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2 mai 2026Alors que l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne ont baissé les taxes sur le carburant, pourquoi la France n’en fait-elle pas autant ? – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Selon nos experts, « Alors que l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne ont baissé les taxes sur le carburant, pourquoi la France n’en fait-elle pas autant ? – franceinfo » mérite une attention particulière.
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Le gouvernement français continue d’exclure toute baisse de taxe sur le carburant et privilégie des mesures ciblées. Combien de temps pourra-t-il tenir cette position ? Pourquoi la France ne s’aligne-t-elle pas sur ses voisins européens ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un litre de carburant, toujours à plus de 2 euros. Alors, l’État français doit-il agir sur les prix, et notamment les taxes, comme l’ont fait ses voisins européens ? En Europe, depuis le début du conflit, de nombreux pays ont choisi de baisser les taxes, comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Pologne ou encore la Suède. Mais pour l’instant, le gouvernement français s’y refuse. Il n’aurait tout simplement pas les moyens de se le permettre. « Si on devait baisser les taxes, par exemple la TVA de 20 à 5,5 %, ça coûterait au minimum un milliard d’euros par mois. Puis, à l’évidence, nous ne sommes pas l’Allemagne pour ce qui est du niveau de la dette, et donc, si on prend l’ensemble de ces contraintes, baisser les taxes paraît très difficilement envisageable », affirme Patrice Geoffron, professeur d’économie à Dauphine et spécialiste de l’énergie.
Le gouvernement français a donc lui fait le choix de cibler les aides, avec notamment une indemnité pour les grands rouleurs, comme les infirmières libérales par exemple. Elles s’adressent aux travailleurs qui ont une voiture, parcourent 30 km aller-retour par jour pour se rendre à leur travail, et qui ont des revenus modestes, moins de 16 880 euros à l’année. Ils toucheront une aide de 50 euros.
Certaines professions, comme les pêcheurs, les agriculteurs et les travaux publics, ont eu droit à un autre coup de pouce : un rabais de quelques centimes par litre sur le GNR, le carburant pour leurs tracteurs ou bateaux. Insuffisant pour les professionnels. « Ça fait une belle annonce à la télé, ça calme tout le monde, ça évite aux gens peut-être de sortir parce qu’ils y croient à un moment, mais de toute façon, quand les décrets sortent, quand ils regardent qu’il faut qu’ils remplissent des papiers et qu’ils ne rentrent pas dans les critères, et qu’ils n’arrivent pas à avoir les aides, tout le monde capitule », assure Cyril Hoffmann, président de la Coordination Rurale 21. Selon le ministre des Comptes publics, ces aides coûteront 180 millions d’euros à l’État juste pour le mois de mai.
Ministère des Comptes public
Journal officiel
Bercy
Liste non exhaustive
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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