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5 mai 2026Analyse : L'équipe examine cette actualité et partage son avis global.
L'équipe éditoriale a étudié « Dans le détroit d’Ormuz, la guerre des nerfs menace de relancer la guerre généralisée » et partage son avis.
Points clés à retenir
La situation n’a jamais été aussi proche de la reprise de la guerre que dans la journée de lundi dans la région du Golfe. Le bilan de cette journée d’escalade est lourd : au moins un cargo sud-coréen en flammes dans le détroit d’Ormuz, des installations pétrolières bombardées dans les Émirats arabes unis, et six vedettes rapides de ce qu’on surnomme la « flotte moustique » iranienne coulés par des hélicoptères de combat Américains.
Cela fait beaucoup alors qu’un cessez-le-feu est en vigueur depuis près d’un mois. Ajoutons cette mise en garde de Donald Trump hier soir, dans son désormais habituel ton apocalyptique : l’Iran sera « rayé de la carte » s’il attaque des navires de guerre américains.
Alors que se passe-t-il ? La guerre va-t-elle reprendre entre les États-Unis et son allié israélien, et l’Iran ? Cette brusque escalade fait partie de la guerre des nerfs dont nous parlons depuis plusieurs jours ; elle illustre la frustration croissante de Donald Trump de ne pas parvenir à ses fins face à l’Iran, et le jeu dangereux que mène le régime iranien qui pousse les limites de l’intransigeance au risque de nouveaux assauts dévastateurs.
L’enjeu est le même depuis des semaines : il est de savoir qui cèdera le premier entre Donald Trump et les Gardiens de la Révolution qui dirigent désormais l’Iran. Il y a deux semaines, le président américain pensait avoir dégainé une carte maîtresse en imposant à son tour un blocus du détroit d’Ormuz, déjà paralysé, de fait, par les Iraniens.
Son idée était que l’Iran allait souffrir très vite de ne pas pouvoir exporter son pétrole et importer nourriture et médicaments. Mais les jours passaient avec la réalisation que l’Iran pourrait tenir beaucoup plus longtemps, grâce à ses frontières terrestres, et une plus grande capacité à s’adapter.
Hier, donc, Donald Trump a changé de tactique, en décrétant le détroit d’Ormuz ouvert afin de permettre aux quelques mille navires de toutes nationalités, coincés dans l’étroite voie d’eau de passer. Au bout du compte, seuls deux navires battant pavillon américain sont passés, c’est peu ; et, surtout, l’Iran a fait la preuve de sa capacité de nuisance en reprenant ses tirs de missiles sur l’une des grandes infrastructures énergétiques des Émirats. C’est donc l’échec pour la première journée de l’opération « Project Freedom » de Trump.
L’Iran mise sur le élément que Donald Trump ne veut pas, ou ne peut pas se permettre de relancer la guerre pour plusieurs raisons : l’hostilité de l’opinion américaine, y compris dans son camp MAGA, et le prix du baril de pétrole qui bondit à chaque regain de tension, au risque de déclencher une crise mondiale. Recevant hier les milieux d’affaires, il a vanté une économie en plein boom, mais ce message contraste avec la réalité du prix à la pompe pour les consommateurs.
De plus, une nouvelle vague de bombardements aériens, même sur de nouvelles cibles, risque de ne pas plus faire capituler le régime iranien que les deux mois de frappes précédentes.
Reste donc la négociation, qui se poursuit indirectement, mais avec des positions encore très éloignées. L’Iran exige un arrêt des combats et un désengagement des forces, y compris au Liban où sont engagés les Israéliens, avant de commencer à négocier sur le nucléaire. Inacceptable pour Trump. La guerre des nerfs n’est donc pas terminée, avec le risque permanent de déraper en reprise de la guerre généralisée.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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