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5 mai 2026Détroit d’Ormuz : Donald Trump « dit au monde que c’est à lui de résoudre les problèmes qu’il a créés »
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Un résumé rapide de « Détroit d’Ormuz : Donald Trump « dit au monde que c’est à lui de résoudre les problèmes qu’il a créés » » selon notre rédaction.
Résumé à retenir
Les accrochages se multiplient depuis le déblocage de deux navires immobilisés dans le Golfe Persique avec l’appui de l’armée américaine, lundi 4 mai 2026. Les Émirats arabes unis ont été la cible de plusieurs tirs de missilesOuverture dans un nouvel onglet, et l’Iran affirme avoir également visé l’armée américaine. Celle-ci annonce de son côté la destruction de plusieurs bateaux iraniens. Pourtant, d’après le général Philippe Sidos, ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, « les deux protagonistes veulent que des négociations diplomatiques soient rouvertes ».
franceinfo : Cette opération américaine est-elle un succès ou un échec ?
Philippe Sidos : c’était un pari. Deux bâtiments de guerre américains, sur les 14 présents en mer d’Arabie, ont franchi le détroit. Il y en avait déjà deux qui étaient passés début avril, mais c’était un test. Le commandement central en charge de l’opération dit avoir obtenu l’accord des deux bateaux pour être escortés, ce qui représentait un risque pour eux. C’est un succès, c’est un déblocage de la situation. La menace iranienne est réelle, avec les missiles disposés sur la côte et la flotte moustique, ces petits bateaux – dont plusieurs auraient été détruitsOuverture dans un nouvel onglet d’ailleurs pendant l’opération – qui ne peuvent pas s’en prendre aux frégates, mais qui peuvent attaquer les bateaux civils. On dit que cette nuit deux autres frégates auraient repassé le détroit pour aller chercher d’autres bateaux. Affaire à suivre…
Le cessez-le-feu est-il de facto rompu, avec ces tirs de missiles iraniens contre les Émirats arabes unis et la destruction par les États-Unis de bateaux iraniens, même s’il s’agit, comme vous le dites, de petits bateaux ?
Oui, il y a rupture du cessez-le-feu parce qu’il y a ouverture du feu. Mais ça signifie aussi que les deux protagonistes veulent que la situation diplomatico-militaire un peu stabilisée se perpétue et que des négociations diplomatiques soient rouvertes. On peut dire que le président Trump sort gagnant de cette opération. En ouvrant cette ligne de communication navale près des côtes d’Oman, il aurait un atout supplémentaire à faire valoir à la table de négociations, alors qu’il n’en avait pas. Mais ce n’est pas encore fait, les États-Unis doivent montrer qu’ils sont capables de faire passer d’autres bâtimentsOuverture dans un nouvel onglet.
La diplomatie a donc encore un rôle à jouer ?
Oui, sans aucun doute. Elle a encore un rôle à jouer, même si elle est au point mort depuis quelques semaines. Les négociateurs de Donald Trump agissent toujours et le Pakistan va certainement revenir sur la scène pour calmer le jeu. Comme toujours, des actes de guerre servent à préparer des négociations où l’on cherche à arriver en position de force. C’est ce qui est en train de se passer. Depuis plusieurs semaines, on était dans une situation de blocus total, au Nord du détroit par les Iraniens et au Sud par les Américains, une situation très angoissante économiquement au niveau mondial. Et là, Donald Trump donne une nouvelle orientation politique. Il dit au monde que c’est à lui de résoudre les problèmes qu’il a créés avec cette guerre, en tentant de rouvrir le détroit d’Ormuz.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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