
Neuf mineurs tués dans l’explosion d’une mine de charbon dans le centre de la Colombie
5 mai 2026/2023/05/19/646766aee22a5_000-par6042776.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Un animateur périscolaire jugé à Paris pour harcèlement et agressions sexuelles sur des élèves – franceinfo
5 mai 2026La fraude au virement devrait disparaître grâce à cette nouvelle plateforme, mise en place dès ce jeudi
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « La fraude au virement devrait disparaître grâce à cette nouvelle plateforme, mise en place dès ce jeudi » est un article à suivre.
Résumé pour le lecteur
Pour lutter contre les fraudes bancaires, la Banque de France lance une plateforme, dès ce jeudi 7 mai, qui va recenser tous les comptes bancaires frauduleux et qui sera accessible aux différentes banques. Explications.
Bientôt la fin de la fraude au virement? C’est en tout cas ce qu’espère la Banque de France avec le lancement, dès ce jeudi 7 mai, de la plateforme du fichier des identifiants de compte (IBAN) frauduleux, d’après Les Echos.
En application de la loi Labaronne du 6 novembre dernier, les grands groupes bancaires et les prestataires de services de paiement (PSP) vont être connectés au fichier national des comptes signalés pour risque de fraude, hébergé par la Banque de France.
Ils pourront ainsi signaler et émettre des alertes lorsqu’ils ont un doute sur la nature d’un compte et consulter celles émises par leurs pairs, ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant la loi à cause du secret bancaire.
Concrètement, cela permettra de prévenir l’établissement financier teneur du compte suspect, mais aussi les autres banques qui pourraient voir des opérations de leurs clients destinées à ce compte. Ce sera ensuite à l’établissement teneur du compte de vérifier « sans délai », selon la loi, si le compte est légitime ou non et d’en informer les autres.
Près de 225 établissements raccordés à la plateforme
« Ce mécanisme est à la disposition des prestataires de services de paiement et ce sont eux qui décident de déclarer un compte. Ensuite, ils utilisent l’information qui est contenue dans la plateforme et, là aussi, c’est à eux de décider s’ils doivent bloquer ou non le compte », explique Clément Bourgeois, chef adjoint du service des moyens de paiement scripturaux à la Banque de France.
« La Banque de France ne portera pas de jugement sur le caractère frauduleux ou non d’un compte, car ce ne sont pas ses opérations », précise-t-il. En revanche, elle contrôlera que les établissements réagissent dans des délais raisonnables dès qu’ils sont informés qu’un de leurs comptes est fiché comme suspect, que ce soit pour le confirmer ou l’infirmer.
Progressivement, près de 225 établissements financiers seront raccordés à la plateforme. L’objectif est clair, réduire les millions d’euros de pertes liées à la fraude par manipulation, qui a représenté 245 millions d’euros au premier semestre 2025, soit 40% de la valeur totale de la fraude, selon les derniers chiffres de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) de la Banque de France.
Ces alertes sur cette plateforme viendront aussi compléter les outils existants de détection de la fraude des banques qui leur permettent d’évaluer chaque transaction, souvent avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Vers trop de signalements?
Pour autant, les plus petits établissements, spécialisées dans les ouvertures de comptes en ligne, alertent sur de potentielles déclarations excessives.
« Le risque de déclarations contenant des cas de faux positifs et la discrimination des IBAN de certains établissements font partie des inquiétudes de nos clients », explique Arthur Legourd, fondateur de Qombo, qui accompagne les acteurs du paiement dans leur mise en conformité et la lutte contre la fraude.
De son côté, la Banque de France rassure: « tout est mis en place pour que le volume de faux positifs soit très faible, voire nul ». L’institution a prévu, en ce sens, d’effectuer des contrôles pour éviter ces cas. Et l’enjeu est de taille, puisque ces informations pourraient être partagées plus largement à l’avenir.
« Un effet direct dès les premiers jours »
Dans le cadre de la loi contre les fraudes sociales et fiscales, qui vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, les sociétés de financement et certaines administrations pourraient également consulter cette plateforme, sans toutefois pouvoir l’alimenter.
« Nous anticipons un effet direct sur la fraude au virement, dès les premiers jours. Et celui-ci ne pourra que grandir et grossir lorsqu’il y aura un lien avec un dispositif européen plus large », avance Clément Bourgeois de la Banque de France.
Et pour cause, ce dispositif à l’échelle de la France s’inscrit en anticipation du règlement européen sur les services de paiement (PSR) et de la révision de la directive sur les services de paiement (DSP3) en cours de finalisation, qui prévoit la mise en place d’une plateforme similaire au niveau européen dans les années à venir.
Par ailleurs, il s’ajoute également au mécanisme de Vérification du bénéficiaire (VOP), en vigueur depuis le 9 octobre 2025, qui oblige les banques de la zone euro à vérifier la cohérence entre le nom du bénéficiaire et l’IBAN avant tout virement.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

9999999
