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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Pourquoi les partis traditionnels sont en déclin dans toute l’Europe ».
Ce qu'il faut retenir
Le Premier ministre britannique sait déjà qu’il va passer une sale journée. Keir Starmer, après moins de deux ans au pouvoir, est confronté à une impopularité record. Pour son parti, l’enjeu du scrutin se résume à une question : est-ce que les résultats seront mauvais, très mauvais ou… exécrables ?
Mais Keir Starmer, dirigeant de centre-gauche, pourra toujours se consoler en observant les difficultés de l’autre grand parti traditionnel – celui de la droite, les « Tories », les Conservateurs, eux aussi à la peine.
Leur électorat se tourne de plus en plus vers la droite radicale et eurosceptique : c’est le parti qui s’appelle « Reform UK » (« Réformer le Royaume-Uni »). A sa tête Nigel Farage, partisan d’une immigration zéro.
Voilà le paysage britannique : les deux partis historiques bousculés, chacun de leur côté, par des mouvements politiques plus radicaux et plus neufs.
Et ce constat ne vaut pas seulement pour le Royaume-Uni…
Absolument : regardez en Espagne, la droite est confrontée à l’essor du parti nationaliste Vox. Les socialistes, eux, doivent composer avec la gauche radicale – qui s’appelait Podemos, et qui s’appelle maintenant Sumar.
En France, cela fait longtemps que la vie politique ne se résume plus à un bipartisme, entre les socialistes et la droite.
En Italie, même chose, le vieil affrontement entre les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens est passé de mode depuis 15 ans.
Et que dire de l’Allemagne ? Le grand parti conservateur historique, la CDU, est chaque jour mise un peu plus sous pression par la montée de l’extrême-droite, l’AFD. Prochain scrutin-test dans 3 länder, au mois de septembre.
Donc en fait, c’est le Royaume-Uni qui était jusqu’ici plutôt une exception…
C’est vrai, notamment en raison du système électoral. Au Royaume-Uni, les élections se jouent en un seul tour. Et donc il y a par définition un réflexe de « vote utile » le jour du scrutin… Réflexe qui jusqu’ici empêchait l’émergence de nouveaux partis, et qui favorisait le duopole : les conservateurs d’un côté, les travaillistes de l’autre, qui alternaient à la tête du gouvernement, avec la régularité d’un métronome.
Le métronome est maintenant cassé. Il y a pluss de partis, les majorités seront plus difficiles à constituer.
Ce que nous vivons en France, avec des motions de censure à répétition, des gouvernements instables, à cause de majorités fragiles… C’est en fait un syndrome européen.
Le déclin des vieux partis, l’usure du pouvoir pour ces vieilles maisons, ces vieux appareils, qui donnent l’impression de n’avoir pas pu ou pas su affronter les défis sur la mondialisation, l’immigration, mais aussi le déclassement et le réchauffement.
Cela dit, le balancier va dans les deux sens.
Il y a dix ans, la Grèce avait porté au pouvoir des jeunes partis dits de la « gauche de rupture »… Mais après des années de turbulences politico-économiques, les électeurs ont choisi de voter massivement pour le vieux parti libéral-conservateur du Premier ministre Mitsotakis. Lui-même est issu d’une dynastie politique, son propre père était déjà Premier ministre.
Comme quoi, le vieux monde fait encore de la résistance.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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