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24 avril 2026Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Pétrole, inflation, aviation… La guerre d’usure au Moyen-Orient pèse déjà sur l’économie ».
Résumé des éléments principaux
La situation s’enlise au Moyen-Orient. Le blocus américain répond au blocus iranien et l’on semble se diriger, vendredi 24 avril, vers une guerre d’usure. Conséquence immédiate : le baril s’installe au-dessus des 100 dollars. Les prix à la pompe ne baissent pas. Ils restent proches des 2 euros pour l’essence et dépassent les 2,20 euros pour le gazole. Difficile, dans ce contexte, d’entrevoir une accalmie dans les stations-service.
Selon le spécialiste des questions énergétiques Thierry Bros, « on a perdu l’équivalent d’un million de barils par jour sur un an », soit 365 millions de barils en moins depuis le début du conflit. À ce rythme, le prix du pétrole pourrait être encore plus élevé en mai. On en voit déjà les effets sur l’inflationOuverture dans un nouvel onglet : un note de plus en seulement un mois, pour atteindre 1,7%, avec le pétrole comme principal responsable. L’économiste Christian Parisot l’assure : « il y aura forcément un réaction sur le pouvoir d’achat, parce que le choc est trop violent, plus il dure plus l’impact sera violent ».
**Le transport aérien déjà en première ligne
Les conséquences concrètes apparaissent déjà dans le transport aérien, avec une pénurie de kérosène qui pointe. Les compagnies augmentent leurs prix les unes après les autres : Air France-KLM et United Airlines l’ont déjà annoncé, Ryanair et EasyJet veulent suivre. Un spécialiste du secteur en donne un exemple : un billet pour Chypre en mai coûtait moins de 300 euros auprès d’une compagnie low-cost. Le vol, jugé pas assez rentable, est annulé. Résultat : un nouveau billet auprès d’une compagnie classique, est facturé, cette fois, 1 500 euros, soit cinq fois plus cher.
C’est le coût de notre dépendance. Le kérosène n’est pas produit en Europe, qui en importe la moitié du Moyen-Orient en temps normal. Avec les perturbations actuelles, les prix flambent : la tonne est passée de 750 dollars avant le conflit à 1 900 dollars aujourd’hui. Face à ces niveaux, certains ne pourront plus prendre l’avion, et des compagnies, devenues moins profitables, pourraient rester clouées au sol, voire faire faillite. Le patron de Ryanair l’affirme : « si le pétrole reste à ces niveaux, deux ou trois compagnies aériennes européennes pourraient faire faillite cet automne ». Une perspective qui peut faire sourire certains acteurs du secteur, jusqu’au moment où les clients, eux aussi, ne pourront plus payer.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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