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22 avril 2026Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « les images impressionnantes du procès du gang MS-13 au Salvador ».
Points essentiels
Quelque 486 membres présumés du gang de la Mara Salvatrucha (MS-13) sont jugés depuis lundi 20 avril au Salvador, lors d’un procès de masse. Plusieurs fondateurs et dirigeants du gang figurent parmi les accusés.
La justice du Salvador a ouvert lundi 20 avril un procès contre quelque 486 membres présumés de la Mara Salvatrucha (MS-13), parmi lesquels figurent plusieurs fondateurs et dirigeants. Il s’agit du premier procès collectif visant le haut commandement d’un gang dans le pays.
Les procès de masse se multiplient au Salvador, où environ 91.000 personnes sont détenues sous le régime d’exception mis en place il y a quatre ans par le président Nayib Bukele dans le cadre de sa « guerre » contre les gangs.
Les images de l’audience ouverte lundi montrent des centaines d’accusés vêtus de blanc, assis les uns à côté des autres, les pieds entravés. Crâne rasé et masque sur le visage, ils comparaissent virtuellement.
Plus de 70 accusés en fuite
Selon les autorités, 413 d’entre eux sont détenus au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), la méga-prison pour membres de gangs construite par le gouvernement Bukele. Des mandats d’arrêt ont par ailleurs été émis contre 73 accusés en fuite.
Parmi les milliers de crimes attribués au MS-13 figure l’ordre de tuer 87 personnes lors d’un week-end de mars 2022. Le parquet général a évoqué dans un communiqué 486 accusés à qui sont imputés « 47.000 délits et crimes commis entre 2012 et 2022 », dont 29.000 homicides.
Le MS-13 et son rival, le Barrio 18, considérés comme des organisations « terroristes » par les États-Unis et le Salvador, ont à une époque contrôlé 80% du territoire national, selon Nayib Bukele.
La Mara Salvatrucha est également poursuivie pour le « délit de rébellion », car ses membres « cherchaient à maintenir le contrôle territorial afin d’établir un État parallèle », portant ainsi atteinte à « la souveraineté nationale », selon le parquet.
Le parquet vise « les peines maximales »
Le parquet a dit disposer de « preuves abondantes pour demander les peines maximales », sans préciser s’il s’agira de la réclusion à perpétuité qui entrera en vigueur dimanche pour punir les meurtriers, les violeurs et les « terroristes », en vertu d’une réforme approuvée récemment.
D’après le Guardian, l’un des accusés pourrait être condamné à une peine maximale de 245 ans de prison s’il était reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation.
Nés dans les rues de Los Angeles, aux États-Unis, au début des années 1990, les gangs ont terrorisé le Salvador pendant plus de trois décennies, se livrant à l’extorsion, au trafic de drogue, aux exécutions sur commande, au trafic d’armes et à d’autres activités illégales. Selon Nayib Bukele, ces groupes ont assassiné sur cette période quelque 200.000 personnes, en incluant les 80.000 personnes déclarées disparues.
Le président du Salvador s’est rendu populaire en mettant fin à la terreur des gangs, mais des ONG dénoncent 500 morts en prison, des actes de torture et des milliers d’arrestations d’innocents sous l’état d’exception, lequel permet des interpellations sans mandat judiciaire.
Human Rights Watch (HRW) et Cristosal critiquent également les procès collectifs en raison du risque que des innocents soient condamnés. De récentes réformes de la loi sur le crime organisé n’individualisent pas la responsabilité pénale et ont supprimé l’audience d’examen des preuves.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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