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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « « Attendre le bac pour parler d’orthographe, c’est trop tard! », tacle le Snes-FSU ».
Récapitulatif des informations
Invitée de RMC ce 8 mai, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, est revenue sur la prise de parole du ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, qui réclame plus « d’exigence » en matière d’orthographe lors des corrections du baccalauréat.
« Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac. » À seulement 38 jours de l’échéance la plus importante pour plus de deux millions de lycéens, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a annoncé vouloir remettre de « l’exigence » et remettre l’accent sur la maîtrise du langage pour le baccalauréat. Dans une circulaire publiée le jeudi 7 mai, ainsi que lors d’un entretien accordé au Figaro, il s’est adressé à « tous les personnels de l’Éducation nationale », sans concertation avec les syndicats professionnels.
« C’est facile pour le ministre de dire qu’au baccalauréat, si les copies des élèves ne sont pas bonnes, on va les sanctionner », peste Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat des enseignants du second degré, invitée du 5/7 Le Morning.
« Attendre le baccalauréat pour parler de l’orthographe, c’est trop tard en fait. Ça se joue avant », ajoute-t-elle.
« Les élèves français ont effectivement des fragilités »
La prise de parole d’Édouard Geffray et son ambition « d’acquisition du langage » mettent en exergue un contexte compliqué dans l’apprentissage des élèves. En l’espace de trente ans, le nombre de fautes d’orthographe a presque doublé à l’issue de l’école primaire, en CM2, passant de 10,7 à 19,4 fautes en moyenne pour une dictée, selon une étude du ministère de l’Éducation publiée en 2023.
Mais selon Sophie Vénétitay, il est clair que ce n’est pas en imposant un tour de vis à seulement quelques semaines des épreuves que l’on pourra inverser cette dynamique. « Il faut reconnaître que les élèves français ont effectivement des fragilités », souligne-t-elle au micro de RMC.
« La question, c’est comment en est-on arrivé là et surtout, qu’est-ce qu’on fait ? Il faudrait qu’on ait le temps et les conditions pour pouvoir faire une correction avec chaque élève. Aujourd’hui, vous avez 35 élèves par classe, vous ne pouvez pas consacrer ce temps à chacun. »
Même si la position du ministre de l’Éducation est logique au sujet de la maîtrise de la langue, qui peut être « un puissant discriminant » dans le futur, la secrétaire générale du Snes-FSU conteste surtout le timing de cette prise de parole et réclame avant tout des actes.
« Aujourd’hui, l’école n’est pas en mesure d’aider les élèves les plus en difficulté, d’assurer le soutien, de faire en sorte qu’on travaille au plus près des élèves. Tout ça se fait avant le baccalauréat. Et ça, le ministre n’en parle pas. Mais c’est sans doute normal dans sa logique, puisque ça coûte cher et qu’il ne parle pas de ce qui coûte », conclut-elle.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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