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8 mai 2026« Il faut communiquer et valoriser nos signes de qualité, c’est la solution pour valoriser nos vins », milite David Loiret, président des Vignerons Indépendants des Pyrénées-Orientales
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Un résumé concis de « « Il faut communiquer et valoriser nos signes de qualité, c’est la solution pour valoriser nos vins », milite David Loiret, président des Vignerons Indépendants des Pyrénées-Orientales » selon notre équipe.
Récapitulatif des informations
Élu à la tête des Vignerons Indépendants des Pyrénées-Orientales en février dernier, David Loiret planche sur un plan Perspectives 2030 pour valoriser une filière en difficulté. Première étape : réaliser un audit complet de la situation. « Nous devons fédérer et avancer vers une stratégie globale », assure le vigneron à Caramany, propriétaire du domaine La Part des Anges. Dans les P.-O., les Vignerons Indépendants regroupent 230 caves particulières, pour 7 400 hectares de vignes et 168 500 hectolitres produits.
Dans un contexte de crise viticole très délicat, les Vignerons indépendants des Pyrénées-Orientales lancent un projet d’avenir. Quels en sont les piliers ?
Effectivement, nous menons un grand projet, baptisé pour l’instant Prospective 2030. Notre première priorité est de faire un audit global de notre viticulture, un audit complet, sans non-dits. Aujourd’hui, et c’est important, toutes les ODG (organismes de défense et de gestion) de qualité sont fédérées autour de ce projet. Il nous faut un état des lieux précis, très précis même, pour nous aider à définir les enjeux forts de l’avenir. On s’est inspiré de la démarche du syndicat du cru Collioure-Banyuls. Après un an de travail, six enjeux majeurs ont été définis.
Quels sont-ils ?
Celui des terroirs d’abord. Sur quels terroirs faudra-t-il planter de la vigne demain ? monter en altitude ? Ensuite, quels cépages faudra-t-il utiliser ? Profitons de cette légère pause de la canicule pour réformer, réfléchir et avoir des solutions pour la prochaine séquence. Est-ce que nos cahiers des charges sont en cohérence aujourd’hui avec l’attente du client ? Faut-il faire évoluer les profils de nos vins ? Et pourquoi pas la pyramide globale de nos appellations ? Il faut aussi absolument être plus performant économiquement pour redonner l’envie à des personnes de reprendre nos domaines, c’est loin d’être le cas aujourd’hui. Quels marchés pourrait-on aller ouvrir ? L’idée, c’est de produire à travers cette étude une sorte de grosse boîte à outils au service d’une stratégie globale. Chacun va aller piocher dans cette boîte à outils ce dont il a besoin, et le faire en cohérence avec la stratégie globale.
Cette vision globale est essentielle ?
Avoir une stratégie et une communication globales, c’est essentiel parce qu’on est un petit département viticole. Si on ne parle pas un seul langage en termes de produits, de communication, on n’y arrivera jamais. Nous avons besoin d’une voix globale, lisible pour l’acheteur, qu’il soit à Paris, New York ou ailleurs. Et, dans ces enjeux, il y en a un très important, c’est fédérer. Parce que si on ne fédère pas, on pourra toujours faire tous les plus beaux projets du monde… Il faut aussi communiquer et valoriser nos signes de qualité. C’est la solution pour valoriser nos vins.
« Ce n’est pas parce que l’on sera moins que ce sera plus facile. Moins on sera, moins on sera visible »
Quid du négoce dans votre réflexion ?
Ce qui est dommage dans ce département, c’est qu’aujourd’hui on a un négoce qui n’est pas suffisamment puissant. Les Vignerons Catalans ne sont, malheureusement, pas en forme, alors qu’il y a un vrai intérêt à cette structure, et la Martiniquaise est spécialisée sur les vins doux. Il manque un troisième pôle de négoce fort, qui soit fer de lance. Mais, surtout, il faut bien retenir qu’il n’y a pas de clé miracle. Faisons d’abord cet état des lieux avant d’avancer des solutions. Je veux insister sur ce travail collectif. Nous avons instauré quatre commissions de travail pour mener nos projets.
Les grandes difficultés des caves coopératives, comme le GICB ou Arnaud-de-Villeneuve, inquiètent-elles les Vignerons indépendants ?
Notre viticulture est un microcosme global. Ce n’est pas parce que l’on sera moins que ce sera plus facile. Moins on sera, moins on sera visible. La solution n’est pas dans la disparition de certains. Idem pour l’arrachage. L’arrachage est aujourd’hui une proposition sociale qui permet à certains, proches de la retraite souvent, de partir avec un petit capital bienvenu. Tant mieux pour eux. Mais, pour la filière, ce n’est pas un projet d’avenir. En deux campagnes, on aura arraché près d’un quart du vignoble du département. C’est une spirale infernale : ce n’est pas parce que vous détruisez l’outil de production que vous aurez plus de clients en face.
Les pluies de l’hiver et de ce printemps vous rassurent ? Elles annoncent une vendange bien meilleure que ces trois dernières années ?
Effectivement, ça ne se présente pas trop mal. Mais je n’aime pas trop prédire des choses, parce que si on a un coup de chaud de 10 jours à 45 °C cet été… Certains ont déjà subi les dégâts de la grêle ces dernières semaines. Mais, pour le moment, la tendance est plutôt bonne pour la vendange 2026.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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