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30 avril 2026Guerre au Moyen-Orient : elles discutent avec les États-Unis et rêvent d’affaiblir le régime islamique… Quelles sont ces milices qui pourraient attaquer les forces de sécurité iraniennes ?
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
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Points clés à retenir
Les milices kurdes iraniennes envisagent une offensive contre les forces de sécurité iraniennes. Elles consultent les États-Unis pour un soutien militaire. Cette opération pourrait déstabiliser la région.
Des milices kurdes iraniennes ont consulté les États-Unis afin de déterminer s’il était opportun d’attaquer les forces de sécurité iraniennes dans l’ouest du pays, après les frappes américaines et israéliennes en Iran, ont déclaré à Reuters trois sources au fait du sujet.
La coalition kurde iranienne, alliée de Washington et composée de groupes basés à la frontière entre l’Iran et l’Irak, dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien, entretient de longue date l’espoir d’affaiblir l’armée iranienne et le régime islamique.
L’objectif d’une intervention kurde alignée sur les États-Unis serait de permettre aux Iraniens opposés au gouvernement théocratique de Téhéran de se soulever contre celui-ci, ont fait savoir deux des sources, alors que le guide suprême Ali Khamenei et d’autres hauts responsables ont été tués dans l’attaque américano-israélienne et qu’un processus de succession est en cours.
Aucune décision finale n’a encore été prise concernant l’opération et son calendrier éventuel, ont-elles ajouté sous couvert d’anonymat.
Les dirigeants irakiens à Erbil, fief du Kurdistan irakien, et à Bagdad ont également été en contact avec l’administration du président américain Donald Trump ces derniers jours, ont précisé les sources.
Selon deux d’entre elles, les forces kurdes sont en pourparlers avec les États-Unis au sujet de la fourniture d’armes par la CIA. La chaîne d’information américaine CNN a été le premier média à rapporter l’implication de la CIA auprès de ces groupes et la possibilité d’une opération terrestre.
Le site d’information Axios a également indiqué cette semaine que le président américain avait eu une conversation téléphonique avec deux des principaux dirigeants du Kurdistan irakien. Reuters n’a pu confirmer de manière indépendante l’étendue de l’implication de la CIA dans la planification de l’opération. L’agence n’a pu non plus confirmer si la CIA avait facilité l’approvisionnement en armes des milices kurdes ou si les forces américaines prévoyaient d’entrer en Iran à leurs côtés.
La CIA a refusé de commenter. La Maison blanche et le Pentagone n’ont pas répondu à une demande de commentaires. Le gouvernement régional kurde n’a pas répondu à une demande de commentaires dans l’immédiat.
Une opération nécessiterait un soutien américain
Toute opération depuis l’Irak nécessiterait probablement un soutien militaire et des renseignements significatifs de la part de Washington. Les États-Unis disposent de deux bases à Erbil. Washington et les groupes kurdes ont collaboré dans la région pendant la guerre en Irak et dans la lutte contre le groupe État Islamique.
Une source citée par CNN a déclaré que le plan évoqué lors des discussions entre Kurdes et américains consisterait en des affrontements entre les forces armées kurdes et les forces de sécurité iraniennes afin de faciliter des soulèvements populaires dans les villes du pays.
Mais un soulèvement armé des Kurdes iraniens pourrait avoir de graves conséquences pour la stabilité de l’Iran. On ignore également comment une telle opération serait perçue par les autres pays de la région. Une telle intervention pourrait ainsi attiser le mouvement séparatiste armé de la minorité ethnique baloutche du pays, qui entretient des liens étroits avec les séparatistes de la province voisine du Baloutchistan, au Pakistan.
Il est peu probable qu’Islamabad tolère toute initiative en faveur de l’indépendance du Baloutchistan. Il en va de même en Syrie, où les forces kurdes, alors séparatistes et opérant leurs propres institutions, ont été intégrées aux institutions de l’État.
La Turquie, alliée du président syrien Ahmed al Charaa, considère l’accord d’intégration comme essentiel au rétablissement de l’autorité de l’État dans toute la Syrie. Ankara, hostile aux Kurdes, a par ailleurs menacé de mener sa propre opération militaire contre les Forces démocratiques kurdes syriennes (FDS) dans le nord de la Syrie, si le groupe n’acceptait pas de se placer sous le contrôle du gouvernement.
La Turquie s’efforce de longue date de parvenir à la paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), déclaré illégal par Ankara. Il est peu probable qu’elle voie d’un bon œil l’armement de groupes kurdes proches de ses frontières.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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