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Voici notre analyse rapide sur « les frappes israéliennes continuent au Liban malgré le cessez-le-feu toujours en vigueur ».
Ce qu'il faut retenir
L’armée israélienne intensifie ses frappes sur le sud du Liban, qui ont fait au moins 31 morts depuis le 30 avril. Une stratégie pour établir un « no man’s land » au nord de sa frontière, analyse Ulrich Bounat sur BFMTV.
Les frappes israéliennes s’intensifient dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays depuis le 17 avril. Ce dimanche 3 mai, l’armée israélienne a notamment mené plusieurs frappes au Liban après avoir émis un ordre d’évacuation au-delà de la « ligne jaune », cette zone d’une dizaine de kilomètres de profondeur en territoire libanais dans laquelle l’armée israélienne poursuit ses opérations.
Dans un message publié sur X ce matin, le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, Avichai Adraee, a en effet ordonné aux habitants de plusieurs communes de s’éloigner d’au moins 1.000 mètres de la zone. « À la lumière de la violation par le parti terroriste Hezbollah de l’accord de cessez-le-feu, les Forces de défense sont contraintes d’agir contre lui avec force », déclare l’ordre d’évacuation.
Plus tard dans la journée, l’armée israélienne a mené des frappes qui ont fait un mort et blessé huit personnes, dont quatre secouristes, a annoncé le ministère libanais de la Santé. Selon le ministère libanais, une frappe sur Arabsalim a fait un mort et trois blessés, dont un enfant. Une autre sur Srifa a blessé cinq personnes, dont quatre secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, la frappe s’étant produite près de l’un de leurs centres.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné ces attaques, regrettant qu’il se passe « exactement le contraire » de ce que prévoit l’article 19 de la Convention de Genève « concernant la nécessité de s’assurer que les installations médicales soient à l’abri de tout danger causé par des attaques dans les zones de conflit ».
« Ce n’était pas une trêve »
La veille, le samedi 2 mai, l’armée israélienne a mené une autre série d’attaques sur le sud du Liban, l’armée précisant avoir frappé « environ 70 structures militaires et démantelé environ 50 sites du Hezbollah dans plusieurs secteurs ». Vendredi, des frappes ont fait au moins 13 morts, selon le ministère libanais de la Santé et la veille, de nouvelles frappes faisaient 17 morts. L’armée a, là aussi, dit viser le Hezbollah.
Toujours le vendredi 1er mai, le Hezbollah a affirmé avoir ciblé des soldats israéliens au sud du Liban. Le groupe pro-iranien a, le même jour, déclaré à plusieurs médias avoir réussi à acheminer des renforts d’hommes et d’armes dans cette région en empruntant des routes dont l’armée libanaise n’avait pas fermé l’accès.
« La trêve proposée par les Américains n’a jamais concerné le sud du Liban », considère Ulrich Bounat, analyste géopolitique, sur BFMTV. Il précise que ce cessez-le-feu comporte « des clauses qui permettent aux Israéliens de reprendre les hostilités s’ils estiment que leur sécurité est en danger, donc en fait ce n’était pas vraiment une trêve ».
Couvent détruit par l’armée israélienne
L’analyste revient également sur la destruction d’un couvent vendredi que l’armée israélienne confirme avoir « endommagé », et qu’une association catholique française condamne comme un « acte volontaire ».
« Ce que symbolise cette destruction, c’est qu’Israël rase une soixantaine de villages sur une profondeur d’environ 10 km au nord de sa frontière […] pour constituer un no man’s land », analyse-t-il.
Il continue: « les Israéliens ont fait exactement la même chose à Gaza, ils ont fait exactement la même chose en Syrie […]. Ça paraît illusoire d’avoir un accord de paix: les Libanais n’accepteront pas la paix avec Israël tant qu’Israël occupera leur territoire ».
Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d’un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine. Depuis cette date, 17 soldats israéliens sont morts au Liban, dont deux cette semaine. Un civil israélien travaillant pour l’armée a également péri pendant cette période.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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