
Obama rencontre le maire de New York Mamdani en personne pour la première fois lors d’un événement pré-K dans le Bronx
19 avril 2026
Au semi-marathon de Pékin, un robot bat le record du monde d’un humain
19 avril 2026détroit d’Ormuz fermé, Trump dénonce un “chantage”, négociations difficiles… Le point sur la situation
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « détroit d’Ormuz fermé, Trump dénonce un “chantage”, négociations difficiles… Le point sur la situation ».
Ce qu’il faut observer
Des pétroliers ancrés dans le détroit d’Ormuz, au large des côtes de l’île de Qeshm, en Iran, le 18 avril 2026. ASGHAR BESHARATI/AP/SIPA
S’abonner
L’Iran verrouille à nouveau ce dimanche 19 avril le détroit stratégique d’Ormuz en représailles à la poursuite du blocus de ses ports par les Etats-Unis, à trois jours de l’expiration du cessez-le-feu entre les deux pays et alors que Téhéran juge un accord de paix encore lointain.
• L’Iran verrouille le détroit d’Ormuz
L’Iran a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
Peu après cette annonce, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs. « Toute tentative d’approche du détroit d’Ormuz sera considérée comme une coopération avec l’ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible », ont fait savoir les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran.
Après plus d’un mois d’une guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et gravement perturbé l’économie mondiale, l’annonce de la réouverture du détroit vendredi avait donné un coup de fouet aux marchés financiers et provoqué un fort repli des cours du pétrole. Le nouveau durcissement, qui risque de provoquer de nouveaux remous sur les marchés mondiaux lorsqu’ils rouvriront lundi.
• Trump dénonce un « chantage »
« Ils jouent au plus malin », a réagi le président américain Donald Trump, dénonçant un « chantage ».
« Ils ne peuvent pas nous faire chanter », a-t-il tempêté. Plus tôt, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, avait déclaré que les États-Unis ne pouvaient « imposer un siège » sur le détroit d’Ormuz.
• Négociations difficiles
Ce regain de tension intervient en plein ballet diplomatique pour faire revenir l’Iran et les Etats-Unis à la table des négociations, après une première séance qui s’était terminée sur un échec le 12 avril à Islamabad. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, a dit « travailler sans relâche » à cette fin, au côté du Pakistan.
Donald Trump avait assuré vendredi que l’Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi, un enjeu crucial, ce qu’a démenti Téhéran. Et si le président américain a encore fait état samedi de « très bonnes conversations » avec Téhéran, le son de cloche est, là encore, très différent côté iranien.
« Nous sommes encore loin d’avoir bouclé le débat », a déclaré samedi soir le puissant président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui avait participé aux négociations d’Islamabad face à une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance. « Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens », a-t-il ajouté.
Lors de la rencontre d’Islamabad, qui était celle de plus haut niveau entre les deux pays depuis la Révolution iranienne de 1979, « nous avons souligné que nous n’avons absolument aucune confiance dans les Etats-Unis », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, qui les a exhorté à « renoncer à l’unilatéralisme et à l’esprit d’imposition dans leur approche du dialogue ».
• Un soldat français tué au Liban
Au Liban, l’autre front de la guerre, un militaire français a été tué samedi et trois autres blessés, dont deux grièvement, dans une embuscade contre des Casques bleus dans le sud du pays. L’attaque, survenue au lendemain de l’entrée en vigueur d’une trêve de dix jours au Liban, a été attribuée au Hezbollah pro-iranien, qui a toutefois nié toute implication.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a « condamné fermement » l’attaque qui a coûté la vie à un Casque bleu français dans le sud du Liban et en a blessé trois autres. « Il s’agit du troisième incident, en l’espace de quelques semaines, ayant entraîné la mort de Casques bleus » de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a-t-il dénoncé, selon un communiqué de son porte-parole.
• Regain de tensions au Liban
Samedi, l’armée israélienne a annoncé avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, et avoir « éliminé une cellule terroriste » opérant à proximité de ses troupes. Elle a aussi annoncé la mort de deux de ses soldats dans la région depuis le début de la trêve.
« Un cessez-le-feu signifie une cessation complète de toutes les hostilités. Comme nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et ils répondront aux violations », a déclaré le chef du Hezbollah Naïm Qassem, affirmant qu’une trêve ne pouvait être « unilatérale ».
Dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, de nombreux habitants ont profité de l’accalmie pour revenir inspecter leurs maisons, avant de retourner vivre sous des tentes sur le front de mer, craignant une reprise des frappes israéliennes à tout moment. « J’ai peur de rentrer chez moi parce que la situation est toujours instable », a confié à l’Agence France presse (AFP) Samah Hajoul, une mère de quatre enfants, dans sa maison aux vitres ont été brisées par les bombardements.
La guerre au Liban a débuté le 2 mars lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en représailles à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Les frappes israéliennes ont fait au moins 2 300 morts et déplacé plus d’un million de personnes, selon les autorités.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

9999999
