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2 mai 2026Reuters.com
2 mai 2026Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « la police aux frontières face à l’Islam radical – franceinfo ».
À ne pas oublier
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Temps de lecture : 3min – vidéo : 5min
C’est une lutte au long cours que mènent depuis des années les services antiterroristes européens : celle contre la menace du terrorisme islamiste. La France est particulièrement visée. Comment le pays s’est-il adapté pour faire face et détecter les profils à risque ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À la frontière avec l’Italie, des personnes sont interpellées chaque jour, comme un homme ce jour-là, arrêté dans un train. Il essayait de rentrer en France. Il est sans passeport. Pour le migrant, direction le poste de la police aux frontières pour une vérification d’identité. D’autres individus subissent des entretiens poussés dans cette unité spéciale de la PAF.
C’est une cellule unique en France : 30 enquêteurs, formés par la sécurité intérieure, se relaient sept jours sur sept pour déceler les profils à risque.
Un homme est connu sous 11 alias différents. Les équipes de France Télévisions ont pu, à titre exceptionnel, assister à son interrogatoire. « T’as pas de papiers. T’as pas d’argent sur toi. Comment tu vas vivre ? », demande un agent. Réponse de l’homme : « Je cherche du boulot ». L’enquêteur se fait plus précis. « On a vu avec tes empreintes que tu étais connu et notamment pour apologie du terrorisme, et outrage et menace de mort sur agent de police. » Compte tenu du profil de l’Algérien, le patron de la PAF fait un signalement.
« L’objectif, c’est de se dire qu’il essaye de passer entre les mailles du filet et donc de le repérer et de le signaler. On ne veut passer à côté de personne. On va signaler les profils qui nous semblent à risque », indique Vincent Kasprzyk, chef du service de la police aux frontières de Menton (Alpes-Maritimes). L’individu est remis aux autorités italiennes, charge à elles de le renvoyer en Algérie. Sur les 3 000 migrants passés par la cellule enquête depuis sa création, 15% ont été signalés au service de renseignement.
La menace du terrorisme islamiste vient aussi de l’intérieur. Les autorités surveillent de nombreux endroits, des lieux de culte et des commerces. Une vingtaine a été fermée par le préfet, notamment pour séparatisme. Le fondamentalisme religieux passe aussi par des librairies. L’équipe de France Télévisions s’est rendue en caméra cachée dans plusieurs d’entre elles, au cœur de Nice. À première vue, on y trouve des livres religieux et des vêtements islamiques.
Sur l’étagère, au milieu des livres, bien en vue, il y a « Les grands péchés ». Voilà ce qui est écrit sur les relations homosexuelles : « Avez-vous des relations charnelles avec les hommes, délaissant les femmes créées pour vous par votre Seigneur ? » Quelques lignes plus loin : « Celui qui la pratique doit être jeté du plus haut bâtiment présent dans la contrée avant d’être lapidé. » Dans un autre chapitre, des propos incitant au viol conjugal. Le préfet a saisi le procureur de la République de Nice. Une enquête est en cours pour provocation publique à la haine ou à la violence.
Dans une autre librairie, des livres pour enfants sans visage, ni nez, ni œil, relèvent d’une version radicale de l’islam, qui interdit la représentation des êtres humains.
Dans les Alpes-Maritimes, les services de renseignement surveillent actuellement une quarantaine d’individus. Chaque semaine, leur cas est examiné dans une réunion d’ordinaire confidentielle, où une rédaction de France Télévisions a exceptionnellement été autorisée à filmer. Ce jour-là, un homme sort de prison. Autour du préfet se trouvent les services de renseignement et la police judiciaire. Pour surveiller les individus inscrits aux fichiers des personnes radicalisées, ils disposent de nombreux moyens : écoute, filature, enquête. Chaque cas est passé au crible.
Pour agir, les préfets peuvent s’appuyer sur la loi séparatisme de 2021. « Ça peut être des mesures de surveillance, des visites domiciliaires, pour les étrangers, la dégradation ou le retrait de leur titre de séjour, ça peut être aussi évidemment la judiciarisation », détaille Laurent Hottiaux, le préfet des Alpes-Maritimes.
Le ministre de l’Intérieur entend renforcer l’arsenal législatif. Une nouvelle loi sur le séparatisme et contre l’islamisme doit être examinée d’ici la fin de l’année.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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