. L’ancien maire de droite dénonce pour sa part des « irrégularités majeures » dans le scrutin et annonce un recours pour le faire annuler.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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