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Un résumé rapide de « Face aux frappes ukrainiennes sur les raffineries, la Russie est de plus en plus démunie » selon notre rédaction.
Résumé pour le lecteur
Du pétrole en ébullition qui se déverse dans les rues de Touapsé, dans le kraï de Krasnodar. Une voiture dont le coffre a fondu sous la chaleur. Une troisième attaque en deux semaines sur cette ville portuaire du sud de la Russie provoque incendie, évacuations et graves conséquences écologiques. Dans la ville déjà marquée après de précédentes frappes par une “pluie noire” et une nappe d’hydrocarbures en mer, un panache de fumée “s’étend sur des dizaines de kilomètres”, des habitants disent “respirer du pétrole” ou “avoir peur de laisser sortir leurs enfants”, décrit Novaïa Gazeta Europe.
Loin de se limiter au littoral de la mer Noire, l’offensive aérienne ukrainienne s’enfonce désormais au cœur du territoire russe. Au matin du 29 avril, le média en exil The Moscow Times rapporte que “des drones ukrainiens ont attaqué des installations du secteur de l’énergie russe à plus de 1 500 kilomètres de la frontière”. Dans les régions d’Orenbourg et de Perm, “des sites industriels ont pris feu”, indiquent les autorités locales, tandis que des chaînes Telegram locales évoquent des incendies dans la raffinerie d’Orsknefteorgsintez et dans une importante station de pompage de Transneft. Cette profondeur stratégique devient la norme.
Vot Tak recense “au moins douze infrastructures pétrolières touchées depuis le début du mois”, y compris en Crimée, annexée. Pour l’analyste et journaliste militaire Sergueï Auslander, interrogé par ce média indépendant russophone, “à un moment, la quantité s’est transformée en qualité”. Après avoir visé la défense antiaérienne russe, l’Ukraine frappe désormais des “objets sensibles pour le régime” en menant des “centaines d’attaques par jour”. Une cadence qui rend, selon lui, la protection du territoire “physiquement impossible”.
En 2025, les frappes ont été “trois fois plus nombreuses”, et en 2026 “elles ont lieu littéralement chaque jour”, renchérit un autre expert militaire, Ivan Lysyuk. Si les régions frontalières de Briansk, de Belgorod ou de Koursk concentrent encore une partie des interceptions, “nous observons chaque année davantage de territoires atteints”. La guerre, insiste-t-il, s’installe dans la profondeur russe.
Frapper plus loin
La chaîne Current Time, rattachée à Radio Free Europe/Radio Liberty, décrit elle aussi cette impuissance croissante. Malgré les tentatives de contrer les drones en coupant Internet, “aucun effet” réel n’est constaté, tranche l’expert aéronautique et chercheur à l’Université nationale d’aviation d’Ukraine Valeri Romanenko. Les appareils “disposent de systèmes de guidage autonomes en phase finale”, ce qui les rend insensibles à ces mesures. Certaines installations sont par ailleurs frappées à répétition, comme à Syzran, dans l’oblast de Samara, où la raffinerie a été de nouveau touchée le 22 avril après l’arrêt de ses activités, rappelle la Deutsche Welle en russe. Une tactique qui traduit, selon Romanenko, à la fois un déficit de défense et une stratégie méthodique de “reconnaissance, puis de destruction complète”.
Le problème, poursuit le spécialiste en direct sur Current Time, tient également à la répartition des défenses. “27 systèmes antiaériens protègent la résidence de Vladimir Poutine à Valdaï”, laissant d’autres zones critiques exposées. une observation partagée par Sergueï Auslander dans Vot Tak, selon qui les infrastructures stratégiques comme “les ports ou les raffineries” auraient dû constituer une priorité, mais “cela n’a pas été fait”, faute de “systèmes de défense aérienne suffisants et efficaces”.
Et chaque site touché pèse lourd. “Chaque raffinerie détruite”, écrit Novaïa Gazeta Europe dans un autre article, représente “des centaines de millions ou des milliards de dollars perdus”, avec pour objectif de “priver la Russie des ressources nécessaires pour financer la guerre”. Sur environ 2 500 réservoirs pétroliers dans la partie européenne de la Russie, “près de 300 ont déjà été détruits ou endommagés”, souligne le spécialiste du marché pétrogazier Mikhaïl Kroutikhine. À Touapsé, par exemple, la raffinerie – qui produit 240 000 barils par jour, soit 4,4 % de la production nationale – constitue un nœud stratégique, son port assurant entre 10 et 11 % des exportations de produits pétroliers, selon l’éditorialiste économique du média en exil Denis Morokhine. Un coup “sensible pour les revenus de Rosneft”, toutefois nuancé par la flambée des cours mondiaux du pétrole, qui pourrait compenser ces pertes, estime l’expert.
Face à l’escalade à Touapsé, Vladimir Poutine a pris la parole pour la première fois le mardi 28 avril et tenté de rassurer l’opinion. Relayé par l’agence d’État Tass, le chef du Kremlin a reconnu que l’incendie de Touapsé pourrait entraîner des “conséquences écologiques”, tout en affirmant qu’il n’existe “pas de menaces sérieuses”, après avoir qualifié la frappe de “terrorisme”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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