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6 mai 2026Reuters.com
6 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Céline Dion, PSG-Bayern… ces « scalpers » qui revendent les billets au prix fort ».
Ce qu'il faut connaître
Trouver des billets au prix de mise en vente que ce soit pour les matchs de foot, les concerts, ou autres événements, est devenu très compliqué. La faute aux « scalpeurs », ces individus qui achètent des dizaines de billets pour les revendre ensuite au prix fort.
C’est un fléau qui touche les événements sportifs et culturels: les « scalpers ». Ce sont des individus qui achètent souvent en masse des billets pour des matchs comme par exemple, la demi-finale retour de la Ligue des champions, Bayern-PSG, ce mercredi soir. Les scalpers achètent dès la mise en vente, et revendent au prix fort. Le but, c’est d’en tirer un bénéfice.
« Une dizaine de milliers d’euros à l’année en gain net »
RMC a rencontré Nicolas, un entrepreneur d’une quarantaine d’années. Son prénom et sa voix ont été changés, et il avoue faire du scalping « artisanal ». Avec des amis, ils se connectent sur des ventes en ligne avec plusieurs adresses mail. Et pour le match Bayern-PSG de ce soir, ils ont acheté 10 places.
“La place valait 50 euros et se revendait prix marché 200-250 euros. Ça peut payer des belles vacances. On est aux alentours d’une dizaine de milliers d’euros à l’année en gain net. C’est quelque chose de sympa, mais on n’en vit pas”, indique-t-il.
Lui se décrit d’abord comme un passionné de sport, « qui a dérivé » aujourd’hui. Nicolas a des dizaines de places à revendre pour les concerts de Céline Dion par exemple et il est parfois missionné.
“Au fur et à mesure des années, les gens demandent parce qu’ils savent qu’on peut avoir des billets. On est presque comme la bourse avec deux téléphones. Les billets sortent, on dit au client ‘tu prends? tu prends pas?’ S’il prend pas client tac client suivant. Plus tôt c’est vendu mieux c’est, c’est la règle du métier”, assure-t-il.
Des discussions de « scalpers » sur des messageries crytpées
Et il existe aussi des scalpers professionnels qui ne font que ça. Et grâce à cette activité, ils peuvent gagner plusieurs milliers d’euros par mois. Ils visent tous les produits à édition limitée comme les matches, les concerts, mais aussi certains vêtements de marques, les cartes à collectionner… Ils achètent, épuisent les stocks, pour faire monter les prix à la revente.
Pour ça, ils utilisent des logiciels qui automatisent l’achat. Ils programment une armée de « bots » explique l’ancien hacker Marwan Ouarab.
“Il y a des adresses mail qui sont créées, des adresses IP surtout qui vont leur permettre d’avoir plusieurs identités simultanément sur Internet et de se connecter à la vente avant tout le monde ou du moins de manière automatisée. On a 1.000 places à vendre et les bots peuvent les acheter en 2 secondes”, détaille-t-il.
Il existe des conversations de scalpers sur des messageries cryptées comme Discord ou Telegram. “Sur celle-là, il y a une communauté de près de 4.000 personnes qui s’organisent autour de la revente de vêtements de grandes marques”, indique-t-il.
Sur une autre, des conseils sur quoi acheter, à quel prix revendre. “Ce sont des groupes qui ont des vrais outils comme des logiciels de facilitation commerciale. Ils fonctionnent quasiment comme de vraies sociétés”, ajoute Marwan Ouarab.
Illégal mais compliqué à endiguer
Une activité qui n’est pas légale. Pour les événements sportifs ou culturels, le code pénal stipule qu’il est « interdit de revendre des billets de manière habituelle sans l’accord du vendeur ». C’est un délit puni de 15.000 euros d’amende pour un particulier, insiste Gérard Haas. Encore faut-il, glisse cet avocat en droit du numérique qu’une plainte soit déposée et le scalper identifié.
Il est possible de limiter le nombre de produits que chaque client peut acheter, de mettre en place des systèmes anti-robots, ces fameux « captchas », quand vous devez cliquer sur tous les vélos de plusieurs images. Mais il est difficile de tout filtrer, souligne l’expert en cybersécurité Gérôme Billois.
“Malheureusement les scalpers gagnent beaucoup d’argent donc ils redoublent d’ingéniosité. La majorité du travail du scalpeur, c’est de créer ces systèmes techniques qui permettent de contourner les systèmes de protection que l’on voit sur les sites de vente en ligne”, assure-t-il.
La meilleure prévention reste encore de n’acheter que sur les sites ou les plateformes de reventes officielles.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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