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6 mai 2026franceinfo monde du mercredi 06 mai 2026
6 mai 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Nos premières heures sur Saros, le dernier jeu des Finlandais de Housemarque. ».
Résumé pour le lecteur
Vous le savez désormais, les jeux exigeants à la sauce rogue-like et rogue-lite ne sont pas ce qu’on préfère dans le jeu vidéo. Pourtant, en 2026, impossible de ne pas être confronté à ce genre si populaire si bien que l’on a été un peu obligé de s’y mettre pour ne pas passer à côté de certaines expériences. Alors, oui, on aime quand les jeux nous résistent, quand ils nous challengent, mais se heurter à un mur encore et encore, recommencer sans cesse sans réelle sensation d’avancer… Peut vite devenir frustrant et ça, The Rogue Prince Of Persia et Absolum nous ont permi de mieux l’appréhender. Si on n’a pas eu l’occasion de jouer à Returnal considéré comme l’une des meilleures exclusivités de l’histoire de la PS5, on a évidemment sauté sur Saros avec beaucoup d’envie mais aussi la crainte de ne pas réussir à nous en sortir avec cette question en suspens. Le dernier jeu du studio first party finlandais laisse-t-il les néophytes de côté ?
Notre émission sur Saros
Plongez dans l’enfer de Carcosa
Avec Saros, Housemarque signe donc son deuxième jeu pour PlayStation. Visiblement, comme Returnal avant lui, le titre met en scène une histoire dont il faudra recoller peu à peu les morceaux et que l’on ne comprend pas immédiatement même si les enjeux restent clairs.
Vous incarnez , un Protecteur expérimenté de l’escouade Echelon IV, employé par Soltari, l’une des plus puissantes entreprises terrestres. Avec ses 100.000 filiales et ses millions collaborateurs, Soltari est tout simplement la plus grande firme du système solaire. Une méga-corporation dans la colonisation spatiale et l’extraction de ressources, revendiquée comme œuvrant pour le situation de l’humanité.
Devraj effectue ici sa toute première mission extrasolaire. Lui et son unité sont envoyés sur Carcosa pour venir en aide à une précédente escouade Echelon qui a mystérieusement cessé de répondre.
Sur le papier, on ne va pas se mentir, le postulat de base de Saros est assez classique et on a l’impression de l’avoir vu 100 fois, mais rapidement, l’histoire va basculer autour d’un phénomène étrange dont on sera témoin lors de chacune de nos expéditions : le culte de l’Éclipse.
Le lore se découvre à travers de nombreux dialogues optionnels, des journaux audio, des archives textuelles ainsi qu’un codex particulièrement fourni, dont certains fichiers restent partiellement cryptés.
On ne va pas se faire expert en littérature mais visiblement, l’inspiration de la planète du nom de Carcosa provient du recueil de nouvelles “Le Roi en Jaune” de Robert W. Chambers parue en 1895 lui-même inspiré par l’écrivain américain Ambrose Bierce.
En revanche, on est sûr de nous, l’influence de l’écrivain H. P. Lovecraft est évidente avec son monde gigantesque où l’humain semble minuscule face aux menaces de la galaxie qui l’entoure.
Saurez-vous danser ce ballet de balles ?
Saros reste fidèle à l’ADN des Finlandais avec son gameplay ultra-nerveux tout en mouvement demandant une attention de tous les instants !
Vous connaissez les shooter bullet hell en 2D que l’on trouve en arcade ? Ici, c’est strictement pareil mis à part que vous jouez un personnage humain à la troisième personne dans un shooter en 3D.
Comme dans Doom Eternal qui se voulait être le pinacle de la nouvelle formule d’iD Software, ici, tout repose sur le mouvement, la lecture des patterns ennemis et la capacité à garder le contrôle au milieu des tonnes de projectiles qui vous sont adressés !
De fil en aiguille, vous allez progresser de plus en plus jusqu’à avoir une meilleure lecture des dangers qui vous entourent car il faut le savoir, Saros ne propose à son lancement aucun paramètre de difficulté à régler pour son aventure.
Seul un tutoriel va vous apprendre à vous déplacer, combattre et utiliser votre bouclier Soltari jusqu’à votre rencontre avec le premier boss qui va vous balayer d’un revers de la main.
L’entrée dans l’aventure est excellente mais annonce aussi immédiatement la couleur !
Dans Saros, il est important de vite comprendre les mécaniques du jeu ! Le scanner va vous permettre d’analyser l’environnement à la recherche de ressources, le bouclier Soltari vous permettra d’absorber les tirs bleus et de renvoyer la corruption sur un adversaire.
Tout au long de notre périple sur Carcosa, on collecte des orbes de Lucénite, un minerai propre à la planète qui représente une source d’énergie colossale. Selon le lore du jeu, un seul kilogramme suffirait à alimenter une ville terrestre pendant dix ans. Cette ressource permet donc notamment d’augmenter son niveau de maîtrise via l’arbre de compétence donnant lieu à des améliorations permanentes.
Côté arsenal, on alterne entre armes principales avec leurs tirs secondaires faisant preuve d’une belle variété allant du revolver au fusil intelligent, un passant par le fusil à pompe où l’arbalète.
Arjun dispose en outre d’une attaque de mêlée indispensable pour briser les boucliers ennemis et d’un dash pour dynamiser ses déplacements.
Constante du rogue-like / rogue-lite, le gameplay s’articule également autour de nombreuses reliques vous octroyant des bonus divers tels qu’une meilleure ténacité, une détermination accrue ou contrôle amélioré.
Toutefois, Saros se distingue aussi par un phénomène qui vient rebattre les cartes de cette mécanique.
Lors de l’arrivée de l’Éclipse, les reliques peuvent bénéficier de puissants boosts… Au prix de malus parfois sévères en plus d’augmenter le nombre d’ennemis et leur agressivité. Ce système donne au titre une dimension plus stratégique.
La mort faisant partie de l’apprentissage du jeu, chaque run appelée ici “cycle” est résumé de manière détaillée en affichant le temps de run, le nombre d’ennemis vaincus, la Lucénite récoltée etc.
Comme dit plus haut, Saros requiert donc de la part du joueur une concentration et une vigilance de tous les instants en plus de demander pas mal de skills puisqu’il faudra constamment bouger, anticiper, observer et réagir.
C’est en cela que réside sa principale difficulté mais pour ne pas laisser trop certains joueurs de côté et leur donner envie de continuer, Housemarque a introduit les modificateurs Carcosiens via le menu de Premier, le robot par qui l’on échange la Lucénite contre diverses améliorations persistantes.
On peut donc améliorer sa santé, ses dégâts, obtenir un respawn en cas de mort ou encore sa capacité à récolter des ressources en plus de pouvoir ajuster finement la difficulté, à la hausse comme à la baisse.
Il ne s’agit pas d’un simple mode facile ou difficile puisque le joueur devra équilibrer les paramètres pour ne pas rouler sur le jeu.
Il peut modifier les dégâts infligés, les dégâts subis mais derrière, il récoltera moins de Lucénite, pourra perdre sa capacité de deuxième chance en cas de mort, ect…
Les joueurs pourront donc se donner un vrai coup de pouce tandis que les plus les plus hardcore pourront rendre l’aventure encore plus brutale pour ne pas dire dans notre cas… Traumatisante !
Techniquement, Saros fait honneur à la PS5
Effets pyrotechniques massifs, particules omniprésentes, direction artistique Housemarque maîtrise toujours aussi bien la console de Sony et son spectacle visuel.
Les premiers environnements du jeu sont réussis conclus par des boss impressionnants.
On note également la très bonne exploitation du SSD de la PS5 avec un jeu instantané dès son lancement et une utilisation de la Dual Sense parfaite que ce soit dans les microvibrations ou l’utilisation des gâchettes adaptatives pour utiliser le tir secondaire.
Une ouverture nécessaire, pour tout le monde !
Après ces premières heures passées sur Saros, il est évident que Housemarque a ouvert son expérience à un plus grand nombre qu’avec Returnal mais ils l’ont fait sans pour autant se mettre les pro-gamers à dos puisqu’ils leur permettent instantanément de durcir le ton de leur aventure !
Le studio conserve tout ce qui faisait la force de Returnal avec un gameplay nerveux, une maîtrise technique impressionnante, et une histoire que l’on a envie de découvrir en relançant à chaque fois un nouveau cycle pour voir si l’on ira plus loin !
Là où son précédent jeu été visiblement moins accueillante, Saros se montre plus ouvert grâce à sa progression persistante, à ses modificateurs Carcosiens intelligemment pensés et à son rythme de runs plus courtes.
Alors oui, il demande toujours concentration, persévérance, implication et parfois, le jeu reste punitif mais il n’est jamais injuste ni difficile pour son propre plaisir.
Si le reste de l’aventure maintient ce niveau d’équilibre tout en réussissant à nous transporter avec son histoire, Saros pourrait bien lui aussi s’inscrire parmi les meilleures exclusivités de la PlayStation 5 comme l’a fait Returnal avant lui !
À savoir
► Sortie : 30/04/2026
► Plateformes : PS5
► Développeur : Housemarque
► Éditeur : PlayStation 5
► Genre : Action
On aime
► L’ouverture à un public plus large
► La réalisation impeccable
► Le gameplay qui répond parfaitement !
► La VF parfaite avec David Krueger
On regrette
► Une histoire morcelée
Video
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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