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8 mai 2026Elon Musk dans les radars d’un juge d’instruction français pour les dérives possibles de X
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Voici notre analyse rapide sur « Elon Musk dans les radars d’un juge d’instruction français pour les dérives possibles de X ».
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C’est un cap supplémentaire dans l’enquête sur de possibles dérives du réseau social X : Elon Musk est désormais visé par une indication judiciaire ouverte à Paris, ce qui permet à un juge d’instruction de se saisir du dossier.
Dans le sillon des investigations françaises ouvertes en janvier 2025, ce magistrat devra notamment trancher à propos d’une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques, a indiqué le parquet de Paris jeudi, confirmant des informations obtenues de sources proches du dossier et révélées par Le Monde.
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Dans l’épisode précédent, Elon Musk, multimilliardaire américain, n’avait pas répondu à la convocation de la justice française le 20 avril en audition libre. « L’enquête a donc démontré qu’il y avait matière à poursuite, en désignant un juge d’instruction », s’est félicité auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Éric Bothorel, député macroniste à l’origine de signalements contre X auprès de la justice française, à l’instar du député socialiste Arthur Delaporte.
« La France respecte la législation étrangère et souhaite que les règles établies en France, comme en Europe, par un processus démocratique, s’appliquent ici. Ni plus, ni moins », poursuit Éric Bothorel. « Si les plateformes ne veulent pas appliquer nos règles sur notre territoire, elles courent le risque d’être sanctionnées, puis bannies », souligne-t-il.
La France en pointe dans la lutte contre l’impunité des géants du Web
L’absence d’Elon Musk à son audition libre en avril dernier « n’a pas été un obstacle à la poursuite de l’enquête », a salué dans un communiqué Arthur Delaporte, louant « le travail des enquêteurs et magistrats dans ce dossier complexe et sensible ». Cette étape supplémentaire permet selon lui « à l’enquête de se poursuivre, alors même que les contenus dangereux et illégaux se multiplient sur l’ensemble des réseaux sociaux de manière très inquiétante ».
L’avocat français de X, sollicité par l’AFP, n’avait pas répondu jeudi soir. Elon Musk, tout comme l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont visés en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits.
Le parquet de Paris est en pointe dans la lutte contre l’impunité des géants du Web. Ce ministère public a déjà ouvert des investigations autour des activités de la messagerie Telegram, de la plateforme de livestreaming Kick ou encore de l’application de vidéos TikTok.
Elon Musk s’est contenté jusqu’ici de dire tout le mal qu’il pensait de la justice française sur X, qualifiant ainsi la procureure de Paris, Laure Beccuau, de « marionnette d’ONG de gauche ». « Ce sont des attardés mentaux », avait-il lancé précédemment, dans la langue de Molière, sur son réseau social, au sujet des magistrats français, après une perquisition mi-février dans les locaux parisiens de X.
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Pavel Durov, fondateur de Telegram, a par ailleurs apporté fin avril son soutien à Elon Musk. « La France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée », a-t-il cinglé sur X et Telegram.
Images pédopornographiques et « deepfakes »
L’enquête française, dont est chargée l’unité nationale cyber de la gendarmerie, « porte sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française, à laquelle elle doit bien évidemment se conformer sur le territoire français », avait fait savoir le parquet de Paris début 2026.
En cause, notamment, une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques et l’utilisation du modèle d’intelligence artificielle de X pour la création de « deepfakes », c’est-à-dire des montages ultra réalistes, à caractère sexuel, sans le consentement des victimes.

L’intelligence artificielle de X, Grok, est aussi dans le viseur de la justice en France. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a ainsi porté plainte contre une diffusion de Grok affirmant notamment que les chambres à gaz du camp d’extermination nazi d’Auschwitz ont été « conçues pour la désinfection au Zyklon B contre le typhus (…) plutôt qu’à des exécutions massives ». « Nous sommes particulièrement satisfaits de cette ouverture d’information. Grok et X doivent faire l’objet d’investigations poussées », a commenté auprès de l’AFP l’avocat Arié Alimi au nom de la LDH.
Le réseau social X avait dénoncé lors des perquisitions un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » et réfuté toute infraction. Il assurait qu’il ne se laisserait « pas intimider ».
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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