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Voici les éléments principaux de « Montée des eaux à Venise : quelles solutions et quels sacrifices pour l’avenir ? » pour nos lecteurs.
Éléments essentiels
Venise est depuis plusieurs années menacée par la montée des eaux. Une étude publiée vendredi 17 avril 2026 dans la revue Scientific ReportsOuverture dans un nouvel onglet met des chiffres précis sur cette réalité : l’eau montait actuellement de 30 centimètres par siècle, ce sera de 40 à 80 centimètres d’ici à 2100 et le rythme continuera de s’accélérer ensuite. Au-delà des chiffres, cette étude montre qu’à terme, Venise ne pourra pas être sauvée telle qu’elle existe aujourd’hui. Entre l’économie, le tourisme, la nature et le patrimoine, des choix douloureux devront être faits.
Cependant, les hypothèses de montée des eaux évoquées ne sont pas les plus pessimistes, il existe également un scénario cauchemardesque, explique Gonéri le Cozannet, membre du Giec et co-auteur de l’étude. « Il existe une incertitude sur le réalité que certaines parties de l’Antarctique pourraient commencer à s’effondrer dès la deuxième partie du 21e siècle », révèle-t-il. « Dans ce cas-là, on peut imaginer des scénarios bien au-delà du mètre, peut-être jusqu’à autour de 1,80 mètre dès 2100. Mais c’est juste un indication de passage, le niveau de la mer continuera à monter pendant des siècles jusqu’à dépasser 1,50 mètre, 2 mètres, 3 mètres… »
Des décisions qui impliquent des sacrifices
Aujourd’hui, lors des périodes de brusque montée des eaux, Venise active « Moïse » : une barrière mobile qui protège la ville, mais, ce système présente plusieurs inconvénients. Si l’eau monte au-delà d’1,70 mètre, il sera dépassé. Moïse isole également le port à chaque fois qu’il est érigé. Comme il est appelé à être utilisé de plus en plus souvent, le port de Venise ne sera bientôt plus viable économiquement.
« Fermer la lagune » ou « entourer la ville de Venise d’un anneau, une sorte de digue » sont deux autres solutions potentielles pour sauver la ville, révèle Gonéri le Cozannet. Cependant, quelle que soit la solution retenue face à l’élévation de la mer, elle implique des sacrifices. « Est-ce que l’on veut sauver les monuments de Venise, les écosystèmes à l’intérieur de la lagune, l’activité économique ou le bien-être des habitants ? On ne peut pas tout sauver. » En entourant, par exemple, la ville d’un anneau circulaire avec une digue, « il y aura forcément une perte pour le tourisme, par contre vous préservez dans une certaine mesure des écosystèmes lagunaires », mais si au contraire, « vous fermez complètement la lagune, les écosystèmes lagunaires, et toute la pêche qui va avec sont perdues. »
Une ultime solution
Le débat politique doit donc rapidement s’ouvrir, car la menace est proche, et les solutions prendront du temps et de l’argent. Les options retenues, se chiffrent en dizaines de milliards d’euros. Entre le moment des discussions sur la création de l’actuel système Moïse et sa mise en place, il s’est écoulé 50 ans, pour un coût d’environ 6 milliards d’euros.
Les chercheurs lèvent également un tabou : la solution ultime. Si l’eau monte trop haut et trop vite, il faudra démonter Venise en « relocalisant certains bâtiments. » Une solution à « plus long terme », révèle Gonéri le Cozannet. « Ce sont des choses qui ont déjà été faites dans d’autres contextes, par exemple à Abou Simbel en Égypte. Il faut accepter l’idée que Venise est submergée, mais on sauve des bâtiments emblématiques que l’on remet plus loin dans la terre. » Une solution qui entrainerait la perte de Venise dans son contexte historique. « On estime que l’on ne se posera pas cette question avant d’avoir probablement plusieurs mètres d’élévation du niveau de la mer, donc pas avant au moins une centaine d’années »
Le problème se trouve en partie dans le succès touristique de la ville, avec 22 millions de touristes par an, c’est une partie de l’activité humaine qui contribue en plus à l’affaissement du terrain.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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