
Conseil municipal : budget maîtrisé et impôts inchangés à Estagel
6 mai 2026
Des policiers de DC suspendus pour manipulation présumée des statistiques sur la criminalité
6 mai 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « l’État les expose sur les réseaux sociaux – franceinfo ».
Points clés à retenir
Publié
Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min
Afficher publiquement sur les réseaux sociaux le nom d’une boulangerie ou d’une boucherie frappée par une fermeture administrative, c’est une nouvelle méthode utilisée par les préfectures. Sauf que cela provoque des campagnes de dénigrement dans les commentaires des internautes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans une boulangerie du Var, la patronne et sa salariée sont encore sous le choc. Il y a quelques mois, après une fermeture administrative, l’établissement a été la cible de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. En avril dernier, pour des raisons d’hygiène, la boulangerie doit fermer. La décision est publiée sur les réseaux sociaux de la préfecture du Var. Très vite, des centaines d’internautes réagissent et dénigrent l’établissement : « J’ai acheté un pain au chocolat chez eux. Mauvaise surprise, il était encore congelé alors qu’ils disaient qu’il était fait maison », écrit par exemple un internaute. Depuis, la gérante a engagé 10 000 euros de travaux. Mais cet épisode a laissé des traces. « C’est une déstabilisation. On nous enterre. Ils nous mettent six pieds sous terre », déplore la boulangère.
Restaurants, bars, boulangeries, sur les réseaux sociaux, de plus en plus de préfectures publient le nom et l’adresse d’établissements sanctionnés. Une exposition publique subie également par un boucher qui préfère rester discret. « Avec le commerce, c’est déjà assez difficile comme ça. De là, se prendre un double coup d’épée dans le dos, c’est compliqué », partage-t-il.
La pratique est légale, mais les commentaires qu’elle suscite interrogent des clients. « C’est un petit peu dommage de dénigrer des artisans qui travaillent toute l’année, qui se donnent du mal », commente l’un d’entre eux. « Le problème des réseaux sociaux, c’est que c’est un défouloir. Derrière l’anonymat, on peut dire ce qu’on veut », estime un autre.
Le préfet du Var, lui, assume la méthode. « Contrôler et faire savoir qu’il y a des manquements, c’est porter préjudice à une filière ou à une profession. Ça me semble un peu daté et déplacé comme raisonnement. C’est comme si on ne parlait pas de la délinquance ou des quartiers dans lesquels on fait des opérations de police, parce que ça nuirait à l’image d’une commune, d’un quartier ou d’une ville », indique Simon Babre, préfet du Var.
La préfecture assure qu’elle communique aussi lorsque les commerces sanctionnés sont autorisés à rouvrir.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

9999999/2026/05/06/69fb9c0a434a3692426541.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
