
L’armée mexicaine capture un nouveau chef du cartel
28 avril 2026
Washington dit examiner les propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz
28 avril 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Un résumé rapide de « À New York, le demi-poulet hors de prix dans un resto français crée la polémique » selon notre rédaction.
Les faits essentiels
Le restaurant d’Hugo Hivernat n’était ouvert que depuis quelques jours lorsqu’il s’est retrouvé pris dans un débat sur le coût de la vie à New York pour avoir fixé le prix d’un demi-poulet rôti à 40 dollars. « Nous voulons maintenir des prix abordables », avait-il pourtant déclaré au New York Times en décembre. « Enfin, abordables pour New York. » Pour certains, ce tarif exorbitant met en évidence à quel point manger au restaurant dans une des villes les plus chères du pays est devenu hors de prix.
« Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d’achat » à New York affirme le cuisinier français à l’AFP, dans son restaurant Gigi’s, situé dans un quartier branché de Brooklyn. « Peut-être que les gens croient qu’avec nos poulets à 40 dollars nous conduisons une Porsche le week-end dans les Hamptons – une région balnéaire huppée près de New York, ndlr -, mais nous sommes comme tout le monde », ajoute-t-il.
L’inquiétude concernant le coût de la vie à New York a notamment été l’un des sujets clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire, marqué à gauche, de la ville. Selon un dossier publié en février, les prix des menus dans les restaurants new-yorkais ont augmenté de 43,6 % au cours de la décennie avant 2023, contre 42,8 % en moyenne au niveau national.
« 40 dollars pour un demi-poulet dans un bar à vin ? Sérieusement ? »
« Les gens se font une idée très précise du prix que devraient coûter les choses dans la restauration, mais ils n’ont aucune idée du coût réel », avance Hugo Hivernat. Selon le restaurateur de 36 ans, les prix affichés sont dans la norme du secteur. Les restaurateurs ont expliqué que le manque de communication entre propriétaires et clients provenait d’une méconnaissance du modèle économique de la restauration, rapporte le New York Times.
Sur les 40 dollars, un quart est dépensé pour les ingrédients, le poulet étant en circuit court, et le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses. Une partie va également au remboursement du demi-million de dollars empruntés pour l’ouverture du restaurant.
Le débat autour du prix du demi-poulet chez Gigi’s a pris de l’ampleur après qu’un élu local s’en est exaspéré dans une parution qui a reçu plus de 9 000 « j’aime » sur Instagram. L’élu en question est Chi Ossé, démocrate progressiste qui pensait se présenter aux midterms face à Hakeem Jeffries avant que son parti ne l’en dissuade. « 40 dollars pour un demi-poulet dans un bar à vin ? Sérieusement ? », a-t-il écrit.
Un « indice des prix du demi-poulet » rôti a alors vu le jour avec un classement, de 10 dollars pour le moins cher jusqu’aux 78 dollars facturés dans un restaurant français huppé de Manhattan. Et ce qui renforce cette impression de prix excessif c’est aussi les chaînes qui proposent des menus à des prix imbattables : Chez Costco, un poulet rôti d’environ 1,4 kg coûte 4,99 $, soit le même prix qu’en 2009, selon le journal New Yorkais.
« Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher »
« De nombreux restaurants ne font même pas de bénéfices, ils arrivent tout juste à joindre les deux bouts », affirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s’explique par les prix des assurances, la lente reprise économique depuis la pandémie de Covid-19 ou encore par l’augmentation du prix des aliments, dopée par les droits de douane imposés par Donald Trump.
« Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher que nos restaurants locaux bien-aimés sont contraints de pratiquer ces prix simplement pour survivre, sans même pouvoir prospérer », ajoute Andrew Rigie.
Environ 46 % des plus de 200 restaurants interrogés par l’association ont assuré avoir enregistré un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions fin 2025. Leurs principales préoccupations concernent les coûts de main-d’œuvre, le prix des biens et des services et le manque de clients.
Cette polémique « a pris de l’ampleur parce qu’il s’agit d’un débat sur le coût de tout, sur la frustration générale que ressentent les gens », assure Thomas Knodell, chef au Gigi’s. « Je comprends, c’est cher. Nous sommes d’accord, mais c’est la réalité dans laquelle on se trouve, malheureusement », ajoute-t-il. Il estime que des réformes sont nécessaires, comme la mise en place d’un plafond sur les prix pratiqués par les grossistes alimentaires.
Pour ouvrir le dialogue sur les prix de la restauration, le chef d’un restaurant propose ce mardi 28 avril une promotion exceptionnelle sur le demi-poulet : « Payez ce que vous jugez juste. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

9999999
