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7 mai 2026Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Un regard de nos journalistes sur l'article « les Français donnent de moins en moins aux associations ».
À retenir absolument
Le nouveau Baromètre de la Fondation des apprentis d’Auteuil publié ce jeudi 7 mai montre que les Français sont de plus en plus avares en dons, et de moins en moins nombreux à en faire. De nombreuses associations s’inquiètent pour leur survie.
La générosité perd de l’élan en France. C’est un des enseignements que l’on peut tirer du dernier baromètre des apprentis d’Auteuil que RMC dévoile ce jeudi 7 mai: les Français donnent de moins en moins aux associations. En 2024, 52% avaient fait au moins un don, ils ne sont que 47% en 2025. C’est le niveau le plus bas depuis 6 ans (année du premier baromètre NDLR).
Et l’horizon ne semble pas s’éclaircir pour l’année 2026, puisque les intentions de dons sont également en baisse, notamment chez les plus hauts revenus.
Les explications seraient selon l’étude principalement d’ordre économique. La première raison invoquée est en effet la baisse du pouvoir d’achat. Vient ensuite l’inquiétude face à l’avenir: on préfère mettre de côté, au cas où, plutôt que de donner à une association.
« J’ai honte, j’ai donné mais je ne donne plus »
La santé, l’aide aux plus démunis, la défense des animaux restent des causes qui touchent les Français, mais ce n’est pas, ou plus, la priorité pour celles et ceux que nous avons rencontré.
« L’année dernière oui on a moins donné, au lieu de 20 je donne 10… On donne ce qu’on peut, mais pas toujours ce qu’on veut », concède une passante à Paris.
« J’ai honte, j’ai donné mais je ne donne plus. On se demande aussi ce qu’ils font de notre argent, il y a un peu d’opacité, mais c’est surtout à cause du coût de la vie », note une autre.
Colin, recruteur de donateurs, que l’on peut croiser dans les rues passantes, observe lui aussi que les dons sont plus rares, et les montants plus maigres.
« Ca a beau être défiscalisé pour la plupart des associations, généralement c’est ‘non’, ou alors on parle quelques minutes, sans plus… », raconte-t-il.
Un montant moyen de 336€, en baisse de 30€
En 2025, le montant moyen sur l’année était de 336€, soit 30€ de moins que l’année précédente. Cet essoufflement de la générosité pèse notamment sur le tissu associatif local, avec pour ces associations la difficulté à fidéliser de nouveaux donateurs. C’est souvent sur une petite poignée de généreux que repose l’essentiel des dons du grand public. Donc si l’un réduit sa part, ça déséquilibre très vite les comptes.
C’est ce qu’il s’est passé pour l’association « Maraudes citoyennes amiénoises » qui distribue des repas chauds pour les sans abris. Martine Bourgeois, présidente, fait régulièrement des appels aux dons sur les réseaux sociaux.
« On avait fait une collecte en 2025 mais ça n’a pas marché. On va essayer de refaire une cagnotte en ligne. Cette année j’ai eu un chèque de 50€ dans une maison de retraite et 20€. C’est pas énorme… », liste-t-elle.
« On a beaucoup de dons pour faire la préparation des repas mais pas de dons pécuniers, c’est ce qui nous manque. Pour l’instant ça va, mais on arrive à la fin », concède la présidente.
Les associations s’aident … entre elles
C’est édifiant: un quart des associations ont moins de deux mois de liquidités, c’est ce que révèle une enquête de la Fédération des acteurs de la solidarité en octobre dernier.
Alors entre associations on se serre les coudes. Certaines en difficulté sont réunies par exemple au sein du Groupe SOS, elles s’entraident pour mieux maîtriser leurs finances.
« La résilience a ses limites. La baisse de la générosité a des impacts immédiats », explique Justine Murcier, responsable collecte à l’ONG Planète urgence. « On est dans un contexte complexe d’instabilité, c’est important d’avoir le soutien du grand public pour compenser la perte de subventions que beaucoup d’associations ont subi. Certains assos sont déjà concernées par des licenciements et la perte de certains programmes », assure-t-elle.
Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité alertait en début d’année qu’une association sur trois était menacée de disparition faute de financement, ce sont pourtant les derniers liens de cohésion sociale soulignait-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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