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9 mai 2026En réinstallant la statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel à Carcassonne, le maire Rassemblement national Christophe Barthès renoue avec la tradition lepéniste
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
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Ce qu’il faut garder en tête
Le nouveau maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a réinstallé la statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel. Longtemps considérée comme un symbole par le Rassemblement national, l’héroïne a aujourd’hui été légèrement délaissée par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mais, avec ce retour, le nouveau premier magistrat carcassonnais renoue avec le passé et l’ère Jean‑Marie Le Pen.
Christophe Barthès en rêvait. Depuis son élection, le nouveau maire Rassemblement national de Carcassonne milite pour la réinstallation de la statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel. Il le martèle à qui veut bien l’entendre. Le jour de son installation avec une cérémonie hommage, prévue ce dimanche 10 mai, va-t-il « rallumer la flamme » comme l’avait écrit sur ses réseaux sociaux le président de son parti, Jordan Bardella ? Une bourde qui, cependant, en dit long sur l’importance de l’héroïne pour le Rassemblement national.
En replaçant la statue de Jeanne d’Arc à cet endroit, tout en faisant de son retour un incident pour la Ville de Carcassonne, l’édile renoue avec un vieux symbole de l’extrême droite et de son ancien leader frontiste, Jean-Marie Le Pen. Tout commence en 1988, quand ce dernier déroule sa campagne pour la présidentielle organisée cette même année. Le leader du Front national, devenu Rassemblement national, réalise le 4e score de l’élection reine au 1er tour, le 24 avril, et décide, pour célébrer sa performance, d’avancer d’une semaine son hommage à Jeanne d’Arc, le 1er mai.
Ce rendez-vous connaît un certain succès. Entre 25 000 et 30 000 personnes participent à l’événement organisé par Jean-Marie Le Pen. L’ancien député européen décide alors d’en faire un rendez-vous annuel. Un rituel qui se répétera pendant 27 ans, jusqu’en 2015. Mais cette année-là, la crise familiale au sein de l’exécutif du FN atteint son paroxysme. Quelques semaines avant ce rassemblement, Jean-Marie Le Pen qualifie à nouveau les chambres à gaz de « détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Des propos nauséabonds qui lui vaudront une condamnation en justice pour contestation de crime, mais aussi une condamnation quasi unanime de la direction du FN dont Marine Le Pen est la présidente depuis 2011. Écarté des commémorations officielles et interdit de prendre la parole pendant les discours, Jean-Marie Le Pen ira jusqu’à vociférer « Jeanne, au secours ! » sur la place des Pyramides. Ce sera la dernière fois que cet hommage sera rendu de la sorte par le FN devenu depuis le RN.
Un symbole mis sur la touche ces dernières années
La triple candidate à la présidentielle n’a pourtant pas la même attache à Jeanne d’Arc que son père. Et cela bien que son micro-parti, créé en 2010 par l’entourage de Marine Le Pen, porte le nom de « Jeanne ». En 2016, finis donc les rassemblements en hommage à « la pucelle d’Orléans ». Marine Le Pen préfère organiser un « banquet patriotique », porte de la Villette à Paris. En 2017, alors que la candidate du FN se trouve face à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, elle organise une réunion publique, le 1er mai toujours, mais il n’est pas question d’évoquer Jeanne d’Arc au cours de son discours.
Une mue politique qui se poursuivra les années suivantes, où chaque année, le RN organise « la fête de la nation » en marge de la fête du Travail chaque 1er mai. Un rendez-vous bien plus laïque et social, moins polémique, qui ne fait cependant pas l’unanimité au sein de l’extrême droite, notamment chez les courants catholiques traditionalistes. L’Aude a d’ailleurs accueilli cet événement. C’était à Narbonne en 2025, à la salle de spectacle de l’Arena, sans que les différents protagonistes de ce rendez-vous n’évoquent l’héroïne. L’image de Jeanne d’Arc est-elle devenue trop conservatrice pour un parti politique en quête de normalisation et qui veut accéder au pouvoir ?
Si la figure héroïque de Jeanne d’Arc est toujours honorée par Marine Le Pen et Jordan Bardella en ce mois de mai, anniversaire de la libération d’Orléans par l’armée française sous son commandement, elle n’occupe plus une place centrale et se résume le plus souvent par un dépôt de gerbe et quelques mots dans les discours.
Il y en a pourtant certains qui continuent de lui rendre hommage ouvertement et veulent en faire un symbole dans leur commune. Le maire de Carcassonne Christophe Barthès est de cet acabit. Après avoir cité Jean-Marie Le Pen lors de son installation au conseil municipal, le voici utiliser un autre symbole de l’ancien leader d’extrême droite en rendant hommage à Jeanne d’Arc tout en la réinstallant sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel, là où elle était il y a dix ans.
Fier de sa communication sur les réseaux sociaux, l’édile est déjà adoubé par les militants identitaires locaux, en l’occurrence Novelum Carcassonne, qui n’ont pas hésité à remercier le nouveau maire d’extrême droite pour cette opération.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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