
Donald Trump maintient que « les dirigeants iraniens ont été éliminés »
4 mai 2026
Trouillas : un budget équilibré et sans hausse d’impôts
4 mai 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici les éléments principaux de « Tricot, crochet, céramique… les nouvelles occupations “old school” des jeunes » pour nos lecteurs.
Résumé des éléments principaux
Près de 42% des 25-35 ans ont délaissé leurs smartphones pour succomber au tricot, au crochet ou à la poterie. Autrefois réservés aux aînés, ces « loisirs de mamie » s’imposent aujourd’hui comme un véritable rempart contre le virtuel et l’ultra fast-fashion.
C’est la tendance inattendue du moment: les activités manuelles autrefois réservées aux aînés font un retour en force chez les 25-35 ans. Près de la moitié d’entre eux s’adonnent désormais régulièrement au tricot ou à la céramique.
Le tricot, le crochet ou la poterie ne sont plus l’apanage des plus de 80 ans. Aujourd’hui, 42% des 25-35 ans pratiquent régulièrement des activités manuelles et récréatives. Un renouveau « vintage » qui s’explique par plusieurs facteurs, à commencer par l’influence massive du numérique.
L’effet TikTok et l’influence de la « Star Academy »
Paradoxalement, c’est sur les écrans que ces loisirs traditionnels ont retrouvé leurs lettres de noblesse. Les tutoriels et vidéos dédiés cumulent des millions de vues sur TikTok et YouTube, rendant le geste de sortir ses aiguilles tout à fait banal pour la nouvelle génération.
Ce succès est visible partout, même à la télévision: durant la dernière saison de la Star Academy, les candidats ont régulièrement été vus en train de tricoter entre deux cours de chant ou de danse. Un engouement tel que l’an dernier, le Château de Versailles a même organisé une immense journée du tricot en plein air. Partout en France, les ateliers de peinture sur céramique et les stages de broderie se multiplient pour répondre à cette demande croissante.
Un remède à l’ultra fast fashion et aux écrans
Au-delà de l’aspect ludique, cette passion pour les « arts du fil » porte une dimension éthique. Fabriquer ses propres vêtements est une réponse directe au succès de l’ultra fast fashion. En créant soi-même une pièce, on lui accorde une valeur bien supérieure à un produit industriel.
Mais le bénéfice est aussi mental. Alors que 42% des Français estiment passer un temps excessif devant leurs écrans (en moyenne quatre heures par jour pour un usage personnel), le tricot ou la poterie offrent une parenthèse de déconnexion indispensable.
Alors, faut-il s’inquiéter de voir nos ados et jeunes adultes adopter des habitudes de « mamies »? Pour les experts et chroniqueurs réunis autour d’Estelle Denis, ce phénomène dépasse la simple mode passagère. Selon Christine Russell, présidente fondatrice des boutiques « Une Maille à l’Endroit », le tournant majeur a eu lieu lors de la crise du Covid-19.
Elle observe depuis une montée en puissance constante de la clientèle jeune, y voyant une réponse directe à la digitalisation de nos vies. « On vit dans un monde de plus en plus virtuel. Les jeunes ont besoin de matière, de réassurance par le toucher », explique-t-elle. La pelote de laine devient alors un ancrage concret, une texture rassurante face à l’immatériel des écrans.
Prendre le temps
Au-delà de l’aspect tactile, c’est un revue au temps radicalement différent qui séduit cette nouvelle génération. Dans une société qui « tourbillonne et étourdit », le tricot impose sa propre cadence.
« C’est incroyable, les jeunes ont besoin de lenteur », analyse Christine Russell.
En acceptant de passer des heures sur un ouvrage, et de recommencer si le résultat ne convient pas, les pratiquants réapprennent la patience. Cette activité « remet la notion du temps à sa place et apaise », tout en créant une valeur sentimentale que la consommation de masse ne permet plus.
« Mieux que de prendre de la drogue »
Sur le plateau, les chroniqueurs ont également salué cette tendance avec enthousiasme et une pointe d’humour. Pour la spécialiste Elise Goldfarb, il n’y a aucune contradiction à être jeune et amateur de loisirs créatifs: « On peut s’amuser en boîte et faire du tricot le samedi, l’un n’empêche pas l’autre ». Elle souligne d’ailleurs le côté sain de cette pratique: « Il vaut mieux ça que de prendre de la drogue ».
Un avis partagé par Jérôme Lavrilleux, qui se réjouit de voir ces barrières générationnelles et de genre s’effondrer: « Je trouve ça vachement bien. Je ne vois pas pourquoi ça serait assigné à un sexe ou à un âge ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

9999999
