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9 mai 2026Le départ de Boris Vallaud de la direction du PS a une conséquence directe sur la présidentielle 2027
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Le départ de Boris Vallaud de la direction du PS a une conséquence directe sur la présidentielle 2027 ».
Ce qu'il faut retenir
Mécontent de la stratégie défendue par Olivier Faure, Boris Vallaud a claqué la porte de la direction du PS. Vendredi soir, le chef des députés socialistes a annoncé par la voix de son bras droit, le sénateur Alexandre Ouizille, sa mise en retrait de ses fonctions (« à regret »), compte tenu de la « stratégie d’isolement et d’enlisement » du Premier secrétaire. En cause également : « une collégialité bâclée » et une « brutalisation » du fonctionnement des instances du parti.
À un an de l’élection présidentielle, ce départ rouvre une nouvelle crise majeure au sein du PS. Déjà miné par les divisions, voilà le parti à la rose au bord de l’implosion. Olivier Faure ne dispose plus d’aucune majorité et va devoir batailler pour imposer la moindre décision à son parti. À commencer par la primaire de la gauche, à laquelle il tient. Il est encore apparu mardi soir sur la scène de la Bellevilloise à Paris, aux côtés de nombreuses figures de gauche favorables à l’organisation d’une primaire (François Ruffin, Marine Tondelier, Clémentine Autain…).
Depuis plusieurs semaines, Boris Vallaud appelait Olivier Faure à organiser un vote avant l’été pour déterminer un candidat socialiste, un projet et une méthode de désignation. Ce qu’a toujours refusé le député de Seine-et-Marne, conscient d’être minoritaire. Mais pour Boris Vallaud, pourtant favorable à une union qui va de Raphaël Glucksmann à François Ruffin, la primaire n’est pas une bonne solution.
Selon Le Monde, le Landais fustige en privé les « biais sociologiques considérables » de la « primaire populaire de 2022 ». Quant à celle de 2017, dont Benoît Hamon était sorti vainqueur, il déplore qu’elle n’ait pas provoqué de dynamique, et n’oublie pas les « trahisons » qui l’avaient même accompagnée. Mais est-ce vraiment la faute de la primaire, ou est-ce plutôt dû à un contexte très particulier de sortie du quinquennat Hollande ? Plutôt qu’une primaire, Boris Vallaud privilégie l’hypothèse d’un « consensus organisé ».
Ces dernières semaines, il s’est rapproché de l’écologiste Yannick Jadot, du fondateur de Place Publique Raphaël Glucksmann et du député ex-PS Emmanuel Maurel. Ensemble, ils ont bâti une initiative baptisée « Construire 2027 ». Selon ses détracteurs, elle a pour objectif caché de mettre sur orbite la candidature de Raphaël Glucksmann, qui a déjà dit qu’il se préparait à la présidentielle. Il est d’ailleurs notoirement soutenu par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, et la présidente de la région Occitanie Carole Delga.
Un heureux : Jean-Luc Mélenchon
Reste que la petite aventure de Boris Vallaud, Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann ne décolle pas franchement. Seules 18 000 personnes sont venues la soutenir depuis qu’elle a été lancée en ligne le 18 avril, là où Jean-Luc Mélenchon réunit 240 000 signatures et François Ruffin, 121 000.
La primaire a donc finalement très peu de chances d’exister. Même Olivier Faure explique ne pas être un « fétichiste » de ce mode de désignation. Ce qui ne devrait pas arranger les affaires de Marine Tondelier, ni celles de Clémentine Autain et de François Ruffin, qui en ont besoin pour être candidats. Ce dernier a néanmoins assuré qu’il irait au bout, qu’il y ait ou pas une primaire. Chez les Écologistes, de plus en plus de voix demandent qu’un nouveau vote ait lieu si la primaire tombe finalement à l’eau. Car pour le moment, Marine Tondelier est seule en lice.
Forcément, ces discussions sans fin font un heureux : Jean-Luc Mélenchon. Officiellement lancé, le candidat de La France insoumise multiplie les déplacements, les interviews, les discours… Lors de sa déclaration de candidature sur le plateau du 20h de TF1, il avait moqué « les divisions internes dans les partis » et « la multitude » de candidats prêts à se déclarer. Ajoutant : « Chez nous c’est carré. Il y a une la rédaction, un programme, un candidat ». L’élection présidentielle est dans moins d’un an.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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