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23 avril 2026Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « À Poissy, la colère contre Stellantis, accusé d’avoir « mené l’industrie à la poubelle » ».
Points clés à retenir
« Les surcapacités, ce sont eux qui les ont créées ! » Au moins 300 personnes ont manifesté ce jeudi 23 avril dans les rues de Poissy (Yvelines) contre l’arrêt programmé de la fabrication de voitures à l’usine Stellantis de la ville, dénonçant une « casse de l’emploi » et accusant le constructeur d’avoir mené « l’industrie à la poubelle ».
Devant la mairie de Poissy, les prises de parole de représentants syndicaux se sont succédées au fil de la matinée, avant le départ du cortège en direction de l’usine. Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, les salariés partagent au micro du HuffPost leur colère de voir le dernier site d’assemblage de voitures en Île-de-France s’arrêter à l’horizon 2028. Les syndicats mobilisés réclament l’attribution d’une nouvelle voiture pour l’usine, électrique s’il le faut, lorsque les derniers exemplaires d’Opel Mokka et de DS3 seront livrés.
« On tient à envoyer un message clair à la direction Stellantis ainsi qu’aux pouvoirs publics (…) pour leur dire que l’activité de Poissy et sa pérennité (sont) une ligne rouge à ne pas franchir », a lancé Omar El Mhane, syndicaliste de la section de l’Unsa de Poissy.
« Une industrie en train de flancher »
Les syndicats SUD, Unsa et CGT, qui ont totalisé 38 % des voix sur ce site aux dernières élections professionnelles, avaient appelé à la grève et à cette manifestation pour défendre le site de production. Celui-ci deviendra un centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules, et conservera 1000 postes ouvriers sur 1925 aujourd’hui. « Il y a quelques années, on était plus de 17 000, aujourd’hui on passe à 1000, demain on va passer à moins de 1000, et sur le long terme, ça sera une vingtaine de personnes sur le site », avertit Omar El Mhane.
Pour Jonathan Dos Santos, de la CGT, c’est « une casse de l’emploi ». « On est en colère : la direction annonce qu’il n’y aurait plus de production de véhicules après 2028 et qu’il n’y aurait que des activités, sans trop dire ce que ce sera », déplore-t-il. Pour Radia Chikri, représentante SUD, Stellantis a « indirectement annoncé la fermeture de l’usine ». « Tout le monde s’inquiète pour son avenir », selon elle.
Le député François Ruffin (Debout !), candidat à une primaire de la gauche en vue de la présidentielle, était également présent à Poissy. Pour lui, la situation locale est « l’illustration de toute une industrie qui est en train de flancher (…). Pourquoi ? C’est un choix de nos dirigeants politiques et économiques depuis 40 ans. Ils ont fait le choix de se débarrasser de l’industrie, c’était le passé, c’était dépassé. Ils s’en sont débarrassés ».
D’autres usines françaises de Stellantis ont été le théâtre de mobilisations jeudi, notamment à Metz (Moselle), Vesoul (Haute-Saône) et Sochaux (Doubs). Mais à la mi-journée, les lignes de production fonctionnaient normalement sur l’ensemble des sites Stellantis, selon la direction du groupe.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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