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27 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « le plaidoyer de Barrot à l’ONU pour Ormuz ».
Points importants
Une prise de parole depuis New York, toute adressée à Téhéran. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, ce lundi 27 avril, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot a estimé que l’Iran doit faire des « concessions majeures » dans les pourparlers de paix en vue de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.
« ll n’y aura pas de solution durable à cette crise sans que le régime iranien ne consente à des concessions majeures et un changement radical de posture », a-t-il déclaré. Surtout, le ministre des Affaires étrangères a longuement insisté sur la situation dans le détroit d’Ormuz.
Le blocage du détroit « ne fait que des perdants », a-t-il déploré. Alors que l’Iran ambitionne d’instaurer durablement un droit de passage dans le détroit d’Ormuz, le ministre français a tenu à rappeler que « les eaux internationales sont un bien commun de l’humanité, dont l’usage est protégé par la convention des Nations Unies sur le droit de la mer ».
Par conséquent, « les détroits sont les artères du monde, ils ne sont la propriété de personne, ils ne sont pas à vendre, ils ne peuvent donc être entravés par aucun obstacle, ni aucun droit de passage : ni blocage, ni chantage, ni péage. Ni par l’Iran, ni par quiconque et sous aucun prétexte », a-t-il ensuite martelé.
« Un dangereux précédent »
Accepter que l’Iran demande aux navires de payer un droit de passage créairait « un dangereux précédent », a alerté Jean-Noël Barrot. Car dès lors, « d’autres pays prendraient des iniatives similaires et l’exception deviendrait la norme : l’accès à la mer serait un privilège réservé à quelques uns, les détroits deviendraient des corridors militairsiés, le commerce mondial serait pris en otage, et des régions entières seraient isolées », a-t-il ajouté.
Sur le même ton, Arsenio Dominguez, le chef de l’agence maritime de l’ONU a affirmé qu’il n’existait « aucune base légale » pour ce droit de passage que l’Iran dit vouloir instaurer. « Il n’existe aucun fondement juridique pour l’introduction d’aucune taxe, d’aucun droit de douane ou d’aucun frais sur les détroits utilisés pour la navigation internationale », a-t-il assuré.
Emmanuel Macron veut convaincre l’Iran
Ces considérations semblent cependant bien éloignées de celles de l’Iran, ou un projet de loi est actuellement en préparation pour que l’armée ai autorité sur le détroit d’Ormuz. Le président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, chargé d’examiner le texte, a ainsi précisé ce lundi que les forces armées contrôleraient le détroit pour, notamment, interdire le passage de « navires hostiles ». Le projet prévoit notamment que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale, le rial iranien.
Emmanuel Macron a promis ce lundi d’échanger avec les autorités iraniennes pour tenter d’obtenir la réouverture du détroit d’Ormuz. « La cause du problème, c’est qu’aujourd’hui il y a ce blocus et le détroit d’Ormuz qui est fermé. Donc il faut traiter le problème à la racine, permettre aux choses de repartir », a lancé le chef d’Etat lors d’une visite en Andorre.
Il a indiqué qu’il allait échanger « avec les autorités iraniennes » dès la fin de cette visite, espérant « convaincre » les parties prenantes « dans les prochains jours ». « C’est important de pouvoir rouvrir de part et d’autre le trafic pour permettre au gaz, au pétrole, aux engrais, aux marchandises de pouvoir passer ce détroit parce que ça impacte l’économie mondiale », a-t-il ajouté.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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