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4 avril 2026une pétition contre la loi Yadan auprès de l’Assemblée nationale dépasse les 200.000 signatures
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Un résumé rapide de « une pétition contre la loi Yadan auprès de l’Assemblée nationale dépasse les 200.000 signatures » selon notre rédaction.
Résumé pour le lecteur
Mise en ligne le 18 février 2026, la pétition « Non à la loi Yadan », qui s’oppose à la proposition de loi de lutte contre les formes renouvelées d’antisémitisme, a dépassé 200.000 signatures. Elle est désormais la deuxième pétition la plus signée sur le site de l’Assemblée nationale.
En l’espace de 24 heures, la pétition « Non à la loi Yadan » a pris une énorme ampleur sur le site officiel de l’Assemblée nationale avec 90.000 soutiens supplémentaires. le bulletin – qui recensait ce samedi 4 avril au matin 227.306 signatures – veut mettre fin au projet de loi porté par la députée Caroline Yadan, visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ».
Cette proposition de loi n°575, déposée par 128 députés le mardi 19 novembre 2024, est notamment soutenue par l’actuelle ministre Aurore Bergé, ainsi que par les anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Michel Barnier.
Mais ce texte, inscrit à l’ordre du jour du jeudi 16 et du vendredi 17 avril, suscite de fortes contestations depuis plusieurs mois. La Ligue des droits de l’Homme a notamment appelé à voter « contre la dangereuse loi Yadan ».
Mise en ligne le 18 février 2026 par Alexandre Balasse, la pétition invite les députés à refuser « ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestien.ne.s. » En cause notamment, l’objectif d’élargissement du délit d’apologie du terrorisme avec la création d’un délit de négation d’un État.
« Appeler à la destruction de l’État d’Israël, c’est mettre en danger la vie d’un peuple, ce qui ne peut plus être toléré », avait affirmé Sébastien Lecornu, en faveur du projet de loi, en marge du 40e dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), le 20 février.
« Un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël »
La proposition de loi prévoit notamment de modifier l’article 421-2-5 du Code pénal afin de punir de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende le observation de provoquer « indirectement » des actes de terrorisme. Concernant la négation d’un État, le texte prévoit une peine similaire en cas de provocation directe ou indirecte à « la destruction d’un État ».
« Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs », justifie le parution. « L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble », soutient le texte.
Du côté des opposants, Rima Hassan, eurodéputée La France insoumise, a fustigé « un nouveau seuil franchi en matière d’atteinte à la liberté d’expression » si la loi venait à être promulguée.
« On remarque un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme) », dénonce la pétition « Non à la loi Yadan », qui rappelle qu’il faut « lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces ».
Selon la pétition, le projet de loi empêcherait « tout soutien à la cause palestinienne » et « le travail des journalistes et des chercheur.e.s ». Sa promulgation renforcerait, selon les signataires, « la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international », tout en desservant « la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahu ».
Si cette pétition dépasse la barre symbolique des 500.000 signatures, issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, la Conférence des présidents de l’Assemblée aura la possibilité d’organiser un débat public au sein de l’hémicycle.
Récemment, la pétition contre la loi Duplomb a fait l’objet d’une discussion sans vote à l’Assemblée nationale, le 11 février 2026, après avoir recueilli plus de 2 millions de signatures. À l’heure actuelle, la pétition « Non à la loi Yadan » est la deuxième la plus soutenue après une autre sur la loi Duplomb, mais juste devant celle réclamant la destitution du président de la République, Emmanuel Macron.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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