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Un point rapide sur l'article « ce que l’on sait du suspect de 23 ans qui a reconnu une partie des faits – franceinfo » selon nos journalistes.
Résumé pour le lecteur
Julien B., interpellé mercredi à Soissons quelques heures après le drame, nie « l’intention d’homicide ». Placé en garde à vue, il dit « avoir eu une relation amoureuse » avec l’adolescente mineure.
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De premières déclarations qui éclairent le drame. Un homme de 23 ans, interpellé dans le cadre de l’enquête sur la mort de Chloé, une collégienne de 14 ans, à Fère-en-Tardenois (Aisne), a reconnu une partie des faits durant sa garde à vue, a annoncé le parquet de Soissons, jeudi 7 mai. Le corps de l’adolescente avait été découvert la veille « sur la voie publique », avec « de multiples coups portés à l’arme blanche ». Le suspect, Julien B., dit avoir entretenu « une relation amoureuse » avec la victime mineure. Franceinfo résume ce que l’on sait de son profil.
L’homme a admis « avoir fait usage d’un couteau »
L’homme interpellé, Julien B., est connu des services de police et de justice « pour un incident de port d’arme sans motif légitime, commis en 2023 », selon le parquet de Soissons. Il s’agit d’un homme « sans profession » qui vivait « chez ses parents ». Il a été arrêté mercredi à Soissons, à 25 kilomètres de Fère-en-Tardenois, vers 18 heures, dix heures environ après que les gendarmes ont été alertés sur le drame.
Lors de sa garde à vue, le suspect a déclaré « avoir eu une relation amoureuse avec la jeune fille, récemment terminée ». Il a admis sa présence au moment des faits et « avoir fait usage d’un couteau » sur la victime, mais a nié « l’intention homicide », selon le communiqué du parquet.
L’avocat du prévenu, Arnaud Miel, a confirmé à l’AFP que son client « ne reconna[issait] pas les faits » dans leur ensemble, insistant sur sa présomption d’innocence et refusant d’en dire davantage sur son profil. Le parquet de Soissons, qui s’est dessaisi au profit du pôle criminel de Laon, a annoncé jeudi que la garde à vue du jeune homme devait être prolongée.
Des amies de la victime évoquent une rupture récente avec le suspect
Les proches de la victime confirment la relation entre le suspect et l’adolescente de 14 ans. Emma, collégienne et amie de Chloé, décrit une relation sous emprise. « Je lui ai dit que c’était compliqué, la différence d’âge. Ce n’est pas comme s’il n’y avait qu’un ou deux ans. Lui, il était majeur, elle était mineure, mais elle l’aimait donc elle voulait rester avec, raconte l’adolescente à franceinfo. Je pense qu’elle n’aurait jamais dû se mettre avec lui. » « Ça faisait je ne sais pas combien de temps qu’elle essayait de le quitter, elle avait enfin réussi, affirme encore Emma. Elle était heureuse sans lui, et puis il l’a pourrie. »
BFMTV cite également le témoignage de Camille, une autre amie de Chloé, qui rapporte elle aussi une rupture récente entre Julien B. et la victime. « Il était jaloux qu’elle se soit remise en couple avec quelqu’un. Il [ne] la voulait que pour lui, assure-t-elle à la chaîne d’information. Il [ne] supportait pas la rupture, il voulait que Chloé [ne] soit qu’à lui. » Selon cette adolescente, l’homme de 23 ans continuait « à lui envoyer des messages, il essayait de la voir ». « Je pense qu’elle flippait un peu quand même », estime-t-elle.
Des adolescentes disent avoir été menacées
Plusieurs jeunes filles habitant dans la même zone et amies de Chloé ont rapporté, jeudi, avoir reçu des menaces en ligne de la part du suspect. Emma explique à franceinfo avoir échangé avec Julien B. en 2025. Après plusieurs semaines de discussion, le suspect lui a dit vouloir « remplacer Chloé ». « J’ai refusé parce qu’il avait 22 ans et puis il n’a pas accepté, donc il a commencé à faire toutes ces menaces », témoigne l’adolescente.
Emma a enregistré des messages vocaux extrêmement violents, envoyés par le mis en cause sur un groupe Snapchat. « On va aller dans les caves de Paris, Malakoff, 14e arrondissement, tu vas faire la pute là-bas, mes potes vont te casser le cul, salope, y déclare le jeune homme. Si t’as envie de mourir plus vite que prévu, mercredi, tu viens à Soissons, et je m’occupe de ton cas. » L’amie de Chloé affirme que Julien B. écrivait à d’autres adolescentes et « cherchait juste à avoir des rapports avec plusieurs personnes, juste pour trouver quelqu’un d’autre ».
Des faits similaires sont rapportés par la mère d’une collégienne, interrogée par Le Figaro devant leur établissement scolaire. « Il draguait ma fille, la plus grande, alors qu’il était en couple avec Chloé. Il l’avait menacée en lui disant qu’il allait la mettre dans un coffre de voiture et la prostituer », raconte cette trentenaire au quotidien, expliquant avoir prévenu les gendarmes et fait des captures d’écran. « Comme je n’avais pas son identité, ce n’est pas allé plus loin », poursuit-elle, affirmant que le suspect s’était « expliqué » et « excusé ». Une des jeunes filles qui avaient reçu des menaces a porté plainte jeudi, selon les informations de franceinfo.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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