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7 mai 2026
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7 mai 2026« Le train passera par l’Ouest ou ne passera pas » : pour les communes des Corbières deux scenarii sont inenvisageables
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe analyse l'article « « Le train passera par l’Ouest ou ne passera pas » : pour les communes des Corbières deux scenarii sont inenvisageables » pour en tirer les points essentiels.
Les points essentiels à retenir
La réunion publique de concertation quant à la future ligne à grande vitesse reliant Béziers à Perpignan a fait salle comble à Fitou. Et pour cause : il s’agissait d’aborder le tracé dans les Corbières et ce, après que deux scenarios littoraux ont fait leur (ré) apparition « insidieusement ». Une seule hypothèse convient aux maires et habitants : un tunnel à l’ouest.
Le courrier adressé voici quelques jours par le maire de Fitou à ses administrés était on ne peut plus clair. « Si nous ne sommes pas hostiles à la création de cette ligne nouvelle, la lecture du dossier de concertation actuellement présenté au public nous inquiète. En effet, le tracé initialement envisagé, dit branche Ouest avec tunnel, qui apparaissait comme la solution la plus protectrice pour Fitou, semble aujourd’hui progressivement et insidieusement écarté au profit de variantes dites branche Est, plus proches du village », écrivait-il, appelant la population à se mobiliser.
Mission accomplie : la salle polyvalente était pleine à craquer, de Fitounais et de riverains des communes voisines, de vignerons, de maires et élus de tous rangs. Selon Alexis Armengau, maire de la commune et premier vice-président du Parc Naturel, les avis sont unanimes : « les scenarii d’un passage de ligne à l’est, donc côté littoral ne sont pas envisageables ».
L’un des points les plus techniques du projet
Dans le cadre du projet de ligne nouvelle Montpellier – Perpignan, la traversée du massif des Corbières constitue l’un des points techniques les plus sensibles du tracé entre Béziers et Perpignan. Deux scénarios principaux se dégagent actuellement des études en cours, chacun présentant des avantages et des contraintes bien distincts.
La première option repose sur un passage en surface, au-dessus du massif. Ce tracé, qui s’appuierait sur des tranchées et des ouvrages à ciel ouvert, apparaît comme la solution la plus simple à mettre en œuvre sur le plan technique. Moins coûteuse, elle permettrait de limiter les investissements. Toutefois, cette configuration impose des pentes plus importantes, incompatibles avec le transport de marchandises. La ligne serait donc réservée exclusivement aux trains de voyageurs, ce qui limite sa polyvalence.
À l’inverse, la seconde option privilégie un passage en tunnel sous les Corbières. Ce choix, plus ambitieux, permettrait de réduire significativement les pentes et d’assurer une circulation mixte, ouverte à la fois aux trains de voyageurs et au fret ferroviaire. Mais cette solution implique des travaux d’ingénierie lourds, avec un coût nettement plus élevé (d’environ 400 millions d’euros sur les 4 milliards prévus, NDLR) et une complexité accrue.
Une motion sera soumise aux votes du Grand Narbonne
« La solution la plus respectueuse pour Fitou est connue : il s’agit du tracé de référence voyageurs avec tunnel, correspondant aux variantes de branche Ouest. […] Je me demande si les personnes qui ont imaginé de faire croiser la LGV et l’A9 juste au-dessus d’une zone urbanisée ont mis les pieds une seule fois à Fitou.. Fitou est un village viticole, touristique, patrimonial. Son attractivité repose sur un équilibre fragile entre étang, garrigue, vignoble, patrimoine bâti et qualité de vie. Cet équilibre ne peut être sacrifié au nom de variantes moins coûteuses ou plus faciles techniquement. Nous demandons donc solennellement que soit retenu le tracé de référence voyageurs et fret avec tunnel, branche Ouest, seul scénario capable de concilier l’intérêt général du projet ferroviaire et le respect des populations locales. Nous demandons également que la parole des élus locaux et des habitants soit réellement entendue », a déclaré Alexis Armengau.
Cette position est partagée par l’ensemble des maires des Corbières-Maritimes. Elle l’est aussi par l’agglomération du Grand Narbonne qui soumettra au vote de l’assemblée une motion contre les tracés est de la future ligne LGV. L’élue régionale, Catherine Bossis, présente à la réunion va dans le sens des élus locaux. Alexis Armengau n’est pas seul à se battre contre les moulins du grand capital. Le Don Quichotte des Corbières dispose, lui, d’une solide armée.
Les réunions de concertation vont se poursuivre jusqu’au 16 juin.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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