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4 mai 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « le député Loïc Kervran dénonce « l’irresponsabilité » des teufeurs ».
À retenir absolument
La free party organisée près de Bourges dans le Cher le week-end du 1er-Mai touche à sa fin. Les fêtards étaient entre 20.000 et 40.000 participants au plus fort de l’évènement. Mais les conséquences pour les habitants sur place sont loin d’être terminées. Le député Loïc Kervran déplore cette situation.
Alors que le Teknival près de Bourges dans le Cher est enfin presque terminé, certains voient déjà les conséquences d’un tel évènement sur leur quotidien. Les habitants de Cornusse, petite commune de 200 habitants, et des autres villages alentours doivent maintenant s’adapter.
Dans le même temps, bon nombre de festivaliers ont pu quitter les lieux sans contrôles ni verbalisations, ce qu’avait pourtant promis le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Plus de 2.500 PV distribués dimanche
Loïc Kervran, député du Cher, était sur place dimanche 3 mai avec le ministre de l’Intérieur. Ce dernier avait assuré que les « teufeurs » seraient mis à l’amende deux fois. Pour avoir participé à un rassemblement illégal et pour avoir pénétré un terrain militaire. Une manière de « mieux réprimer » ces « rassemblements musicaux illégaux », selon lui. Mais sur place, la réalité est toute autre, peu de verbalisations ont été réellement dressées.
Pour le député Horizons, ça montre surtout « l’extrême difficulté » de réaliser ces contrôles, « sur un terrain très étendu avec beaucoup de gens qui quittent le festival à pied ». Cependant, « certains festivaliers habitués des rave parties ont été verbalisés pour la première fois. »
« Des milliers de procès-verbaux ont été dressés jusqu’à maintenant, plus de 2.500 dimanche soir. C’est une verbalisation d’une ampleur exceptionnelle », veut quand même rappeler Loïc Kervran sur RMC.
Aujourd’hui, la participation à une manifestation interdite est punie par la loi de 135 euros d’amende. Sur place dans le Cher, certains ont également eu des amendes parce qu’ils avaient de la drogue en leur possession.
« Absolument pas gratuit pour les Français »
Mais ce qui l’énerve le plus, ce sont les conséquences sur les habitants du coin. Selon lui, ce lundi 4 mai au matin, « des enfants dans le Cher ne pourront pas aller à l’école ».
« 8 lignes de ramassage scolaire ne peuvent pas se tenir à cause du stationnement anarchique, des bus qui ne pourront pas circuler, de piétons sur les voies », explique le député Horizons face à Apolline de Malherbe.
Les agriculteurs risquent aussi de passer des semaines compliquées. Les champs et les prés de nombreux d’entre eux ont été « fortement dégradés ». « Des champs qui ne pourront pas être récoltés, des blés complètement massacrés par des véhicules et piétons », dénonce-t-il.
Il y aura bien un dispositif d’indemnités mis en place pour ces derniers, discuté avec le ministre de l’Intérieur en contact avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Il détaille: « on va travailler avec les assurances. Les constatations vont commencer dès que le Teknival sera complètement terminé. »
Sans compter de nombreuses dégradations constatées par la préfecture, comme des tags, une porte de bunker fracturée, un coffret électrique endommagé, une barrière cassée. Ce sont donc des « millions d’euros » engagés entre « les secours, les indemnisations agricoles, les réparations de dégâts sur le terrain et les bâtiments militaires. »
« Donc cette free party n’est absolument pas gratuite pour les Français », peste Loïc Kervran.
Les tests militaires interrompus
Et puis nous sommes dans un « cas particulier » car le lieu choisi par les festivaliers est un site militaire stratégique, « important pour la défense de la France et de l’Europe », sur lequel des tests sont menés « régulièrement », en particulier des canons Cesar. « Et tout ça va être interrompu partiellement plusieurs jours », explique-t-il.
Il s’agit d’un champ de tir de la Délégation Générale à l’Armement, jugé « très dangereux », qui selon la préfecture pouvait comporter d’éventuels « résidus de tirs de munitions ». Deux obus non explosés ont notamment été retrouvés sur place, non loin de l’évènement. Ils ont dû être déminés.
Une partie de l’activité des tests va donc pouvoir reprendre sur une zone « limitée » de ce terrain qui fait 40 kilomètres de long. Mais alors que « la rave party se tenait au bout, pour un certain nombre de tests nous avons besoin de l’entièreté de cet espace. »
Sauf qu’aujourd’hui « c’est impossible », notamment car des milliers de personnes sont encore sur place, mais aussi à cause des nombreuses dégradations commises sur les infrastructures, sur les bunkers « dans lesquels se réfugient les ingénieurs qui contrôlent les tests », sur les guérites et les barrières d’accès. Selon lui, tout cela va prendre du temps et va coûter très cher.
« Nous sommes sur une zone de test très stratégique dont nous avons besoin, elle tourne à plein temps toute l’année. C’est pour vous dire le niveau d’irresponsabilité des personnes qui ont participé à ce festival », conclut-il.
Plusieurs milliers de personnes ont quitté le lieu dimanche au fil de la journée. 11.000 étaient encore comptabilisées le soir, alors qu’ils ont été entre 20.000 et 40.000 participants au plus fort de l’évènement.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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