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5 mai 2026Un animateur périscolaire jugé à Paris pour harcèlement et agressions sexuelles sur des élèves – franceinfo
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Un animateur périscolaire jugé à Paris pour harcèlement et agressions sexuelles sur des élèves – franceinfo ».
Résumé synthétique
C’est peut-être le premier procès d’une série à Paris. Mardi, un animateur périscolaire employé de la Ville de Paris est jugé devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de harcèlement sexuel sur 9 fillettes de CM2, et même d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. L’affaire s’est déroulée à l’école primaire Titon dans le 11ème arrondissement en 2024.
Publié
Temps de lecture : 2min
Nicolas G., 47 ans, était un peu l’animateur préféré, présent dans l’école depuis des années. Les fillettes en CM1 puis CM2, tout en l’appréciant, ont fini par s’interroger sur son comportement.
Il y avait les surnoms qu’il leur donnait comme « bébé d’amour« , les câlins forcés, les réflexions déplacées, les dessins d’adolescentes hypersexualisées qu’il leur faisait au cours de son atelier « manga » ou encore ses récits de faits-divers vus à la télé, où il était toujours question de viol. Trois petites élèves ont même fini par dénoncer des attouchements de sa part sur la poitrine.
Alors qu’aucun adulte du périscolaire, pas même le responsable des animateurs n’avait fait remonter de questionnements ou de remarques sur le manque de distance de Nicolas G. avec des enfants, ce sont les fillettes de 9 et 10 ans, pourtant perturbées qui, elles-mêmes, ont pris leur courage à deux mains et sont allées toquer à la porte de la directrice. Elle a pris les choses au sérieux et prévenu les responsables municipaux du périscolaire. La brigade des mineurs a ensuite, elle aussi, été très attentive à la parole des enfants.
« Pour une fois, dans ce dossier, il y a eu, excepté de la part de l’encadrement périscolaire, un traitement sérieux et satisfaisant de la situation, depuis la chef d’établissement jusqu’à la justice. Nous espérons que cela aille jusqu’au bout avec une condamnation exemplaire au procès pour que cela ouvre la voie à une nouvelle ère où les enfants seront entendus et les enquêtes menées relativement rapidement et bien« , commente Anne cofondatrice du collectif « SOS périscolaire » et maman d’élève dans une autre école parisienne.
L’animateur de l’école Titon a été suspendu. Son contrôle judiciaire lui interdit d’exercer avec des mineurs et l’oblige à se soigner. Nicolas G., présumé innocent, nie toutes les infractions qui lui sont reprochées. Lui parle de remarques bêtes et maladroites de sa part et de simples « accolades« . Il tente d’expliquer les accusations des fillettes par la jalousie de certaines vis-à-vis d’autres.
« Nous ne sommes absolument pas dans une démarche de vengeance. Nous faisons confiance à la justice, mais je compte bien à l’audience dire au prévenu que son comportement a abîmé nos enfants et lui expliquer comment« , confie Pierre, papa d’une des neuf petites victimes. « Nous avons constaté pendant un an et demi sans le comprendre le mal-être de notre fille », poursuit-il.
« On trouvait que son imaginaire était pollué par de la violence et de la sexualité et on l’a envoyée voir un psychologue. »
Pierre, père d’une jeune victimeà franceinfo
« Nous avons été très fiers qu’avec ses petites copines, ce soit elles qui aient lancé l’alerte en prévenant la directrice, mais cela montre aussi combien les adultes du périscolaire ont, eux, failli, manqué à leurs obligations. Ils étaient aux premières loges et ne pouvaient pas ignorer le problème. Espérons que les choses changent et se professionnalisent. C’est impératif « , ajoute Pierre qui espère que le procès permettra d’achever pour sa famille la cicatrisation et de tourner la page.
Avec la multiplication des affaires d’agressions sexuelles ces derniers mois dans le périscolaire à Paris, ce procès pourrait être observé de près. Même si aucune des fillettes, désormais collégiennes, ne devrait être présente, l’avocate de cinq familles, Maître Julie Chalumeau indique que plusieurs parents entendent demander un huis clos. Un second procès aura lieu le 26 mai au tribunal correctionnel de Paris. Il concerne un animateur du périscolaire d’une autre école du 11ème arrondissement, l’école maternelle Alphonse Baudin.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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