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Ce qu’il faut observer
Lors d’un festival de cinéma au Québec il y a quelques jours, une initiative a mis le feu aux poudres : projeter un film en « accéléré ».
Il s’agissait Amour apocalypse d’Anne Émond censé durer 100 minutes et qui a été ramené à 66 dans le cadre de cette expérience baptisée « Moins long métrage ». Il s’agissait d’interroger certaines habitudes de la génération Z. L’idée a divisé : pour de nombreux cinéastes et cinéphiles, c’était une dénaturation de l’œuvre. Ce débat met en scène évidemment le symptôme inquiétant de la culture de l’impatience. Un trait qui est, en effet, tangible chez nos plus jeunes. Ainsi, des chercheurs anglais ont montré que la génération Z avait, pour certaines tâches, une capacité d’attente trois fois plus limitée que les autres tranches d’âge. Cette impatience s’accompagne d’une baisse du temps de concentration face à l’information chez les plus jeunes qui sont capable de 35 % de temps d’attention de moins que ne l’était la génération précédente. Bref, tout cela ressemble à ce que le sociologue allemand Hartmut Rosa nomme l’accélération de nos sociétés.
Et donc les jeunes ne sont pas seuls à être concernés
En effet, les déplacements, la communication, la production de toutes choses va toujours en s’accélérant, explique Rosa, et nous rend impatients avec la peur de rater quelque chose. C’est sans doute la partie de notre cerveau qui cherche à tout optimiser qui nous conduit dans cette course effrénée et qui s’emboîte parfaitement avec l’idéologie de l’efficacité. Mais cette volonté de gagner du temps peut facilement devenir absurde, car nous diminuons aussi les moments consacrés à nos repas ou au sommeil. Et si nous accélérions aussi celui de nos rapports sexuels qui, en France, dure en moyenne 12 minutes : cela nous ramène à 8 minutes et voici 4 précieuses minutes de gagner ! Allons plus loin, et si on accélérait la vie tout simplement ? L’espérance de vie à la naissance est en moyenne de 83 ans. Donc, en nous y prenant bien, on pourrait ne vivre que… 55 ans. Certains esprits cyniques pourraient même y voir une solution au problème des retraites.
Mais blague mise à part, dégager du temps libre, ça peut être positif non ?
Oui, bien sûr, mais tout dépend pour en faire quoi. Il se trouve que cette disponibilité mentale est de plus en plus absorbée par ce qui se passe sur les écrans sur lesquels nous regardons des vidéos en accéléré. Vous voyez : tout cela peut devenir vertigineux. En réalité, ce qui disparaît, ce sont les moments où nous acceptons d’être confrontés au vide et à l’ennui. Une étude a montré que les individus préféraient s’administrer des chocs électriques plutôt que de supporter un moment de silence. C’est sans doute ce que nous perdrons si nous n’y prenons garde : notre capacité à rêver dans l’ennui, là où se réfugie la plus belle part de notre créativité.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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