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9 mai 2026Une valorisation qui « défie toute logique financière »…Pourquoi un puissant syndicat d’enseignants aux États-Unis voit d’un mauvais œil l’introduction en Bourse historique de SpaceX
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Faits marquants
(BFM Bourse) – Un influent syndicat d’enseignants a mis en garde le gendarme financier américain sur l’introduction en Bourse de SpaceX, qui selon lui « défie toute logique financière » et menace la retraite de ses membres.
Le marché ne cache pas son impatience de voir SpaceX en Bourse. Prévue en juin, l’arrivée sur les marchés financiers du groupe d’Elon Musk se présente déjà comme la plus importante de tous les temps.
La société vise une valorisation pouvant atteindre plus de 2.000 milliards de dollars, avançait début avril Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Bien plus que le montant de 1.750 milliards de dollars qui circulait quelques jours auparavant et de la valorisation évoquée en février.
SpaceX ferait directement son entrée dans le top six des plus grandes entreprises américaines par capitalisation boursière. Cette méga-introduction alimente les spéculations sur le code boursier retenu ou même la place de cotation qui sera privilégiée pour cette opération.
Cette arrivée en Bourse suscite beaucoup d’enthousiasme dans la sphère financière. Beaucoup moins dans les rangs d’un puissant syndicat américain, qui estime que l’entrée en Bourse de SpaceX comporte de nombreux risques.
Une valorisation qui défie « toute logique financière »
La perspective de voir SpaceX en Bourse fait grincer des dents la Fédération américaine des enseignants, le syndicat des profs outre-Atlantique. Elle a enjoint le régulateur américain des marchés, la SEC, d’examiner de près le dossier d’introduction en Bourse de SpaceX.
Dans une lettre envoyée le 6 mai et repérée par Marketwatch, sa présidente Randi Weingarten a fait part de ses craintes concernant plusieurs points, notamment les pratiques de gestion et les méthodes comptables de SpaceX.
« Il ne s’agit pas simplement d’une introduction en Bourse de plus : c’est la plus importante de l’histoire des États-Unis, et elle est précipitée sur le marché avec une valorisation qui défie toute logique financière », a-t-elle déclaré.
Dans sa lettre adressée au président de la SEC, Paul Atkins, le syndicat pointe notamment « des risques qui pourraient nuire de manière disproportionnée aux investisseurs particuliers, y compris les membres de l’AFT, compte tenu de l’ampleur sans précédent de l’entreprise, des pratiques financières opaques et des signaux négatifs de gouvernance ».
Le syndicat estime que l’opération aura « un effet significatif » sur les fonds de retraite et les fonds de prévoyance de ses 1,8 million de membres évoluant dans le secteur de l’éducation, de la santé et du service public.
Dans une étude publiée en mars, le fournisseur d’indices internationaux MSCI avait déjà signalé que l’arrivée en Bourse de SpaceX et d’autres géants de la tech (OpenAI, Anthropic) était susceptible d’asseoir encore plus l’hégémonie américaine dans les grands indices mondiaux.
Dans sa lettre, l’AFT a également demandé à la SEC et à son président, Paul Atkins, de se pencher sur la question de l' »investissement forcé », liée aux récentes propositions de modification des règles par les fournisseurs d’indices. Le Nasdaq a récemment changé sa méthodologie d’inclusion dans le Nasdaq 100, son indice phare, à l’issue d’une consultation réalisée cet hiver.
L’opérateur a proposé un chapelet de cinq mesures dont une qui vise très clairement à dérouler le tapis rouge aux futures méga-introductions en Bourse de SpaceX, la société spatiale d’Elon Musk et des géants de l’intelligence artificielle OpenAI, à l’origine du robot conversationnel ChatGPT et son concurrent Anthropic qui a développé Claude.
Une des propositions phare concerne en effet une entrée accélérée, « Fast Entry », dans l’indice pour les grandes entreprises cotées en Bourse. Une entreprise nouvellement entrée en Bourse pourra faire l’objet d’une évaluation dès son septième jour de cotation et si sa “capitalisation boursière totale se classe parmi les 40 premiers constituants actuels de l’indice », elle pourra intégrer le Nasdaq 100 après 15 jours de cotation.
Une première pour l’AFT
Or, l’admission dans le Nasdaq 100 offre une visibilité sans précédent pour les entreprises cotées en Bourse. Dans un précédent article, nous avions détaillé les raisons (très techniques) qui motivent des entreprises qui n’ont rien à voir avec la tech, telles que le géant du jouet Mattel, ou Pepsico (maison-mère de Pepsi), à rejoindre la place vedette des stars de la tech. La gestion passive en fait partie. L’opérateur boursier expliquait qu’être coté au Nasdaq était un prérequis pour intégrer certains indices, comme le Nasdaq 100, répliqué par l’ETF (un fonds indiciel) « QQQ ».
Dans ce contexte, l’AFT prévient que la récente révolution opérée par Nasdaq pour ses indices « contraindra » de fait ses membres à investir dans SpaceX pour des montants « disproportionnés par rapport à sa capitalisation boursière réelle ».
« Cela signifie que les investisseurs particuliers dans les fonds indiciels pourraient être obligés d’acheter des actions SpaceX presque immédiatement après son introduction en Bourse, même si les risques ne sont pas entièrement compris », craint l’AFT.
« C’est pourquoi nous allons à la SEC, il n’y a nulle part où se tourner », avance le syndicat pour qui c’est une première de contacter le régulateur financier américain, rappelle Marketwatch.
Marketwatch évoque le cas de l’AFL-CIO, la plus grande fédération américaine de syndicats, qui avait organisé en 2000 une « tournée de présentation alternative » pour faire campagne contre l’introduction en Bourse du géant pétrolier PetroChina, ce qui avait effrayé certains investisseurs potentiels.
Sabrina Sadgui – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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