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14 avril 2026La défaite cinglante du nationaliste Viktor Orban en Hongrie peut-elle avoir une influence sur l’avenir du Rassemblement national ?
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Un regard éditorial sur « La défaite cinglante du nationaliste Viktor Orban en Hongrie peut-elle avoir une influence sur l’avenir du Rassemblement national ? » pour mieux comprendre l'article.
À savoir
Beaucoup aimeraient voir dans la chute du nationaliste hongrois le signe d’un recul des populismes en Europe. Qu’en est-il réellement ?
A-t-on vraiment tort de considérer que la défaite de Viktor Orban n’éclaire en rien la situation politique en France ? Certes, cet échec du Premier ministre hongrois est avant tout la résultante d’une équation personnelle.
L’usure du pouvoir l’explique en partie, tout comme la corruption qui ronge le pays. Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondage Ipsos BVA, explique : « Cette défaite est liée à un épuisement après seize ans passés à la tête de la Hongrie. De plus, Orban paye une politique antieuropéenne qui a privé le pays d’aides importantes. Enfin, on lui a reproché ses liens avec la Russie ».
Victime de ses propres outrances
Pour le sondeur, « on ne peut pas comparer » la politique menée par le leader hongrois et celle impulsée par Marine Le Pen. « Ils n’ont pas les mêmes positionnements. Orban a été victime de ses propres outrances antieuropéennes alors qu’à l’inverse, si le RN est passé de 20 à 30 % d’intentions de vote dans les enquêtes, c’est justement parce qu’il a su gommer son antieuropéanisme. Au RN, plus personne n’évoque la possibilité de quitter la zone euro ou l’Union européenne ».
Stéphane Zumsteeg ajoute enfin que « les dirigeants du RN ont aussi compris qu’ils devaient prendre leurs distances vis-à-vis de la Russie, ils ont d’ailleurs critiqué l’intervention en Ukraine ».
La chute de Viktor Orban n’est pourtant pas un bon signal pour le RN. Le leader d’extrême droite a en effet été un soutien financier pour le Rassemblement national. Fin 2021, Marine Le Pen recevait un « prêt de 10,6 millions d’euros » accordé par la banque magyare MKB, propriété de l’oligarque Lorinc Meszaros, ami de Viktor Orban.
De plus, la perte de l’allié hongrois prive le Rassemblement national d’un argument fort en vue de la campagne de 2027, car elle amoindrit les chances du RN de « faire advenir » une « nouvelle majorité qualifiée à Bruxelles.
L’amorce d’un recul des populismes ?
Enfin, beaucoup aimeraient voir dans la chute du président hongrois le signe d’un recul des populismes en Europe.
Elle n’arrive en effet pas seule : le Néerlandais Geert Wilders (Parti pour la liberté) a été devancé aux élections législatives de 2025 et l’Italien Matteo Salvini est à la peine dans les sondages.
D’ailleurs, sur France Inter, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy a refusé toute « surinterprétation » des résultats. « La position du RN est avant tout de prendre acte du choix des peuples et de travailler avec les gouvernements quels qu’ils soient », a-t-il déclaré, masquant mal la déception de son parti.
Mais à en croire Stéphane Zumsteeg, les électeurs, eux, « ont plutôt les yeux braqués sur l’Italie où ils voient qu’avec Giorgia Meloni les choses se passent plutôt bien. Ils sont plus attentifs à ça qu’à ce qui se passe dans un pays plus éloigné comme la Hongrie ». Les élections hongroises ne seraient donc pas un signal politique fort en vue de 2027.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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