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20 avril 2026Donald Trump envoie ce lundi une délégation menée par JD Vance au Pakistan pour discuter avec l’Iran
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Quelques points clés à retenir concernant « Donald Trump envoie ce lundi une délégation menée par JD Vance au Pakistan pour discuter avec l’Iran ».
Points essentiels
Pour l’heure, Téhéran a affirmé ne pas souhaiter participer aux négociations avec Washington à Islamabad, sur fond d’affrontements dans le détroit d’Ormuz.
La veille de l’expiration du cessez-le-feu, Donald Trump envoie une délégation américaine au Pakistan pour relancer les pourparlers de paix avec l’Iran, qui ne compte pas participer aux négociations, selon la télévision d’État iranienne.
Le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit mais qui se sont soldées par un échec, sera de nouveau accompagné des deux émissaires habituels de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner. Annonçant leur arrivée lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l’Iran un «deal raisonnable» et qu’en cas de refus, «les États-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran».
«Aucune perspective claire»
L’Iran a affirmé qu’il n’avait «actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-États-Unis». L’agence officielle Irna a indiqué qu’il n’existe «aucune perspective claire de négociations fructueuses», et plusieurs médias iraniens avancent qu’une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers. Le puissant président du Parlement iranien et chef de l’équipe de négociation, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lui fait état de «nombreuses divergences».
Dans l’attente d’une confirmation ou non sur la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l’AFP, notamment près des hôtels les plus sécurisés de la capitale pakistanaise.
À Téhéran, par un temps pluvieux, les habitants prennent leur mal en patience dans des embouteillages monstres, signe d’un certain retour à la normalité. Mais l’inquiétude est là et l’incertitude domine les conversations. La défiance envers Washington est forte dans le pays, cible de frappes israélo-américaines en juin 2025 puis du 28 février au 8 avril, au moment où Iran et États-Unis étaient engagés dans une série de discussions.
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Affrontements dans le détroit d’Ormuz
Si les bombardements ont cessé, Washington et Téhéran continuent de s’affronter autour du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite d’ordinaire un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. L’Iran a annoncé samedi en reprendre «le strict contrôle», revenant sur sa décision de la veille de rouvrir ce passage stratégique.
Les États-Unis continuent d’appliquer un blocus des ports iraniens et Donald Trump a annoncé dimanche qu’un destroyer américain avait tiré sur un cargo iranien dans le golfe d’Oman avant d’en prendre le contrôle.
Le cargo Touska, battant pavillon iranien et venant de Malaisie, «a tenté de franchir notre blocus maritime, mais cela ne s’est pas bien passé pour eux», a écrit le président américain sur Truth Social. Il avait auparavant dénoncé comme «une violation totale du cessez-le-feu !» des attaques attribuées à l’Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz. Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l’objet samedi de «tirs de semonce», a indiqué dimanche à l’AFP le groupe français de transport maritime.
Passages réduits à zéro dimanche
Les passages du détroit étaient réduits à zéro dimanche, selon le site Marine Traffic. Deux méthaniers se sont approchés de l’île iranienne de Larak en début de matinée avant de faire demi-tour, d’après les données de cette plateforme de suivi des mouvements de navires. L’Iran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que «les États-Unis répondraient en levant le blocus», relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l’université américaine Johns Hopkins. Mais son maintien «n’a fait que nourrir la suspicion de l’Iran» sur le événement que les discussions d’Islamabad «ne sont qu’une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire», ajoute-t-il sur X.
D’autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au cœur du différend. Selon Donald Trump, l’Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu’a démenti Téhéran. «Trump dit que l’Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (…) Qu’est-ce qui lui prend de vouloir priver l’Iran de ses droits?», a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l’agence Isna. Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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