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27 avril 2026avec la fermeture du détroit d’Ormuz, les nouvelles voies commerciales en Syrie pour le pétrole irakien – franceinfo
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « avec la fermeture du détroit d’Ormuz, les nouvelles voies commerciales en Syrie pour le pétrole irakien – franceinfo ».
Les points essentiels à retenir
Un contrat inédit a été signé entre la Syrie et l’Irak. Des centaines de camions-citernes irakiens traversent désormais la Syrie pour rejoindre une raffinerie sur la côte méditerranéenne.
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« C’est comme ça sur 30 kilomètres. » Sur la route de la raffinerie de Baniyas en Syrie, des centaines de camions-citernes sont garés sur le bas-côté. Face à la fermeture du détroit d’Ormuz, de nouvelles routes s’ouvrent pour exporter le pétrole irakien, dont l’économie dépend fortement de ses champs pétroliers. Début avril, un contrat inédit a été signé entre Bagdad et Damas. Des centaines de camions-citernes traversent désormais la Syrie jusqu’à la raffinerie de située sur la côte méditerranéenne. Plusieurs centaines de milliers de tonnes de brut devraient y transiter à destination de l’Europe.
Ahmad a fait dix-sept jours de voyage depuis Mossoul en Irak via cette nouvelle route. Durant de longues semaines, il n’avait nul part où aller. « À cause de la fermeture du détroit d’Ormuz, on a subi beaucoup de pertes, raconte Ahmad. Cela faisait six ou sept semaines que l’on était bloqués chez nous, au chômage technique, sans pouvoir travailler. Dieu merci, cette route avec la Syrie a ouvert. »
Cet accord est essentiel pour Bagdad, dont l’économie dépend à 90% de ses exportations pétrolières. Il rouvre un itinéraire à l’arrêt depuis plus de vingt ans. Les derniers flux de pétrole irakien via la Syrie remontent au début des années 2000. Au poste-frontière, l’afflux est tel que les camions n’avancent plus. « Il y a beaucoup d’embouteillages, beaucoup d’attente, souligne Issa, On est restés bloqués quatorze jours côté irakien, sur l’asphalte brûlant et sous la chaleur. Là-bas, c’est le désert ! »
Face à ce flot soudain, rien, en Syrie, n’est aménagé, le trafic est presque figé. « Ce qu’on veut, c’est simplement des places pour se garer, un endroit pour cuisiner et dormir, soupire un chauffeur bloqué. On attend au milieu du trafic. Il y a quelques jours, un collègue qui traversait s’est fait renverser par une voiture. »
La raffinerie de Baniyas avait été, elle, mise à l’arrêt à cause de la guerre. Là aussi, il faut tout réaménager : construire les stations de pompage nécessaires, réhabiliter une trentaine de citernes de stockage. « Ça, c’est un vieux pipeline des années 1950, un système anglais, explique un des employés. Il plonge sous l’eau et va jusqu’au pétrolier, là-bas. Dans deux ou trois heures, il partira vers l’Europe. »
Au total, la Syrie devrait recevoir près de 30 000 tonnes de brut irakien par jour. Une partie est utilisée pour les besoins internes du pays, le reste est destiné à l’exportation. « C’est un bon contrat, souligne Ahmed Kubaji, vice-président de la compagnie pétrolière syrienne. Cela a permis de résoudre les problèmes d’écoulement des stocks de l’Irak, et nous en tirons un bon revenu. » Pour plus d’efficacité, l’objectif, à terme, est de réhabiliter le pipeline Kirkouk-Baniyas. Des appels d’offres vont être lancés auprès des investisseurs étrangers. « Nous avons également pour projet de construire de nouveaux réservoirs afin de doubler la capacité de stockage, à Baniyas et à Tartous. » Un premier pétrolier a quitté le terminal de Baniyas cette semaine, et de nouveaux départs devraient avoir lieu dans les prochaines semaines.
Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, les nouvelles voies commerciales en Syrie pour le pétrole irakien
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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