
Charles Alloncle (UDR) explique pourquoi il recommande de fusionner France 2 et France 5
5 mai 2026
La Chine devient le bouc émissaire de la réaction des centres de données américains
5 mai 2026Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « « Plus un pot de vin qu’un cadeau, j’ai les factures », maintient Robert Bourgi ».
À retenir
Invité de RMC, Robert Bourgi explique pourquoi il a révélé avoir transmis à Dominique de Villepin des statuettes payées par un chef d’Etat africain et un homme d’affaires. Il assure aux Grandes Gueules qu’il s’agit bien de pots-de-vin et révèle les raisons de son inimitié contre l’ex-Premier ministre.
L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027, a rendu lundi au ministère des Affaires étrangères deux statuettes reçues en cadeau lorsqu’il était au Quai d’Orsay, a annoncé son entourage à l’AFP, contestant par ailleurs leur valeur annoncée de 125.000 euros.
C’est le lobbyiste Robert Bourgi, figure de la Françafrique qui avait affirmé à Complément d’enquête jeudi 30 avril dernier, avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.
Robert Bourgi avait déclaré que ces statuettes avaient été achetées respectivement 75.000 euros et 50.000 euros, soit une valeur totale de 125.000 euros. Des montants contestés par l’entourage de Dominique de Villepin qui évoque des sommes « 4 à 5 fois » inférieures.
Les raisons de sa brouille avec Villepin
Mais ce mardi 5 mai sur le plateau des Grandes Gueules Robert Bourgi maintient la valeur de ces statuettes: « Je suis allé acheter ses statuettes, j’ai la facture », insiste-t-il. « C’est plus un pot de vin qu’un cadeau », lâche-t-il, sans préciser contre quoi. « J’aurais préféré que ces deux bustes soient rendus au musée à Ajaccio, la ville natale de l’Empereur Napoléon plutôt qu’au Quai d’Orsay ».
« Si ces bustes étaient de peu de valeur, pourquoi seraient-ils restés en majesté dans son bureau. Il les a gardés 20 ans, il dit que ça ne coûte que 10.000€ c’est nullissime, c’est à son image », ajoute-t-il sur RMC Story.
Celui qui se présente ni comme hommes d’affaires, ni porteur de valise et préfère être un avocat retraité, assure ne pas supporter « les menteurs »: « Si j’ai décidé de jeter l’anathème sur Dominique de Villepin, c’est parce que la danse qu’il pratique avec Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan, n’a rien à voir avec le Villepin que j’ai aimé, admiré, respecté. Il se renie complètement, je ne le supporte pas ».
L’ombre de Nicolas Sarkozy?
Dominique de Villepin a affirmé qu’il pensait qu’il s’agissait de cadeaux payés par Robert Bourgi et ne connaissait pas leur provenance réelle. Son entourage martèle que ces accusations sont des « manœuvres » destinées « à régler des comptes politiques et à dresser un écran de fumée au moment où Nicolas Sarkozy fait de nouveau face à la justice ».
Robert Bourgi, fidèle de l’ancien président, affirmait dans Complément d’enquête que Nicolas Sarkozy, qui entretient de longue date de très mauvaises relations avec Dominique de Villepin, n’avait rien à voir avec ces révélations.
Mais il dément être téléguidé par Nicolas Sarkozy: « Je suis en contact avec lui mais je ne l’ai pas vu depuis des semaines. Je suis un homme libre, je ne dois rien à Chirac que j’ai côtoyé 30 ans, ni à Sarkozy que je côtoie depuis 1982 et il ne savait pas qu’il y avait un Complément d’enquête en préparation ».
Les autres raisons de son inimitié pour Dominique de Villepin? « Une intervention auprès de journalistes où il avait dit à propos de Nicolas Sarkozy, ‘pourquoi voulez vous que je m’en émeuve, c’est un justiciable comme un autre’. Je ne l’ai pas supporté. Ce jour-là j’ai décidé que je ferais tout pour freiner la route de Villepin », ajoute sur RMC Robert Bourgi.
« J’ai offert de la part de certains chefs d’Etat des statuettes à Dominique de Villepin. Il y a eu des statuettes, des livres. J’accompagnais toujours les émissaires de chefs d’Etat africains auprès de Dominique de Villepin pour Jacques Chirac », ajoute-t-il.
Les « regrets » de Bourgi dans l’affaire des costumes de Fillon
Est-ce pour la même raison qu’il a révélé avoir offert des costumes à François Fillon, avant l’élection présidentielle de 2017? « François Fillon m’a manqué », ajoute-t-il sans préciser s’il s’agit de respect. Mais il regrette cependant avoir révélé ce cadeau qui n’a pas aidé François Fillon déjà empêtré dans l’affaire Pénélope: « Je regrette quand je vois ce qu’a donné la présidence d’Emmanuel Macron pour qui j’ai voté en 2017 et 2022 bien qu’il m’ait enlevé ma légion d’honneur »,
« Recevoir des cadeaux de votre part, c’est sympathique mais c’est dangereux », note le professeur de philosophie des GG Jean-Loup Bonnamy. « Peut-être que c’est dangereux mais si je devais être avare, prolixe, méchant à outrance, il y aurait eu peu de candidats à la présidentielle, aux législatives », répond Robert Bourgi.
« Ce n’est pas normal alors, ne soyez pas sélectifs », relance l’entrepreneur Mourad Boudjellal. « Les Français le savent et le regrettent, la classe politique française n’est pas à envier. Je vais souvent dans des restaurants où je vois d’anciens et actuels ministres, députés et sénateurs. Quand je rentre dans ces endroits, les élus et personnalités sont gênées de me voir parce qu’ils savent que je sais tout », lui répond Robert Bourgi.
Il accuse la classe politique d’être en partie corrompue: « La France est en perte de vitesse en Afrique, on met tout ça sur le dos de la Françafrique mais si Robert Bourgi (il parle de lui à la troisième personne, ndlr) pouvait remonter le temps, les Turcs, les Russes, les Chinois n’existeraient pas en Afrique », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

9999999
