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21 avril 2026Guerre au Moyen-Orient : « C’est la plus grosse crise de l’histoire », affirme Fatih Birol, directeur de l’AIE
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
L'équipe éditoriale a étudié « Guerre au Moyen-Orient : « C’est la plus grosse crise de l’histoire », affirme Fatih Birol, directeur de l’AIE » et partage son avis.
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« C’est effectivement la plus grosse crise de l’histoire », affirme Fatih Birol, directeur de l’Agence international de l’énergie (AIE), mardi 21 avril, sur France Inter, après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient marqué par une forte hausse des prix de l’énergie et des carburants. « Si vous combinez cette crise pétrolière, la crise du gaz avec la Russie, c’est déjà une crise énorme, mais ce n’est pas simplement le pétrole et le gaz, c’est également les engrais, les pétrochimiques, le souffre, tous ces produits qui vont manquer, pousser l’inflation dans le monde entier, et notamment dans les pays émergents et en développement, cela va freiner la croissance », précise de Fatih Birol.
Le marché de l’énergie, « c’est des dizaines de trillions de dollars qui sont à la merci d’une poignée de personnes, d’une centaine de personnes qui ont des canons, qui surveillent un détroit d’une cinquantaine de kilomètres de large, enfin c’est absurde », déplore le directeur de l’AIE. Quand le détroit d’Ormuz sera à nouveau ouvert, il faudra « deux ans » avant « un retour à la normale » des prix de l’énergie, affirme le directeur de l’AIE. Fatih Birol estime que « les choses ne se rétabliront pas rapidement » et que « ce sera très progressif » car « le marché de l’énergie sera très volatile ». Il redoute des « conséquences terribles pour tout le paysage mondial de l’économie ».
Les pays en développement seront les plus touchés
Le directeur de l’AIE « s’inquiète beaucoup plus pour l’Afrique que pour l’Europe ». Une crainte qui s’applique également aux « pays émergents comme le Bangladesh, le Pakistan qui vont rencontrer de réelles difficultés ». Selon Fatih Birol, « ça va commencer par un ralentissement de la croissance économique dans ces pays, une perte d’emploi, un chômage qui va se généraliser » avant de se transformer en « spirale de la dette ».
Comme beaucoup d’autres pays, la France est confrontée à une forte augmentation des prix des carburants. « La population française pourra souffrir parce qu’il y aura des prix à la pompe plus élevés, mais enfin, si les choses continuent, ce qui va s’aggraver, c’est l’inflation en général et il y aura des effets négatifs sur le pouvoir d’achat », souligne Fatih Birol.
Même si cette crise des énergies pèse sur l’économie mondiale pendant plusieurs années, elle représente aussi « l’opportunité de retracer la carte énergétique mondiale », assure Fatih Birol. Selon lui, les « gagnants » seront « les renouvelables », « le nucléaire », mais aussi « les voitures électriques ». « En plus de cela, je crois qu’il y aura des pays asiatiques qui pourront se servir davantage du charbon, leur propre charbon qui coûtera moins cher », ajoute le directeur de l’AIE.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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