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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « À l’Assemblée, la conférence des présidents aura rarement été autant mise sous pression ».
Analyse rapide
IAN LANGSDON / AFP
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet le 11 avril 2026.
C’est une instance plutôt méconnue de l’Assemblée nationale. Tous les mardis matins, les présidents de groupe parlementaire se réunissent autour de Yaël Braun-Pivet pour fixer le calendrier des prochains jours et trancher d’éventuels sujets de friction.
Se côtoient ainsi notamment Marine Le Pen, Mathilde Panot, Boris Vallaud, Laurent Wauquiez, Éric Ciotti et Gabriel Atal. Si rien (ou presque) ne filtre de cette conférence des présidents, on sait parfois à l’avance quelles questions seront au menu des discussions. Ainsi, mardi 14 avril, au moins deux sujets sensibles seront à trancher.
Le premier concerne la pétition contre la loi Yadan, du nom de la députée apparentée Renaissance Caroline Yadan, élue des Français de l’étranger. Cosignée par 128 députés, sa proposition de loi prétend lutter contre les « formes renouvelées » de l’antisémitisme, définies dans l’exposé des motifs comme « l’appel à la destruction d’Israël et sa comparaison à un régime nazi ». Mais ses (nombreux) détracteurs lui reprochent de faire un « amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël ». Et surtout de porter atteinte à la liberté d’expression.
Une pétition a donc été lancée en ligne, réunissant près de 700 000 soutiens. Un chiffre considérable, qui en fait le texte le plus signé sur le site de l’Assemblée après celui s’opposant à la loi Duplomb. Cette fois, la pétition est néanmoins inédite puisqu’elle intervient avant même que le texte ait commencé à être examiné dans l’hémicycle. Les députés doivent en effet s’y pencher les 16 et 17 avril.
Le seuil des 500 000 signatures ayant été franchi, l’Assemblée peut organiser un débat autour du texte de la pétition. Encore faut-il que les présidents de groupe l’acceptent. Ce sera le sens des discussions en conférence mardi matin. « Le débat est de droit dans l’hémicycle », assure Mathilde Panot, la cheffe de file des insoumis. La France insoumise a beaucoup soutenu la pétition, la relayant sur les réseaux sociaux et insistant sur chaque franchissement symbolique. Elle devrait être rejointe dans son combat par Stéphane Peu (PCF) et Cyrielle Chatelain (Les Écologistes). Le règlement précise que la conférence des présidents « décide seule et qu’aucun recours n’est possible ».
Une demande « solennelle »
Sur un tout autre registre, la conférence des présidents sera amenée à se saisir (ou non) d’une loi transpartisane déposée fin janvier. Portée par les députés Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance), celle-ci entend lutter contre les violences dans les établissements scolaires. Dans le sillage de l’affaire Bétharram, qui avait fait grand bruit lorsque François Bayrou était à Matignon, le texte reconnaît solennellement les victimes, prévoit la création d’un fonds d’indemnisation et renforce le contrôle des établissements.
Il a été signé par plus de 150 députés issus de neuf groupes différents, mais commence à prendre la poussière sur un bureau de l’Assemblée. Et pour cause : une conférence des présidents réunie fin janvier avait refusé de l’inscrire à l’ordre du jour.
Ce dimanche 12 avril, plusieurs collectifs de victimes lancent donc un appel dans les colonnes de La Tribune dimanche pour que l’Assemblée examine enfin ce texte important. « Nous demandons solennellement aux membres de la conférence des présidents qui se réuniront le mardi 14 avril d’inscrire la proposition de loi à l’ordre du jour de la semaine transpartisane de mai », écrivent notamment Éric Arassus, ancien élève de Bétharram, ou Françoise Gullung, ex-enseignante lanceuse d’alerte dans l’établissement privé catholique.
Selon eux, si les présidents de groupe décidaient une fois de plus de refuser l’examen du texte, « ce serait le signe d’une indifférence glaçante qui favoriserait la loi du silence autour de ces violences ». « Les représentants de la Nation doivent se montrer à la hauteur de l’enjeu. Il est temps que les enfants soient enfin protégés par les lois de la République », estiment-ils. On saura mardi midi si cette volonté d’accentuer la pression a porté ses fruits.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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