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Éléments à garder en tête
Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, proche de La France insoumise, a décidé de décrocher le portrait d’Emmanuel Macron de son bureau de la mairie. Une décision légale mais qui a fait réagir le préfet de Seine-Saint-Denis déplorant le non-respect d’une tradition républicaine. Un échange qui fait également vivement réagir les Grandes Gueules.
A Saint-Denis, le portrait de Macron restera décroché. Le maire apparenté LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a assuré à l’AFP que le portrait du président de la République resterait « décroché » dans son bureau.
Une réponse au préfet de Seine-Saint-Denis qui a demandé dans un courrier adressé à l’élu de respecter « la tradition républicaine », alors que le portrait d’Emmanuel Macron est depuis début le mois d’avril, décroché et retourné dans un coin du bureau du nouveau maire de Saint-Denis.
« L’accrochage du portrait du président de la République dans les mairies, s’il ne relève d’aucune obligation légale, est un usage consacré par la tradition républicaine », a écrit le préfet Julien Charles, dans un courrier adressé mardi au nouveau maire de Saint-Denis-Pierrefitte (150.000 habitants), la deuxième commune la plus peuplée d’Ile-de-France après Paris.
Une démarche légale
« Sa fonction est de rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques », a ajouté le préfet estimant que le geste de Bally Bagayoko contrevenait « à cet usage bien établi », l’invitant à « reconsidérer sa position » et à « veiller au respect de la tradition républicaine ».
« Cette lettre n’a pas lieu d’être, le préfet le confirme lui-même: notre démarche s’inscrit dans une parfaite légalité et nous l’assumons pleinement », a réagi auprès de l’AFP ce mercredi le maire de Saint-Denis.
« Le portrait restera décroché tant que l’État ne remplira pas ses obligations dans le cadre du pacte républicain, notamment envers les habitants de notre territoire », a renchéri l’élu.
Bally Bagayoko avait déjà assuré lundi à LCI qu’il laisserait le portrait d’Emmanuel Macron retourné « tant que la République n’était pas en capacité de corriger les inégalités » ajoutant attendre l’élection présidentielle 2027 et « l’avènement d’une gauche de rupture et d’un nouveau président », celui de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.
« C’est un coup médiatique »
Un clash qui fait réagir les Grandes Gueules ce jeudi 7 mai: « Chacun doit faire ce qu’il veut dans sa mairie et il n’y pas de caractère obligatoire », insiste le cheminot et syndicaliste Bruno Poncet. « Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, les mairies assurent être abandonnées par l’Etat, qu’on leur demande plus d’argent avec de moins en moins de rentrées d’argent », poursuit-il.
« Je suis sûr que si Jean-Luc Mélenchon est élu président, il remettra la photo, il met le portrait du président qu’il aime, c’est un geste militant alors que le maire est maire de tout le monde » pronostique sur RMC Olivier Truchot.
« Je ne vois pas Emmanuel Macron mais une institution, je préfère que la tradition soit respectée comme pour le drapeau européen », assure de son côté Joëlle Dago-Serry. « C’est un geste militant, c’est un coup médiatique de LFI sans contrevenir à la loi », ajoute-t-elle.
« Il n’a qu’à proclamer l’indépendance de Saint-Denis »
« Tant qu’il y est, il n’a qu’à proclamer l’indépendance de Saint-Denis », ironise sur RMC Story l’avocat Charles Consigny avant de charger Bally Bagayoko. « Je trouve que ce maire fait l’objet de complaisance médiatique. Il a été attaqué par une partie du spectre médiatique et bénéficie donc d’une complaisance de la part de l’autre. Il a un melon incroyable. Une semaine après son élection il voulait licencier tous les agents municipaux. Il faut qu’il revienne sur terre », tacle-t-il.
Reste le fond du problème. Le geste de Bally Bagayoko vise à alerter selon lui sur les problèmes que rencontrent les habitants de Seine-Saint-Denis: « Saint-Denis, c’est l’une des villes les plus aidées et la Seine-Saint-Denis c’est un département qui consomme énormément de dépenses publiques », assure Charles Consigny.
Des propos qui font vivement réagir Joëlle Dago-Serry qui a grandi en Seine-Saint-Denis: « C’est un département sous-doté en policiers et en profs, c’est un désert médical, dans quel monde vous vivez ? Arrêtez de raconter des bêtises! ».
Ces dernières années, plusieurs militants écologistes ont été poursuivis en justice pour avoir décroché et emporté avec eux des portraits d’Emmanuel Macron accrochés en mairie, afin de dénoncer l' »inaction » étatique face à l’urgence climatique, rappelle l’AFP. Certains ont été condamnés à des amendes pour « vol » quand d’autres ont été relaxés, notamment au nom de la liberté d’expression.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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