
Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Najat Vallaud-Belkacem…Boris Vallaud se confie avant 2027
7 mai 2026/2022/06/30/phppp6fMw.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
La compagnie EasyJet condamnée pour avoir refusé d’embarquer un passager au passeport périmé depuis moins de cinq ans – franceinfo
7 mai 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Nos rédacteurs considèrent que « pourquoi la situation n’est pas comparable aux débuts du Covid-19 » est un article à suivre.
Ce qu’il faut garder en tête
L’ampleur du foyer d’infection d’hantavirus apparu sur un navire de croisière devrait être « limitée » si les mesures de santé publique sont mises en œuvre et si les pays font preuve de « solidarité », a estimé jeudi l’OMS, qui refuse tout parallèle avec la pandémie de Covid-19.
Un foyer d’hantavirus a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire de MV Hondius, qui se dirige désormais les Canaries. Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l’équipage, l’origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l’ampleur réelle de l’épisode.
Virus peu connu du grand public, contamination à huis clos et passagers qui trouvent la mort: tous les ingrédients sont réunis pour susciter un vent de panique, alors que la pandémie de 2020 est encore toutes les têtes.
Pourtant, l’hantavirus n’a rien à voir avec le Covid-19 et la situation est encore loin de dégénérer en crise sanitaire. Selon l’OMS, « le risque global pour la santé publique demeure faible ».
· Une maladie rare mais déjà connue
Contrairement au SARS-CoV-2, découvert à Wuhan en Chine en 2019, la maladie identifiée sur le navire est déjà connue des scientifiques. « Les hantavirus sont des virus présents chez certains rongeurs, vivant dans les forêts et parfois, dans les bâtiments avoisinants », explique le ministère de la Santé sur son site.
Cette famille de virus est présente sur tous les continents de façon plus ou moins importante. « C’est une maladie relativement rare dans certains pays (une centaine de cas hospitalisés détectés en moyenne en France annuellement et de l’ordre d’une cinquantaine par an aux USA) mais plus fréquente dans d’autres (plusieurs centaines à milliers de cas par an en Allemagne et Scandinavie) », indique l’institut Pasteur.
Le passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes le 6 avril, avant de mourir le 11 avril, avait voyagé auparavant avec son épouse en Amérique du Sud, notamment en Argentine, selon l’OMS. Selon des données diffusées lundi par le ministère de la Santé argentin, 42 nouveaux cas d’hantavirus ont été signalés depuis le début de l’année dans ce pays.
· Un virus peu contagieux entre humains
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats…) qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Sur les 38 connues, seule une souche du virus, celle des « Andes », peut donner lieu à une transmission interhumaine. Elle a été détectée sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sudafricain de la Santé, et sur un autre hospitalisé à Zurich en Suisse.
Le risque d’une contamination entre humains est toutefois faible. « La transmission interhumaine passe par les voies aériennes mais nécessite des conditions très particulières de proximité, de promiscuité ou un terrain de fragilité de la personne exposée, bien au-delà de ce qu’on connaît pour d’autres virus respiratoires », explique à l’AFP l’infectiologue Vincent Ronin, responsable du pôle international à l’ANRS-Mie.
« Les cas (de transmission humaine) qui ont été confirmés l’ont été dans un contexte de relations très proches et très prolongées. Ce sont des cas familiaux ou des cas qui se sont déclarés en milieu hospitalier de patients à soignants », a développé sur BFMTV Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur,
Rien de comparable, donc, avec le SARS-CoV-2. Beaucoup plus contagieux, le virus responsable du Covid se transmet via les sécrétions respiratoires (goutellettes) issues de la toux ou des éternuement et via les aérosols, ces particules en provenance de la bouche ou du nez qui restent en suspension dans l’air et que l’on peut respirer.
Les hantavirus peuvent toutefois être mortels, parfois davantage que le Covid. Les hantavirus dits « de l’Ancien monde (Europe, Asie, Afrique) ont une létalité pouvant aller jusqu’à 14%. Pour ceux du « Nouveau monde » (Amérique du nord, centrale, du sud), dont celui des Andes, la létalité peut dépasser 40%.
· Des symptômes qui peuvent différer
Chez les humains, les hantavirus peuvent être responsables d’infections de gravité très variable, parfois mortelles, souligne l’Inserm.
Les premiers symptômes (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires), évoquent le plus souvent ceux d’une grippe. Ils apparaissent après une phase d’incubation pouvant aller de une à six semaines (en moyenne deux), contre de deux à 14 jours (5 en moyenne) pour le Covid.
On distingue deux formes principales de la maladie. La première, la fièvre hémorragique avec atteinte rénale (FHSR), est surtout observée en Europe et en Asie. Elle évolue en plusieurs phases et s’accompagne d’une mortalité relativement faible, comprise entre 0,4 et 10 %.
La seconde est un syndrome cardio-pulmonaire, plus brutal, marquée par une défaillance respiratoire et cardiaque. Cette forme, principalement décrite sur le continent américain, est associée à une mortalité plus élevée, de l’ordre de 30 à 60%.
Contrairement au Covid-19, il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre ce virus.
· L’OMS rassurante sur le risque d’épidémie
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré ce jeudi que le foyer d’hantavirus déclaré sur le bateau de croisière ne constituait à ce stade ni « le début d’une épidémie », ni celui « d’une pandémie ».
« Ce n’est pas le début d’une épidémie. Ce n’est pas le début d’une pandémie, mais c’est l’occasion idéale de rappeler que les investissements dans la recherche sur des agents pathogènes comme celui-ci sont essentiels, car les traitements, les tests de dépistage et les vaccins sauvent des vies », a déclaré devant la presse à Genève Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS.
« Nous pensons » que cet épisode « restera limité si les mesures de santé publique sont appliquées et si tous les pays font preuve de solidarité », a renchéri à ses côtés Abdi Rahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de réponse aux urgences sanitaires.
Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesusa avait indiqué qu’il « ne pense pas » que la situation soit similaire à celui des débuts de la pandémie de Covid-19. L’ampleur du foyer d’infection d’hantavirus devrait être « limitée » même s’il est « possible » que d’autres cas se déclarent dans les prochaines semaines, compte tenu du temps d’incubation. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a-t-il ajouté.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

9999999
