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4 mai 2026Avec sa taxe à 25% sur les véhicules européens, Donald Trump vise l’Allemagne, mais l’Italie, la Suède et la France risquent aussi d’être affectées
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Avec sa taxe à 25% sur les véhicules européens, Donald Trump vise l’Allemagne, mais l’Italie, la Suède et la France risquent aussi d’être affectées ».
À retenir absolument
Donald Trump a annoncé, vendredi 1er mai,Ouverture dans un nouvel onglet un relèvement des droits de douane sur les importations de voitures européennes, prenant le risque de relancer la guerre commerciale entre les continents. Cette taxe qui passerait à 25% doit entrer en vigueur dès lundi prochain, le 11 mai.
Le président américain accuse l’Union européenne de ne pas respecter l’accord commercial conclu avec Washington, cet été. Une façon pour le président américain de faire payer aux Européens leur manque de soutien dans son offensive en Iran, et de leur mettre la pression alors qu’il s’enlise au Moyen-Orient.
Une punition et une pression
Cette opération vise surtout l’Allemagne, qui exporte près de 450 000 véhicules par an aux États-Unis. Ce n’est pas un hasard, si Donald Trump fait cette annonce quelques jours à peine après une dispute avec le chancelier allemand Friedrich MerzOuverture dans un nouvel onglet. Ce dernier a osé dire que « les Américains n’ont visiblement aucune stratégie en Iran », louant au passage « l’habileté » des négociateurs iraniens. Donald Trump a répondu, deux jours plus tard, que le chancelier allemand devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne » pour « consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, [pour laquelle] il s’est montré totalement inefficace ». Le lendemain, Fridrich Merz a cherché à apaiser les esprits en déclarant que l’Allemagne et l’Europe « souffrent » des « conséquences massives » du conflit au Moyen-Orient, insistant sur l’importance d’un « partenariat transatlantique fiable ».
Mais Donald Trump ne s’est pas laissé attendrir et cette surtaxe est un sacré coup pour l’économie allemande et sa production automobile. Elle pourrait lui faire perdre jusqu’à 15 milliards d’euros, selon l’Institut allemand de Kiel. Mais l’Italie ou la Suède aussi vont y perdre, sans oublier la France. La surtaxe va pénaliser Stellantis, qui importe aux États-Unis des Alfa Romeo, des Fiat et des Maserati. À un moment où le groupe franco-italo-américain connaît déjà des difficultés, c’est vraiment une mauvaise nouvelle.
une retour mesurée en Europe
Les Européens savent qu’il ne sert à rien de surréagir à la moindre provocation du président américain. Ils peuvent cependant répliquer car l’accord commercial passé l’été dernier avec les Américains – celui-là même dont Donald Trump estime qu’il n’a pas été respecté par les Européens – n’a en réalité pas été ratifié par Bruxelles. Les Européens peuvent donc décider de remettre en question l’ensemble du compromis, bien au-delà du seul sujet des voitures.
Reste à savoir si l’Allemagne, qui appelle déjà à une désescalade avec Washington, va suivre. Le président de la Commission du commerce international a lui estimé ce week-end que « face à un partenaire aussi peu fiable, l’Europe ne peut que réagir avec fermeté ». Si c’était le cas, on entrera dans une guerre commerciale à grande échelle.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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