
le Premier ministre Sébastien Lecornu craint que la situation va durer
5 mai 2026Cette grande partie de l’économie a été touchée par la guerre en Iran, mais pas suffisamment pour causer beaucoup de souffrance.
5 mai 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Nos rédacteurs considèrent que « Le fabricant de Sophie la girafe reconnaît produire en Chine, avec un gros « mais » » est un article à suivre.
Résumé des éléments principaux
Vulli
Sophie La Girafe ne serait pas fabriquée en France, selon Mediapart.
Une défense immédiatement mise à mal. L’entreprise Vulli, qui fabrique le célèbre jouet Sophie la girafe et qui avait fait du « made in France » son étendard, a reconnu auprès de l’AFP en produire en Chine, comme indiqué par Mediapart, assurant toutefois qu’il s’agit d’une situation temporaire. Sauf que dans un deuxième article, Mediapart raconte une autre histoire…
Le premier article paru dimanche après-midi a révélé que le jouet offert aux nouveau-nés est depuis longtemps fabriqué en Chine, en dépit de l’estampille « made in France » sur l’emballage. Pour cette enquête, le patron de la firme Alain Thirion avait été contacté. Et avait balayé : « Je ne répondrai pas à vos demandes orientées par des mensonges, des fake news et des propos de quelques personnes, dont deux en procès aux prud’hommes, et qui veulent coûte que coûte porter préjudice à Vulli. »
Interrogé au lendemain de la article de l’enquête par l’Agence France Presse (AFP), Alain Thirion a changé de braquet. Il a concédé que « Vulli fait fabriquer ses (…) girafes “nues” en Chine ». « Mais toutes les girafes sont terminées et surtout contrôlées une par une en France », a-t-il avancé auprès de l’agence de presse. La fabrication en Chine, « cela n’a jamais été un mystère pour personne », assure Alain Thirion : « Si on nous demandait, on le disait. »
Massivement sous-traité depuis au moins 2013, selon Mediapart
Une affirmation contredite dans le premier article de Mediapart, qui a rapporté un signalement sur SignalConso en 2020 dénonçant un « produit (qui) n’est pas de fabrication française mais du “Made in China” ». « La teneur des propos rapportés ne reflète en rien la réalité du travail quotidien de tous nos collaborateurs qui conçoivent et produisent nos créations [de la] marque Sophie la girafe […] à Rumilly », avait répondu Vulli deux mois après l’alerte.
Selon Alain Thirion, toujours auprès de l’AFP, Sophie la girafe a été produite « pour partie » en Chine depuis une trentaine d’années. Mais depuis quelques années, étant donné que des retards se sont accumulés dans la finalisation de l’usine de Saint-Nabord, dans les Vosges, l’entreprise a dû faire appel à des sous-traitants en Chine pour fabriquer « la totalité » de certaines girafes.
Mediapart affirme pour sa part que la fabrication du jouet en caoutchouc a été massivement sous-traitée en Asie « au moins depuis 2013 », soit plusieurs années avant la mise en route de l’usine de Saint-Nabord en 2016. D’après le média d’investigation, qui reproduit dans ses pages des photographies d’ateliers chinois, les jouets arriveraient par conteneurs entiers avant d’être conditionnés dans l’Hexagone, dans des boîtes valorisant l’origine française.
La DGCCRF enquête
Et dans son deuxième article, Mediapart va encore plus loin. Document à l’appui, le site écrit que « la dissimulation au consommateur était bien une stratégie de l’entreprise ». L’ancien DG de Vulli, Eric Rossi, serait allé en Chine en 2018 pour visiter les usines. Lors d’une réunion avec des représentants de l’entreprise, un sous-traitant aurait mis en garde face au risque que la supercherie soit démasquée. Et d’alerter sur des révélations qui porteraient un « coup fatal » à la production.
« Dans notre campagne de promotion, nous devons mettre moins l’accent sur la production en France […]. Ainsi, même si nos concurrents venaient à divulguer délibérément ces informations, nous ne serions pas accusés de publicité mensongère quant au lieu de production réel », aurait enjoint le fabricant chinois. Qui n’a pas été écouté.
Alléguer une fausse origine française sur un produit peut caractériser une pratique commerciale trompeuse, passible d’une sanction pénale pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires. La Répression des fraudes (DGCCRF) a ouvert une enquête.
« Nous sommes en discussion avec la DGCCRF » sur ce que recoupe l’appellation « made in France », a déclaré Alain Thirion à l’AFP. Il a dit aussi viser à terme une production 100 % en France, une fois que les nouveaux processus de fabrication de l’usine de Saint-Nabord, censés recourir à l’injection de caoutchouc naturel moins polluante que les anciens moules en plâtre, seront totalement au point.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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