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5 mai 2026« Toute épidémie à bord reste une hantise pour les équipages », selon la société française de médecine maritime – franceinfo
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Voici les éléments principaux de « « Toute épidémie à bord reste une hantise pour les équipages », selon la société française de médecine maritime – franceinfo » pour nos lecteurs.
Éléments essentiels
L’OMS a fait état mardi de deux cas confirmés d’hantavirus et de cinq autres suspectés en lien avec le foyer qui a déjà fait trois morts sur un bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert. Pour le docteur Matthieu Coudreuse, membre de la société française de médecine maritime, « il y aura des investigations pour savoir d’où est partie l’infection ».
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mardi 5 mai soupçonner une possible « transmission interhumaine » entre des personnes contaminées par un hantavirus à bord d’un bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert, où trois décès ont été enregistrés. Refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, le bateau devrait se diriger vers l’archipel des Canaries, l’Espagne y ayant accepté son accostage, selon l’OMS. « Sur les navires , il y a une forte lutte pour essayer de prévenir et d’éviter ce genre d’épidémie », souligne le docteur Matthieu Coudreuse, membre de la société française de médecine maritime
franceinfo : Ce genre d’épidémie est une hantise aujourd’hui pour les équipages ?
Mathieu Coudreuse : Toute épidémie à bord reste une hantise pour les équipages. Il y a une forte lutte pour essayer de prévenir et d’éviter ce genre d’épidémie. Les compagnies mettent tout en œuvre pour essayer de limiter tout ce qui pourrait être introduit à bord.
C’est-à-dire des gestes barrières, comme on a connu pendant le Covid ?
Tout à fait, on a appris beaucoup du Covid. Cela a permis notamment d’améliorer les process, notamment dans le traitement de l’air, sur les chaînes de contamination éventuelles à bord des navires. Beaucoup de progrès ont été faits. Le Covid a été une première étape.
Est-ce que la gestion du MV Hondius sera du même type que le bateau de croisière Diamond Princess en quarantaine pendant le Covid ?
C’est difficile à dire, ça dépendra de ce qui se passe à bord et de la propagation. En France, des ports sont capables de recevoir ce type de navires avec une contamination potentielle. Il y aura des investigations pour savoir d’où est partie l’infection et qu’est-ce qui est à bord exactement.
L’Organisation mondiale de la santé recherche des passagers d’un vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée par un hantavirus a été évacuée depuis l’île de Sainte-Hélène vers Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle est décédée. Êtes-vous amené à travailler avec l’OMS sur ce genre d’enquête sanitaire ?
Personnellement je ne travaille pas sur ce genre d’enquête. Mais toutes les autorités sanitaires sont mobilisées dans ce cas d’infection. On rejoint tout ce qu’on appelle la pathologie du voyageur et les transmissions. Aujourd’hui, les gens voyagent beaucoup à travers le monde et transportent effectivement des virus d’un note A à un facteur B. C’est valable pour les avions comme pour les navires.
Il n’y a pas de bloc opératoire ni de chirurgien à bord de ce bateau ?
Non, les navires n’en sont pas pourvus. Ils sont aujourd’hui très bien équipés, surtout les navires de croisière, parce que les compagnies mettent les moyens pour permettre à la fois de détecter, mais aussi de prendre en charge les cas, dans l’attente d’un débarquement. Mais effectivement, on ne peut pas se dire qu’on va avoir une réanimation à bord. En revanche, on est capable de contrôler une pathologie le plus longtemps possible en attendant une évacuation. Le problème, c’est d’avoir des passagers à bord qui vont incuber le virus. On sait toujours qu’il y a une période d’incubation entre la contraction du virus et la maladie. Et des fois, la maladie se déclare en mer alors qu’on est relativement loin de la Terre. Donc, on met tous les moyens pour essayer de contrôler le temps d’évacuer.
Il y a la gestion des malades, mais il y a aussi la gestion de l’angoisse, la psychose au sein des passagers. Est-ce qu’il y a un risque de tension ou de bagarre qui est anticipé ? L’équipage est-il formé à ça ?
On peut tout imaginer. C’est vrai que c’est compliqué dans un milieu qui devient confiné où les gens se sentent un petit peu emprisonnés. Mais ça, c’est aussi des process qui sont bien connus, d’information, de réassurance des passagers, des membres d’équipage. L’équipage est formé à ça. Les officiers supérieurs ont l’habitude de gérer la communication vers les passagers, notamment dans les cas d’incidents ou autres. Ça fait partie des crises que les compagnies doivent être capables de gérer.
« L’équipage est formé aux process d’information, de réassurance des passagers, des membres d’équipage. »
Matthieu Coudreuse, membre de la société Française de Médecine Maritimefranceinfo
Est-ce que l’équipage peut tenir des semaines ? C’est long ?
C’est long effectivement. On ne sait pas ce qui va se passer. Est-ce qu’ils vont être libérés plus tôt ou pas ? Ça dépend de ce que la Terre est capable de mettre en œuvre pour débarquer ces personnes. Mais on peut imaginer que ça soit très long, comme tout confinement, on l’a vu pendant le Covid. En plus, l’angoisse de contracter la maladie peut être complexe à gérer, d’un aspect clé de vue humain.
Des pays, comme le Cap-Vert par exemple, ont-ils raison de refuser que le bateau accoste chez eux ?
C’est difficile de se prononcer. Ça dépend de la manière dont un État est capable d’accueillir ces navires. En France, il y a des ports pivots, c’est-à-dire des ports qui sont préparés avec des structures qui peuvent les recevoir. Ils disposent de capacités sanitaires et sont capables de prendre en charge les passagers, tout en évitant une contamination de l’État. Le port de Saint-Nazaire, si on prend la façade atlantique, par exemple, a les capacités de recevoir des grands navires. Il y a également des structures sanitaires derrière qui sont en capacité de gérer le risque infectieux entrant. Il y a plusieurs ports sur les façades françaises qui ont été désignés comme ports pivots. Ailleurs, ça dépend des capacités du pays d’un paramètre de vue sanitaire, mais on peut comprendre que le Cap-Vert soit méfiant.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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