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Ils sont en colocation, mais il s’agit d’une situation subie : le manque de logements abordables les a poussés à faire ce choix de vie, avec ses joies et ses désagréments. « Envoyé spécial » a suivi des Français qui cohabitent… malgré eux.
En pleine crise du logement, jamais les Français n’ont été si nombreux à vivre en colocation. Une situation loin d’être toujours choisie. La vie en commun n’est plus seulement associée à la période d’études : 44% des candidats à des colocations sont des actifs et la moitié d’entre eux sont en CDI. Ce côté « auberge espagnole », promesse de convivialité, de soirées festives, voire de rencontres amoureuses, peut séduire. Mais parfois, la colocation c’est aussi une impression de régression sociale.
À Strasbourg, Mathilde, aide-soignante en CDI, cherche désespérément un deux-pièces depuis des mois. Seule solution pour se loger, elle s’est résignée à une colocation avec deux étudiantes, au mode de vie très différent. Elie, lui, a débarqué à Paris après avoir trouvé un emploi dans une salle de sport. Il a dû se résoudre à louer une chambre dans le petit appartement de Serge, 67 ans. L’un occurrence des bons petits plats quand l’autre ne boit que des boissons protéinées, mais ils se sont mis à faire des séances de sport ensemble. Sabine, suite au départ de son conjoint, ne peut plus assumer seule le loyer de sa grande maison. Elle a dû prendre quatre colocataires, tous des actifs. L’ambiance est sympathique mais la logistique lourde à gérer. Quant à Camille, elle a été obligée de retourner vivre chez sa mère avec son fils de 8 ans. Une cohabitation pas toujours facile, surtout sur les sujets d’éducation…
Ce manque de logements a aussi donné des idées à certains entrepreneurs : ils rachètent et rénovent de grandes maisons pour en faire des colocations géantes. On appelle cela le « coliving ». À Maisons-Alfort, 14 personnes, de 26 à 53 ans, se sont installées ensemble : l’un travaille dans un labo pharmaceutique, une autre dans les ressources humaines, une autre est comédienne… Chacun a une petite chambre mais il y a de très grands espaces communs, jardin, salle de sport, apéros, barbecue… Une sorte d' »auberge espagnole 2.0″. Pour les propriétaires, c’est un filon très rentable : ces chambres avec services sont souvent louées bien au-delà des prix du marché.
Un reportage d’Emmanuelle Msika, Clément Brelet et Florent Bardos / Cartel Presse, diffusé dans « Envoyé spécial » le 7 mai 2026.
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Source : www.franceinfo.fr
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