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Bison futé prévoit une circulation « très difficile » jeudi dans le sens des départs avant le week-end du 8 mai – franceinfo
7 mai 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Selon notre équipe, l'article intitulé « la course contre la montre pour trouver la source de l’épidémie et les cas contacts » mérite un regard attentif.
À savoir
Les spécialistes sont à pied d’œuvre pour remonter à la source de l’épidémie identifiée sur le MV Hondius et éviter la contagion. L’annonce de cas d’infection à l’hantavirus à bord du bateau de croisière, dont trois passagers sont décédés, a mis les autorités sanitaires internationales en alerte.
L’affaire concerne l’Argentine au premier chef : le premier passager décédé et son épouse avaient voyagé dans le pays et en Amérique du Sud pendant plusieurs mois. Les deux Néerlandais avaient ensuite embarqué à bord du MV Hondius le 1er avril. Le paquebot est parti du territoire argentin à Ushuaia, en Terre de Feu. Dans son communiqué, le ministère souligne qu’il n’est « pas confirmé que la contagion a eu lieu en Argentine ».
Il relève également qu’« aucun cas d’hantavirus » n’a été « signalé » dans cette province à l’extrême sud du pays « depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996 ». Pour autant, Anaïs Legand, experte des fièvres hémorragiques virales à l’OMS, a assuré à BFMTV que « la période d’incubation est plutôt autour de deux ou trois semaines, donc le monsieur qui a commencé à être malade le 6 avril n’a pas pu s’infecter sur le bateau ».
Les autorités sanitaires argentines ont annoncé le prochain envoi d’experts à Ushuaia pour capturer et analyser des rongeurs, en quête d’une possible présence du virus. Des équipes de l’Institut Malbran de Buenos Aires, la référence nationale en matière de maladies infectieuses, se rendront dans les zones liées au parcours du couple néerlandais.
L’hantavirus est endémique dans certaines régions d’Argentine
Selon l’itinéraire déjà reconstitué par les autorités argentines, le couple était en Amérique du Sud depuis fin novembre, alternant à plusieurs reprises des séjours entre Argentine et Chili, puis depuis mars en Argentine, en Uruguay le 13 mars, et enfin de nouveau en Argentine le 27 mars, avant d’embarquer à Ushuaia le 1er avril. C’est l’homme, âgé de 70 ans, qui est tombé malade en premier.
Comme l’a raconté à l’AFP Lucille Blumberg, qui travaille à l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles, la course au dépistage a été lancée le 1er mai. Ce jour-là, la spécialiste a reçu un mail d’« un contact personnel », consultant en santé pour les territoires d’outre-mer britanniques, l’informant de la mort du Néerlandais à bord du bateau, puis de son épouse débarquée.
Le mail apprend également à Lucille Blumberg qu’un ressortissant britannique, présent lui aussi sur le MV Hondius, souffre d’une sorte de pneumonie et a été placé en soins intensifs à Johannesburg. « J’ai reçu [un] appel à 18h le vendredi, indiquant qu’il était négatif aux maladies fréquentes » sur les croisières comme la grippe ou la légionellose, a-t-elle expliqué. La scientifique a alors demandé une nouvelle batterie de tests dont un, le samedi matin, pour détecter l’hantavirus.
Une course au dépistage commencée en Afrique du Sud
Comme le soupçonnaient déjà Lucille Blumberg et d’autres de ses collègues, le résultat revient positif dans l’après-midi. « La personne qui s’en est chargée a dit : “Oh mon Dieu” », a-t-elle confié, précisant que le test a été refait plusieurs fois. « Nous avons informé tout le monde, les hôpitaux, l’OMS », relate l’experte, qui a obtenu in extremis l’analyse de prélèvements sanguins de la passagère néerlandaise décédée, qui est devenue le deuxième cas confirmé de personne infectée.
Manuel Schibler, qui dirige le laboratoire de virologie des hôpitaux universitaires de Genève, et qui supervise le cas du patient infecté et actuellement traité à Zurich, explique à l’AFP que « la prochaine étape consiste à séquencer l’ensemble du génome viral ». Cela permettrait « d’établir un lien avec la localisation géographique de la première personne infectée par ce virus », a-t-il déclaré.
Lucille Blumberg demande, elle, de la patience, afin que les chercheurs puissent conduire les tests nécessaires à la collecte d’informations solides, tout en louant le travail « déterminant » de l’OMS dans la coordination des efforts. « Vous ne pouvez pas faire cela seul », souligne-t-elle. En attendant, les autorités de plusieurs pays ont pris des mesures de précautions concernant leurs ressortissants qui étaient présents sur le MV Hondius et peuvent donc être des cas contacts.
Une première suspicion de contamination hors du bateau
Des passagers de retour au Royaume-Uni ont ainsi été « invit[és] à s’isoler », a fait savoir mercredi l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA). Ce jeudi, ce sont les autorités de Singapour qui ont annoncé que deux résidents ont été placés à l’isolement en l’attente du résultat de tests. En France, une personne cas contact figurait parmi « les passagers d’un vol emprunté par l’un des cas avant son hospitalisation ».
« Nous nous efforçons de recenser tous les passagers et membres d’équipage qui ont embarqué et débarqué aux différentes escalades du MV Hondius depuis le 20 mars », a affirmé le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions. « Trente passagers ont débarqué du navire Hondius à Sainte-Hélène le 24 avril 2026. Ce chiffre inclut le corps du passager décédé à bord » le 11 avril, a-t-il par exemple annoncé dans un communiqué ce jeudi 7 mai.
Une première suspicion de contamination hors du bateau est à l’étude. Une hôtesse de l’air de la compagnie aérienne KLM est en cours de dépistage à l’hantavirus après avoir présenté de légers symptômes, a indiqué le ministère de la Santé des Pays-Bas ce jeudi à l’AFP. Selon le média RTL nieuws, cette femme a été en contact avec la passagère néerlandaise de 69 ans décédée à Johannesburg.
Mercredi, la compagnie avait signalé le bref passage à bord d’un vol KLM de la capitale sud-africaine vers les Pays-Bas d’une personne morte ensuite d’une infection à l’hantavirus. « En raison de l’état de santé du passager à ce moment-là, l’équipage a décidé de ne pas l’autoriser à voyager », avait précisé KLM. « Après que le passager a été débarqué de l’appareil, le vol est parti pour les Pays-Bas », a ajouté la compagnie, indiquant par ailleurs que les autorités sanitaires néerlandaises sont en train, « par précaution », de contacter tous ceux qui se trouvaient à bord du vol.
Face aux craintes de contamination généralisée, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a cependant indiqué à l’AFP qu’il « ne pense pas » que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a-t-il ajouté.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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