Les échanges de tirs entre les États-Unis et l’Iran ébranlent le fragile cessez-le-feu d’Ormuz
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8 mai 2026Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Une trêve fragile entre l’Ukraine et la Russie ».
Récapitulatif des informations
Réclamer que les armes se taisent pour célébrer la paix, lorsqu’on est soi-même l’instigateur du conflit aujourd’hui le plus meurtrier en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale a quelque chose d’étrange. Mais la Russie belliciste de Vladimir Poutine n’en est certainement pas à une contradiction près. Pour preuve, quelques heures plus tôt à peine, l’armée du Kremlin a encore frappé l’Ukraine à 850 reprises selon le président Zelensky.
Toujours est-il que depuis minuit, donc, a débuté un cessez-le-feu de deux jours décrété unilatéralement par Moscou pour les commémorations des 8 et 9 Mai 1945, comprenez la victoire sur l’Allemagne nazie. Or cette année le traditionnel défilé moscovite se fera sans chars ni missiles. Un beau symbole, après tout, lorsqu’il s’agit de fêter la paix. Sauf que l’absence cette année d’artillerie lourde reflète d’abord et surtout, en réalité, un aveu inédit de vulnérabilité du Kremlin. Et certainement pas la volonté du régime russe de ne plus être mu uniquement par le sentiment démonstratif de sa propre force.
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Trêve ou pas trêve ? Dans le grand désordre mondial, qu’il semble, décidément, parfois difficile de s’y retrouver. Hier, après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz, les Etats-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes ». Mais il ne s’agirait là que d’une « broutille », selon Donald Trump, lequel maintient que le cessez-le-feu avec la République islamique est bel et bien toujours en vigueur. Pour le reste, rien ne change. Jusque-là, la seule session de négociations qui s’est tenue il y a bientôt un mois entre Washington et Téhéran n’a pas abouti. Quant au détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, il reste très largement verrouillé. Et c’est ainsi que depuis deux mois, des routes alternatives se sont multipliées pour contourner, en partie, le blocus et atteindre les pays du Golfe sans danger. Ou presque.
Et c’est encore dans ce contexte, en profitant de la volatilité des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, que les compagnies pétrogazières européennes auront réussi à dégager d’énormes profits au 1er trimestre. Hier, Shell a fermé la saison des résultats des majors en annonçant un bénéfice net de près de 5 milliards d’euros, en augmentation de 19% par rapport au premier trimestre de l’année dernière. Dans des conditions similaires, sa concurrente britannique BP avait elle présenté fin avril un bénéfice en forte hausse, à plus de 3 milliards d’euros. Et puis en France, cette fois-ci, les profits de TotalEnergies ont eux bondi de 51% à 5 milliards d’euros. Autant de chiffres vertigineux qui, de Londres à Paris, ont vite fait de relancer les appels à taxer ces bénéfices exceptionnels. Reste à savoir comment ? Mais pas seulement. La question se pose, également, de savoir si le cas échéant une telle mesure fiscale s’avèrerait réellement efficace ?
L’invitée de la rédaction aujourd’hui : Alice Chiocchetti, économiste à l’Institut des Politiques Publiques.
On ne connaît toujours pas les résultats définitifs des élections locales au Royaume-Uni. Pour autant, tout porte à croire, a priori, qu’ils s’annoncent douloureux pour les travaillistes du très impopulaire Premier ministre, Keir Starmer, comme d’ailleurs pour leurs rivaux conservateurs, tous deux menacés à la fois par le parti anti-immigration Reform UK et par les Verts. Et, forcément, la probable désaffection de l’électorat travailliste interroge déjà pour la suite. Les députés du Labour vont-ils demander à Keir Starmer de fixer une date pour son départ de Downing Street ? Sans attendre les législatives prévues en 2029. Quand bien même il n’aurait pas aujourd’hui de véritable successeur évident et suffisamment populaire parmi les quelques prétendants évoqués. Deux scénarios semblent se dessiner : celui d’un putsch contre le Premier ministre ou, plus simplement, celui d’un remaniement gouvernemental.
C’était le 8 mai 1945. La répression par les forces françaises des manifestations pro-indépendantistes à Sétif, Guelma et Kherrata, trois villes de l’Est de l’Algérie, allaient faire des milliers de morts. Pendant deux jours, pillages, viols et assassinats se multiplient. Un véritable massacre, en même temps qu’une date fondatrice dans l’histoire du mouvement national algérien. Et c’est donc pour commémorer ces événements tragiques que la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo, a prévu de se rendre sur place aujourd’hui accompagnée, par ailleurs, de Stéphane Romatet, l’ambassadeur de France en Algérie rappelé à Paris depuis maintenant plus d’un an et qui va donc reprendre ses fonctions. C’est donc un double évènement, en réalité, à la fois mémoriel et diplomatique. Reste à savoir si le cas que Stéphane Romatet reprenne ses activités signifie, pour autant, que la crise est terminée entre Paris et Alger.
C’est un bulletin mensuel qui, invariablement, vient se rappeler à notre mauvais souvenir pour acter le dérèglement climatique à l’oeuvre. Selon l’observatoire européen Copernicus, le mois d’avril de cette année a été le troisième le plus chaud jamais enregistré dans le monde. Mais pas seulement car, dans le même temps, la température de surface des océans a elle atteint un niveau inédit pour la saison, avec la deuxième valeur la plus élevée jamais observée, confirmant ainsi une tendance lourde. Ce qui signifie, d’ailleurs, que ce n’est plus désormais qu’une question de jours avant que nous ne retrouvions probablement des températures record à la surface des mers en ce joli mois de mai. Et parce qu’en la matière le pire semble toujours sûr certains prévoient, déjà, que le phénomène climatique naturel El Niño ne provoque une hausse inédite des températures mondiales l’an prochain.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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