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5 mai 2026« On n’a pas touché à nos stocks stratégiques pour l’instant », assure Philippe Tabarot, ministre des Transports – franceinfo
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « On n’a pas touché à nos stocks stratégiques pour l’instant », assure Philippe Tabarot, ministre des Transports – franceinfo ».
Points saillants
Invité des « 4 Vérités » mardi 5 mai, le ministre s’entretiendra mercredi avec les compagnies aériennes, notamment au sujet d’annulations potentielles de vols durant l’été du fait de la guerre au Moyen-Orient. « Ce n’est pas un problème d’approvisionnement, c’est aujourd’hui plus un problème au niveau des prix et de survie de certaines compagnies », précise-t-il, souhaitant des hausses sur les billets « contrôlées ».
La période estivale dans les aéroports français sera-t-elle impactée par la guerre au Moyen-Orient ? Alors que la compagnie Transavia a prévu d’annuler des vols en mai et juin, et que la menace d’une pénurie de kérosène plane sur le secteur, Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports de France, tient à rassurer sur le plateau des « 4V », mardi 5 mai. « Le droit des passagers » sera respecté, assure-t-il notamment, indiquant que les voyageurs seront prévenus « suffisamment tôt en cas d’annulation » et « replacés sur un vol s’ils le souhaitent, ou bien sûr, [remboursés]. »
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Gilles Bornstein : Un contexte d’incertitude accrue ce matin dans le Golfe, avec un conflit qui s’installe, ça fait déjà plus de deux mois. On a le sentiment d’un gouvernement démuni, sans vision stratégique qui gère au jour le jour…
Philippe Tabarot : Non, ce n’est pas le cas. Certes, la situation est mouvante en permanence. Vous voyez que les déclarations de la veille ne sont pas celles du lendemain, bien souvent, du fait, soit du président américain, soit des Iraniens. La France essaie de garder un cap, un cap sur notre position, qui a été rappelé par le président de la République encore ce matin pour condamner ce qu’il s’est passé, notamment l’attaque cette nuit dans les Émirats arabes unis. Rappeler qu’on est dans une stratégie de défense, de défense de nos alliés dans la zone, et puis qu’on appelle en permanence à la désescalade et notamment que le détroit d’Ormuz puisse reprendre son trafic. Et puis, au niveau national, le Premier ministre continue à suivre quotidiennement, et je dirais même plus chaque heure, la situation et les répercussions dans notre pays, notamment au niveau des carburants, à la pompe, par rapport à l’idée qu’il y ait des profiteurs de guerre et des surplus. Aujourd’hui, le surplus de taxes est d’environ 180 millions. Et le Premier ministre a rappelé que les mesures ciblées qu’il a souhaitées auprès des transporteurs routiers, auprès des agriculteurs, auprès des pêcheurs, auprès du bâtiment, ont coûté à notre pays pratiquement le double. Donc, en tout cas, au niveau de l’État, il n’y a pas de profiteurs de guerre.
Il y a deux catégories que vous n’avez pas citées, et ça tombe bien parce qu’elles sont dans votre portefeuille ministériel, ce sont les compagnies aériennes et les taxis. Parlons des deux. Sur le transport aérien, vous recevez les compagnies demain pour faire le critère sur cet été, a dit le ministre Roland Lescure. Y a-t-il un risque de pénurie de kérosène ? Les compagnies devront-elles annuler des vols ?
À l’heure où je vous parle, non. Il y a un stock qui existe pour toutes les compagnies, pour toutes les plateformes aéroportuaires, pour un certain nombre de semaines. Et on n’a pas touché à nos stocks stratégiques pour l’instant. Ce n’est pas d’actualité, puisque les compagnies et les plateformes arrivent à se fournir aujourd’hui sans grande difficulté. Ce n’est pas un problème d’approvisionnement, même si on surveille en permanence, c’est aujourd’hui plus un problème au niveau des prix et de survie de certaines compagnies, puisque je rappelle que le kérosène, c’était jusqu’à présent environ 25 % du coût d’exploitation des compagnies. Aujourd’hui, c’est passé à 40 voire 45 %. Donc, on est dans une crise lourde pour le transport aérien qui n’est pas encore du niveau du Covid, mais qui devient inquiétante, et on voit que certaines compagnies essaient de se réorganiser, notamment au niveau de leur plan de vol. On surveille ça avec beaucoup d’attention.
Certaines ont déjà annulé des vols. Transavia a annulé des vols.
Transavia a annulé finalement très peu de vols, mais aux alentours de 2 % sur mai et juin. Il y a Volotea, qui a annulé 1 % des vols.
En juillet et août, vous n’avez pas d’inquiétude sur des annulations de vols ?
Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’inquiétude, nous allons discuter justement avec Roland Lescure, demain, avec les compagnies pour voir quels sont les plans de vols qu’elles proposent. On a deux choses : permettre aux compagnies de s’adapter par rapport à cette situation, pas d’approvisionnement, mais de l’augmentation du coût, comme on l’a dit, et la deuxième chose c’est le droit des passagers, qui est particulièrement important pour nous. Le droit des passagers ça veut dire, en cas d’annulation, prévenir suffisamment tôt, ça signifie replacer les passagers sur un vol s’ils le souhaitent, ou bien sûr, des remboursements. Donc c’est dans cet esprit, à la fois un équilibre pour les compagnies, leur permettre de s’adapter…
Les compagnies doivent faire ça, prévenir, rembourser ou proposer des remboursements ?
Bien sûr, les passagers ont des droits, c’est défini au niveau européen et particulièrement dans cette période difficile. Même si je le regrette et s’il y a des perturbations, mais quelquefois, dans ce contexte, il vaut mieux voir un avion plein plutôt que deux avions à moitié vides, ce qui arrive malheureusement en ce moment. Donc il faut réorganiser ça.
Une fois que vous avez votre billet en poche, une compagnie a-t-elle le droit d’augmenter le prix, c’est-à-dire de vous réclamer un supplément sur un prix que vous avez déjà payé pour vous permettre d’embarquer ?
Future jurisprudence Volotea. C’est ce que fait cette compagnie aujourd’hui, c’est la seule qui le action. La question se pose, je vais demander au service de la DGAC de travailler sur cette question très rapidement. La répercussion sur le prix du billet d’avion, on peut la comprendre par rapport aux difficultés. Mais après la vente, par rapport à un contrat qui a été passé, juridiquement, on est en train de creuser la chose très rapidement, parce qu’il y a un flou là-dessus, évidemment. La compagnie dit qu’elle met maintenant, au moment de la vente du billet, un paragraphe qui dit qu’elle peut se permettre de le faire. Aujourd’hui il faut le vérifier, mais pas au niveau national, c’est au niveau européen que ça se traite.
Donc ni Air France, ni Transavia, aucune compagnie française ne fait ça ?
Aujourd’hui non, et elles nous diront si elles comptent le faire mercredi. En tout cas, certaines ont fait répercuter sur le prix du billet une hausse. Il faut que ce soit une hausse qui soit contrôlée aussi, parce que les difficultés, ce ne sont pas que les passagers qui doivent les porter financièrement, ce sont les compagnies également. Il faut partager le coût de cette augmentation du kérosène.
Autre catégorie que vous n’avez pas citée tout à l’heure : les taxis. Le gouvernement a dévoilé un certain nombre de mesures pour pas mal de professions. Vous les avez dits, les pêcheurs, les routiers, mais rien sur les taxis. Pourquoi n’y a-t-il pas encore d’aide pour les taxis, qui consomment du carburant ?
Parce qu’on discute avec les taxis, parce qu’ils ont quelques propositions. On en a d’autres. On essaie de se mettre d’accord pour que les décisions prises soient les plus consensuelles, et soient efficaces pour eux.
On se dirige vers quel genre d’aide pour les taxis ?
On doit fixer ça avec eux lundi. Il y a la question des taximètres, qui est le compteur pour répercuter le coût sur le passager. Il y a la question aussi d’un remboursement anticipé de la TICPE, non pas une fois par an, mais par trimestre. Il y a une possibilité d’aide…
Vous pouvez nous dire qu’il y aura une aide pour les taxis ?
Bien sûr, les taxis sont impactés, particulièrement. Je pense également aux VTC. Donc nous prenons en compte ces difficultés. Ce sont de gros rouleurs. Est-ce qu’ils doivent rentrer dans le dispositif gros rouleur, ou est-ce que c’est un dispositif à part ?
Il y a des marins français dans le Golfe. Il y a environ 800 navires, il y a à bord des marins français. Est-ce que vous les suivez ? Est-ce que vous avez des nouvelles ? Est-ce que tout va bien ?
Quotidiennement, 59 navires à intérêts français en ce moment, entre 20 et 30 marins qu’on suit quotidiennement. Ce sont des marins qui ont souhaité rester, qui sont volontaires. Mais bien sûr que cette situation nous préoccupe et nous sommes à leurs côtés quotidiennement.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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